Jeep Grand Cherokee, Go diesel go!

Publié le 27 février 2008 dans 2008 par Denis Duquet

Les temps sont durs pour les VUS! Leur popularité en a pris un coup depuis que les prix du carburant augmentent… Sans compter une sensibilisation de plus en plus forte envers notre environnement… Bref, tout ça ne les rend pas tellement politiquement corrects. Par contre, si un VUS est un véhicule en grande partie inutile pour un citadin, c’est autre chose si vous devez allez en forêt plusieurs fois par année ou encore si vous habitez une région montagneuse aux hivers rigoureux. Certaines personnes ont vraiment besoin d’un 4X4. Pour faire face à cette situation et permettre aux amateurs de tels véhicules de ne pas dépenser une fortune en carburant, la direction de Jeep a trouvé une solution intéressante qui permet d’économiser l’essence sans être pénalisé au chapitre des performances et du rendement : une version à moteur diesel.

Un moteur Mercedes sous le capot

Les péripéties corporatives de Daimler-Benz et de Chrysler n’ont pas cessé de défrayer les manchettes, mais ce qui nous intéresse pour l’instant, c’est que ce Grand Cherokee au gazole est propulsé par un moteur V6 turbodiesel 3,0 litres fabriqué par Mercedes-Benz dans une usine située à Berlin en Allemagne. Et contrairement à ce qu’on serait porté à croire, il ne s’agit pas d’un moteur Bluetec, même si la marque à l’étoile d’argent nous a habitués depuis quelques mois à associer automatiquement Bluetec et moteur diesel. Il faut savoir que la technologie Bluetec n'est pas celle d’un moteur en particulier, mais d’un ensemble de technologies, et ce V6 ne l’offre pas. Ce qui ne l'empêche pas pour autant d’avoir une consommation fort intéressante de 12 litres aux 100 km en ville et de 9,0 litres aux 100 km sur la grand-route. Lors de notre essai (voir L’essai essence vs diesel) la moyenne cumulative a été de ?? aux 100 km.

Ce qui ne signifie pas que Mercedes-Benz a refilé un moteur techniquement désuet à Jeep! En fait, ce V6 turbodiesel a été nommé parmi les 10 meilleurs moteurs au monde, selon la revue spécialisée Ward’s. Cela ne devrait pas être trop mal comme groupe propulseur et ce V6 est couplé au rouage intégral Quadra-Drive II. Performant en raison de son impressionnant couple de 376 lb-pi, les accélérations sont surprenantes de la part d’un V6 3,0. Il m’a fallu 9,3 secondes pour boucler le 0-100 km/h et les reprises permettent de réaliser le 80-120 km/h en 8 secondes et des poussières. La capacité de remorquage de ce véhicule est de 7 200 kg. Ce moteur relativement doux et silencieux, démarrant au quart de tour, passera inaperçu pour la personne qui ne sait pas qu’un tel moteur se cache sous le capot, à moins qu’elle ne tende vraiment l’oreille. Quant au reste, le comportement routier est semblable aux autres modèles. Certains objecteront qu’un moteur de cette catégorie est généralement plus lourd. Taratata, ce V6 est en aluminium et il est moins lourd que le gros V8 de 6,1 litres du SRT-8, na!

Le reste de la famille

Il est par ailleurs certain que plusieurs acheteurs de Grand Cherokee ne se poseront même pas la question à savoir s’ils devraient envisager la version à moteur diesel. Pour ces gens, la réponse est non. Ils auront toutefois le choix parmi le V6 de 3,7 litres et les V8 de 4,7 litres ainsi que le Hemi de 5,7 litres sans oublier le gros V8 de 6,1 litres mentionné précédemment, tous reliés à une boîte automatique à cinq rapports. Au fait, le moteur V8 de 5,7 litres est doté du mécanisme de désactivation automatique des cylindres lorsque le moteur n’est pas en charge.

Peu importe le groupe propulseur choisi, le Grand Cherokee propose toujours une silhouette qui reprend les grands canons esthétiques de la marque avec sa calandre à sept ouvertures verticales et les feux arrière équarris. Personnellement, je n’ai jamais trouvé que cette génération soit particulièrement attrayante. Mais force est d’admettre que l’équilibre des masses et le petit côté juste assez macho donnent de la crédibilité à ses prétentions de pouvoir franchir n’importe quoi ou presque. Par contre, la qualité de la peinture de ce coureur des routes et des bois est inégale. À l’intérieur, l’habitacle pourrait être celui de toute berline de milieu de gamme. Les plastiques sont de qualité, le tableau de bord bien organisé, mais c’est froid et peu inspirant. Et si la plupart de mes collègues n’ont pas de difficulté à régler le siège du conducteur, je cherche encore la combinaison gagnante...

Si le choix du nouveau moteur diesel semble être la solution logique, ceux dont le budget est restreint pourraient adopter le moteur V6 de 3,7 litres dont les 210 chevaux sont adéquats. Mais il ne faut pas avoir l’intention de remorquer quoi que ce soit ou partir lourdement chargé! C’est pourquoi le choix du moteur V8 de 4,7 litres est celui de tant de gens. Son couple de 305 lb-pi permet de transporter et de remorquer davantage qu’avec le moteur V6, mais sans nécessairement devenir un fidèle client des pétrolières. Si c’est votre désir, les V8 de 5,7 litres et de 6,1 litres devraient vous satisfaire. Les performances sont là et vous pourrez damer le pion à bien des gens lors des « Grand Prix de feux circulation », mais la consommation est à l’avenant. Quant au SRT-8, il fait partie des véhicules qui répondent à une question qui n’a jamais été posée. Il faut toutefois avouer que l’exécution et les performances sont tout de même impressionnantes. Les factures d’essence également...

Feu vert

Moteur diesel génial
Rouage intégral efficace
Habitacle confortable
Tenue de route correcte
Fiabilité en progrès

Feu rouge

Prix de la version diesel
Apprécié des voleurs
Agrément de conduite mitigé
Finition perfectible

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