Audi TT 2011: L'excellence par la technologie

Publié le 30 avril 2011 dans 2011 par Denis Duquet

L’an dernier, au cours de l’une des pires crises économiques de l’histoire, la compagnie Audi continuait d’enregistrer des hausses de ventes et des résultats financiers positifs pendant que plusieurs autres connaissaient les affres des bilans écrits à l’encre rouge les forçant à réduire leurs plans de développement et à sacrifier de nouveaux modèles.

Même si Audi avait été prise dans la tourmente, la survie de la TT n’aurait jamais été mise en doute car, selon son constructeur, elle est la plus populaire au monde dans la catégorie. Ceci dit, à Ingolstadt on ne se repose pas sur ses lauriers. La seconde génération de la TT a été dévoilée en 2006 alors qu’on avait amélioré la plate-forme et conçu une carrosserie partiellement en aluminium afin d’alléger la voiture tandis qu’un moteur V6 de 3,2 litres et un moteur quatre cylindres de 2,0 litres étaient disponibles. Puis, l’an dernier, le V6 a cédé sa place à une version turbocompressée du moteur 2,0 litres dont la puissance a été portée à 272 chevaux sur la TTS. Cette course à l’excellence se poursuit en 2011 avec un moteur 2,0 litres entièrement revu dans le but d’améliorer les performances et de réduire la consommation de carburant.

La RS au Canada! Youppie !

Les TT et TTS sont des voitures supérieures à la moyenne, mais elles se font damer le pion par la version RS qui n’était pas arrivée sur notre marché. Cette fois, ce sera chose faite et comme toutes les voitures d’exception, elle se démarque par son moteur.

Il s’agit d’un cinq cylindres de 2,5 litres produisant 340 chevaux grâce à son turbocompresseur et son injection directe d’essence FSI. Avec ça, le 0-100 km/h se boucle en 4,6 secondes. Et la boîte S Tronic à sept rapports et double embrayage est une merveille. Elle permet de changer de vitesse en quelques centièmes de seconde et fonctionne en mode complètement automatique ou manuel, avec une commande par palettes sur le volant. Le programme de démarrage « Launch Control » permet d’effectuer des accélérations plus spectaculaires.

Sur le plan visuel, la RS se distingue par son aileron exclusif, ses freins plus puissants et une suspension abaissée de 10 mm. Dans l’habitacle, c’est similaire aux autres, mais ses sièges sport procurent un excellent support latéral qui se fait apprécier en conduite rapide sur des parcours sinueux. Bien entendu, la stabilité latérale et longitudinale est exceptionnelle. À son volant, on a vraiment l’impression d’être le maître à bord.

L’autre bonne nouvelle

La RS est une bonne nouvelle, mais Audi nous en réserve une autre avec l’arrivée d’un nouveau moteur 2,0 litres sous le capot de la version courante. Baptisé TFI, ce moulin produit 211 chevaux grâce à l’ajout d’un  turbocompresseur et du système Audi Valvelift. Associé à la boîte manuelle à six rapports, il boucle le 0 à100 km/h en 6,1 secondes tandis que la vitesse de pointe atteint 245 km/h. La boîte optionnelle S Tronic à six rapports réalise le 0-100 km/h en seulement 5,6 secondes. Avec la boîte manuelle, ce moteur permet une réduction de la consommation de 14 pour cent.

Par ailleurs, celui de la TTS nous revient pour 2011. Ce TFSI 2,0 litres, avec son turbocompresseur plus gros et de nombreuses autres modifications, fournit 272 chevaux. Avec sa boîte de vitesse S Tronic à six rapports (en option), le TTS Coupé est propulsé en 5,2 secondes de 0 à 100 km/h et sa vitesse de pointe limitée électroniquement est de 250 km/h.

Qu’il s’agisse de la version Coupé ou du Roadster, la TT est passablement inchangée sur le plan esthétique, à l’exception de modifications de détail pour raffiner sa silhouette et améliorer son aérodynamisme. À l’avant, le pare-chocs comporte des prises d’air agrandies tandis que les feux antibrouillards portent des anneaux en chrome. Les feux optionnels Xenon Plus sont dotés sous leur bord inférieur d’une ligne rectiligne comprenant douze diodes électroluminescentes blanches qui forment les feux de croisement de jour. L’aileron arrière est intégré dans les contours du couvercle du coffre et il sort automatiquement à une vitesse de 120 km/h et se rétracte à moins de 80 km/h. Le conducteur peut en outre l’activer à tout moment à l’aide d’un commutateur. L’habitacle a très peu changé et demeure la référence pour cette catégorie.

Sur la route, cette voiture est relativement neutre en virage et d’une grande agilité. Les changements de cap se font rapidement. Le nouveau moteur de base atteint son couple maximum à un régime moteur bas, ce qui rend la conduite urbaine beaucoup plus facile. Comme précédemment, la boîte manuelle est bien étagée et le passage des rapports s’effectue sans problème. Il faut souligner une fois de plus l’effarante efficacité de la transmission S Tronic à double embrayage disponible en option.

La TTS est un bon compromis entre la TT et la RS. Elle propose une suspension à réglage magnétique qui se règle automatiquement à la vitesse de l’éclair et qui semble toujours retrouver la solution à la condition de la chaussée. Son moteur fournit un bon rendement tandis que les accélérations et les reprises ont du mordant.

Feu vert

Arrivée de la RS
Boîte S Tronic
Rouage quattro
Agrément de conduite
Silhouette unique

Feu rouge

Visibilité perfectible
Prix élevé
Suspension ferme
Accès à bord
Places arrière (coupé)

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