Saturn Outlook, un regard vers l'avenir

Publié le 20 décembre 2007 dans Essais par Alain Morin

Il est arrivé, par le passé, que General Motors s’enlise avec ses nouveaux modèles.  Souvent mis en production trop tôt, ces véhicules souffraient de plusieurs problèmes de jeunesse et, dans la majorité des cas, c’étaient les propriétaires qui en faisaient les frais.  De plus, le niveau de finition s’élevait graduellement et, après quelques années sur le marché, on pouvait espérer tomber sur un modèle relativement bien assemblé.

Mais ça, c’est du passé.  À preuve, les véhicules récemment dévoilés par GM font preuve, dès leurs premiers tours de roues, d’un niveau de finition et d’une fiabilité bien au-delà de ce que nous avait habitué le géant de Détroit.  Parmi ces véhicules, notons, entre autres, les Saturn Outlook, GMC Acadia et Buick Enclave, trois multisegments construits à partir de la même plateforme.  Si le Saturn et le GMC sont visiblement apparentés, le Buick Enclave sort des sentiers battus avec ses lignes plus audacieuses.  Pour les besoins de cet article, nous avons retenu les services d’un Outlook XR AWD.

Tout d’abord, il faut préciser que les récents produits Saturn n’utilisent plus, ou si peu, les fameux panneaux en polymère qui les ont rendus si célèbres.  La peinture de notre exemplaire d’essai s’avérait étonnamment bien appliquée, un qualificatif très rarement utilisé du temps du polymère.  Et contrairement à la plupart des véhicules actuels, on retrouve des moulures extérieures sur les portières, ce qui évite bien des "poques" de stationnement.  Parmi les éléments moins positifs, mentionnons que la bavette placée sous le pare-chocs avant s’égratigne facilement car elle est très basse.

Le Saturn Outlook propose un seul moteur, soit un V6 de 3,6 litres de 270 chevaux (275 si vous optez pour l’échappement double).  Ce moteur de conception très moderne est associé à une transmission automatique Hydra-Matic à six rapports.  Dans sa livrée de base, le Outlook est une traction (roues avant motrices) tandis qu’il est possible de cocher pour l’intégrale. Il faut cependant noter qu’avec un Outlook, on ne va pas faire le baveux devant des propriétaires de Jeep et de Hummer…  Les pneus de notre véhicule d’essai étaient des P255/60R19, une dimension plutôt difficile à trouver pour l’hiver.  Un appel chez un marchand spécialisé pourrait vous sécuriser ou, à tout le moins, vous préparer mentalement à une dépense substantielle.

Côté performances, le V6 "en a d’dans".  Les accélérations et les reprises se veulent fort relevées pour un véhicule de cette catégorie.  Lors de notre essai, notre Outlook a bu, selon nos chiffres, 15,2 litres d’essence ordinaire à tous les 100 km mais 13,9 selon l’ordinateur de bord et 13,5 selon Transport Canada!  Le freinage n’est pas des plus convaincants, autant par les distances d’arrêt trop longues que par la sensation de la pédale.  De plus, lors d’un arrêt d’urgence, on sent un important transfert de poids ce qui peut s’expliquer par le poids du Outlook (2225 kg pour l’intégrale) et par les suspensions souples axées sur le confort.  La direction, heureusement, se montre précise, compte tenu, encore une fois, de la catégorie.  Le Outlook peut remorquer jusqu’à 4500 livres (2041 kg) lorsque équipé en conséquence.
Dans l’habitacle, les matériaux font preuve d’une belle qualité.  Les sièges sont confortables et celui du conducteur présente suffisamment de recul pour les grandes personnes.  Les places de la deuxième et de la troisième rangée sont assez facilement accessibles et, contrairement à toute attente, ceux de la troisième rangée se montrent plus confortables que ceux de bien d’autres véhicules du même type.  L’accès au coffre est bas, ce qui sera apprécié lorsque vous transporterez des objets lourds, tandis que l’espace dévolu aux bagages se situe dans la bonne moyenne, surtout lorsque les sièges de la troisième rangée sont rangés.  Sous le plancher, on retrouve des bacs de rangement de bonnes dimensions.

Le tableau de bord est moderne et les plastiques, imitations de bois et cuirs se marient de façon généralement très harmonieuse.  Les jauges se lisent facilement et se parent d’un jaune blafard la nuit venue (ceux de l’Acadia sont verts).  Quant aux espaces de rangement, ils ne font pas défaut.  Soulignons que le système GPS se veut des plus complets et comprend même des petites villes situées à plus de 150 km de Montréal.  Plusieurs marques de prestige devraient en prendre note…

Le Saturn Outlook se présente en livrées XE et XR, cette dernière étant la plus luxueuse.  Notre véhicule d’essai était muni du rouage intégral qui ajoute 3000$ au prix de base mais qui, selon moi, en vaut la peine… du moins cet hiver!  Ses principaux concurrents, les Ford Taurus X, Honda Pilot et Toyota Highlander, n’en sont pas vraiment.  Le Outlook ainsi que l’Enclave et l’Acadia (avez-vous remarqué, ces trois modèles de GM commencent par des voyelles) se veut de conception fort moderne, joliment tourné et agréable à conduire, ce dernier qualificatif manquant cruellement au Honda et au Toyota.  Reste la fiabilité à moyen et long terme à déterminer.  Mais pour l’instant, le Saturn Outlook semble fort bien né.  De plus, les concessionnaires Saturn continuent de se démarquer par leur service très relevé.

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