Dodge Dakota: une grosse camionnette intermédiaire

Publié le 29 avril 2008 dans Essais par Alain Morin

Le marché des camionnettes intermédiaires est loin d’être aussi populaire que celui des camionnettes pleines grandeur.  Bien entendu, les entrepreneurs de tous genres ont besoin d’un véhicule possédant des capacités de chargement et de remorquage très élevées.  Mais plusieurs personnes ont aussi besoin d’une camionnette même s'ils ne recherchent pas des capacités aussi développées.  De plus, la hausse des prix de l’essence vient freiner bien des élans et il y a fort à parier que certains consommateurs qui, auparavant, auraient acheté une camionnette pleine grandeur soient désormais attirés vers quelque chose de plus petit…

À ce sujet, plusieurs camionnettes de format intermédiaire sont proposées au public, dont le Dodge Dakota, entièrement revu l’année dernière.  Si le modèle précédent avait l’air plus gros qu’en réalité, le nouveau Dakota a l’air gros… et il l’est!  En fait, il s’agit d’une des camionnettes intermédiaires les plus imposantes sur le marché.  Il faut dire que ce type de camionnettes ne cesse de prendre du gallon.

Le Dodge Dakota est proposé en versions cabine allongée et "Crew Cab", c'est-à-dire avec une vraie banquette.  Chaque version est disponible en livrées ST, SXT et SLT.  Chacune de ces livrées peut recevoir un moteur V6 de 3,7 litres de 210 chevaux et 235 livres-pied de couple ou un V8 de 4,7 litres développant 302 chevaux et 329 livres-pied de couple.  Le ST, par contre, n’a droit qu’au V6.  Le 3,7 litres arrive d’office avec une manuelle Getrag à six rapports tandis qu’une automatique à quatre rapports est livrable en option.  Le 4,7, lui, n’a droit qu’à une automatique à cinq rapports.  Comme sur toute camionnette qui se respecte, le consommateur peut choisir entre un mode propulsion ou 4x4.

Il peut transporter bien plus que des meubles!

Cet hiver, nous avons fait l’essai d’un Dakota 4x4 4,7 litres SLT à cabine allongée avec une boîte de 78" (1981 mm), parfait pour tisser des liens avec de vieux amis qui, soudainement, avaient un petit quelque chose à déménager…  À cet effet, mentionnons que la boîte de chargement était recouverte de PVC, ce qui protège très bien la peinture.  De plus, on retrouvait quatre crochets mobiles (standard sur le SLT mais optionnel sur les autres modèles) fort utiles pour attacher des meubles, par exemple.  Nous aurions toutefois apprécié que la porte basculante possède une barre de torsion qui l’empêcherait de tomber trop lourdement.

L’accès à bord du Dakota, surtout en version 4x4, est assez pénible.  Heureusement, notre véhicule d’essai était muni de marchepieds.  Les sièges avant s’avèrent confortables et le conducteur fait face à une instrumentation correcte.  Cependant, les jauges se parent d’un vert blafard la nuit venue, une couleur des plus déprimantes.  Comme tout véhicule moderne, les espaces de rangement sont nombreux et la visibilité ne cause pas de problèmes.  Les places arrière, malgré des portes qui s’ouvrent très grand (plus de 170 degrés), sont difficiles d’accès et l’espace y est compté au millimètre!  Les petits sièges peuvent dépanner mais la plupart du temps, leur assise sera relevée, question d’améliorer l’espace disponible pour des objets divers.

Une camionnette civilisée

Sur la route, le Dakota affiche une tenue surprenante.  Le V8 émet une belle sonorité en accélération et ne semble jamais s’essouffler.  Les performances sont relevées et il est possible d’effectuer le 0-100 km/h en moins de 10 secondes.  En conduite régulière, la direction est précise et procure un bon "feedback" mais une tentative de slalom montre vite ses limites.  Si l’habitacle s’avère fort silencieux, on ne peut pas dire que les pneus Blizzak (P265/60R18) qui équipaient notre véhicule contribuaient à réduire le bruit sur l’asphalte…  Sur une chaussée bosselée, la suspension arrière sautille un peu mais si le conducteur possède le moindrement de jugement, cette situation sera rapidement réglée en levant un peu le pied.  Côté freinage, plusieurs concurrents du Dakota font preuve de plus de sérieux.  Les distances d’arrêt sont longues et l’avant plonge beaucoup, même si la boîte du véhicule est vide, ce qui n’inspire pas confiance lorsqu’une remorque de 7050 livres maximum (3200 kilos) est attelée à l’arrière de la camionnette.

Lorsque les conditions routières sont bonnes (nonobstant les quelques irrégularités de l’asphalte rencontrées ici et là…), le conducteur peut (et doit!) engager seulement les roues arrière.  Lorsque la situation se détériore, il est possible de choisir le mode 4WD ou, dans les cas extrêmes, le 4WD Low.  Ce rouage possède aussi un mode "N", si vous devez faire remorquer votre Dakota.  Durant notre essai, notre véhicule à maintenu une moyenne de 15,9 litres au cent, ce qui est bien loin de l’optimiste ordinateur de bord qui déclarait une moyenne de 13,9…

Les prix du Dodge Dakota débutent à 22 695$ (ST à cabine allongée 4x2 V6) et vont jusqu’à 33 895$ pour une version SLT à cabine Crew Cab 4x4 et moteur V8.  Sur le site de Dodge, on indique que le modèle le plus populaire serait le SXT Crew Cab 4x4 V8.

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