GMC Safari, la même rengaine

Publié le 30 mars 2004 dans 2004 par Denis Duquet

Année après année, nous vous revenons en soulignant que les jours de ces deux fourgonnettes sont comptés, qu'il s'agit sans doute de leur chant du cygne et que, par conséquent, les changements sont quasi inexistants. Cette rengaine est également accompagnée d'un petit historique de ces deux outils de transport soulignant le manque de clairvoyance de GM au début des années 1980 et la mauvaise lecture de l'évolution du marché. Malgré cela, ce duo a survécu, car autant l'Astro que le Safari se sont taillé une niche plus ou moins spécialisée par rapport aux autres fourgonnettes qui sont dorénavant presque toutes des tractions dont le comportement routier et le confort s'apparentent davantage à celui d'une automobile.

Devinez ! Il me faut revenir avec la même rengaine une année encore ! En effet, ces deux véhicules nous reviennent une fois de plus en 2004 malgré toutes sortes de rumeurs. Chez General Motors, la direction a toujours affirmé que ces modèles seraient commercialisés aussi longtemps que la demande serait assez importante. Force est de conclure qu'il s'en vend assez pour assurer leur survie pendant quelque temps. Mieux encore, il est possible que de nouvelles versions soient dévoilées au cours de 2004. Il s'agirait toujours de propulsions et elles utiliseraient la plate-forme des nouvelles camionnettes Colorado et Canyon. Ce modèle serait un choix alternatif aux Savana et Express, deux fourgonnettes de plus grandes dimensions.

Comme jadis

Avant de parler des qualités de l'Astro et du Safari, il est intéressant de faire le tour du propriétaire. Puisque ces deux utilitaires étaient initialement destinés répondre aux besoins des artisans de la construction et des petites entreprises, les concepteurs ont opté pour la propulsion et une suspension arrière de camionnette. Le moteur pénètre dans l'habitacle afin d'optimiser la longueur hors tout et les portes arrière sont à battants. Autant d'éléments qui ont survécu au fil des années et qui sont devenus des irritants pour la majorité des utilisateurs. Si les mécaniciens tempêtent en tentant de travailler dans un compartiment moteur restreint, les occupants des places avant doivent trouver une place pour leurs pieds, le passage de roue empiétant dans leur espace. De plus, puisque le moteur se trouve presque dans l'habitacle, la planche de bord est protubérante au centre.

La caisse est monocoque tandis que la plate-forme est constituée de renforts intégrés afin d'assurer une bonne capacité de remorquage. Par contre, les éléments de suspension sont de conception plutôt industrielle avec des bras asymétriques à l'avant pour la propulsion et avec barres de torsion pour l'intégrale. À l'arrière, c'est moins impressionnant avec un essieu rigide et des ressorts elliptiques. Grosse nouvelle : les versions 2004 de l'Astro bénéficient de nouvelles roues de 16 pouces.

Au début, les portes arrière à battant étaient appréciées des travailleurs, car elles favorisaient le chargement et permettaient un accès plus facile au porte-bagages. Malheureusement, le conducteur ne pouvait compter sur un essuie-glace arrière. Il devait tenter de deviner ce qui se passait derrière son véhicule, d'autant plus que sa visibilité était obstruée par la poutre formée par la jonction des deux portes. Pour compenser, il est possible de commander deux miniportes à battant en partie inférieure surplombées par un petit hayon avec essuie-glace. Bien entendu, la seule porte coulissante se trouve du côté droit et elle est à commande manuelle.

Des spécialistes

Au fil des années, les concepteurs ont amélioré le confort de l'habitacle à l'aide de sièges offrant un meilleur support latéral. L'insonorisation a également été revue et que l'infrastructure de la caisse modifiée afin d'obtenir plus de rigidité et de réduire ainsi les bruits de caisse. L'an dernier, plusieurs composantes de l'habitacle ont été remplacées afin de respecter de nouvelles normes de sécurité tandis qu'un système de freins à disque aux quatre roues est devenu de série.

Compte tenu de notre climat, il est recommandé de cocher l'option traction intégrale, car cette grosse propulsion n'est pas toujours en mesure de maîtriser les chaussées à faible coefficient d'adhérence. Cette intégrale à commande électronique n'est pas des plus sophistiquées, mais elle permet de détourner une partie du couple vers les roues avant lorsque les roues arrière patinent.

Le moteur V6 4,3 litres de 190 chevaux a une longue et honorable carrière derrière lui. Ce V6 consomme avec modération tandis que son couple permet de tracter une remorque sans trop de problème. De plus, sa consommation de carburant s'avère raisonnable pour la catégorie. Preuve que la boîte automatique est bien adaptée.

Ce n'est pas par hasard que de nombreuses compagnies de transformation choisissent les Astro ou les Safari. Elles offrent un comportement routier sain et une mécanique sans problème et il semble que la suspension ne rechigne pas à devoir déplacer les quelques kilos supplémentaires que représentent l'ajout d'accessoires de camping ou autres. C'est la même chose lorsque vous roulez avec une version régulière passablement chargée. La tenue de route n'est pas affectée et la stabilité directionnelle demeure bonne. Et il ne faut pas se laisser influencer par la silhouette carrée de ces véhicules. La direction est précise et il est facile de se stationner ou de se faufiler dans la circulation.

Véhicules quasiment spécialisés, l'Astro et le Safari continuent de se vendre, car ils conviennent aux gens à la recherche d'une fourgonnette intermédiaire à propulsion pouvant offrir l'intégrale.

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