Infiniti JX 2013, pour les familles qui apprécient le luxe

Publié le 2 avril 2012 dans Premiers contacts par Sylvain Raymond

À l’ère où les constructeurs multiplient leurs offres de VUS, Infiniti suit le bal en ajoutant cette année un quatrième modèle à sa gamme, le JX 2013. On retrouve déjà le compact EX, l’ultrasportif FX, ainsi que le titanesque QX, mais Infiniti n’a pas véritablement de modèle pour rivaliser avec les Mercedes-Benz ML, Lexus RX ou BMW X5, tous d’excellents vendeurs. On se serait donc attendu à le voir débarquer dans ce segment, mais Infiniti en a plutôt profité pour s’attaquer au créneau des VUS de luxe à sept passagers en introduisant le JX 2013. On veut ainsi subtiliser des parts de marché principalement aux Audi Q7 et Acura MDX.

Le JX est construit sur la plate-forme D, utilisée notamment par les Nissan Murano et Quest. Pour vous situer un peu quant à ses dimensions, il est plus court que l’Audi Q7 (10 cm), mais plus long que l’Acura MDX (13,2 cm). Il bat ses deux rivaux en hauteur d’environ 1 cm et leur concède la victoire en largeur, surtout face au Q7 qui mesure 21 cm de plus. Voilà pourquoi le JX semble plus élancé et moins trapu. Comment ce dernier tire-t-il son épingle du jeu face à ses concurrents? Grâce à sa bonne valeur : un prix de base inférieur de plusieurs milliers de dollars. C’est exactement ce qu’Infiniti doit faire pour rivaliser avec des marques bien souvent dotées d’un logo plus prestigieux.

V6 de 3,5 litres et boîte CVT

Plutôt que de concevoir de multiples versions et forcer certains choix, le constructeur a eu la bonne idée d’offrir une seule déclinaison, bien équipée, et de proposer quelques ensembles d’options en fonction de diverses thématiques comme Technologie, qui ajoute des systèmes rehaussant la sécurité ou Théâtre qui, comme vous l’aurez deviné, comprend, notamment, un système de divertissement par DVD. Bref, avec cette stratégie, vous pouvez obtenir un modèle répondant exactement à vos besoins sans payer pour des gadgets indésirables.

Au chapitre de la motorisation, on aurait pu croire que le JX cache le V6 de 3,7 litres qui équipe maintenant plusieurs modèles Infiniti, mais on a finalement monté le six cylindres de 3,5 litres, ce dernier développant 265 chevaux à 6 400 tr/min pour un couple de 248 lb-pi à 4 400 tr/min. Pourquoi? Pour favoriser l’économie de carburant et un prix plus compétitif au lieu d’une puissance supérieure. D’ailleurs, afin de maximiser la consommation, on a marié ce moteur à une transmission CVT, une première chez Infiniti.

Pour ce qui est du style, le JX emprunte des éléments de design des autres modèles. On retrouve à l’avant la grille typique en arche tandis que son « museau » un peu plus plongeant le démarque davantage des autres VUS. À l’arrière, la ligne de toit plonge vers le hayon, nous rappelant le style sportif du FX. Le pilier D en croissant ajoute une belle touche de style, tout comme les feux arrière qui s’étirent sur les flancs. À bord s’affiche le luxe typique des autres produits du constructeur alors que l’espace est maitre. On a su optimiser au maximum les dégagements, ce qu’apprécieront particulièrement les passagers de la troisième banquette. Deux adultes peuvent y prendre place sans trop souffrir. L’accès à la troisième banquette est aussi facilité par un mécanisme simple qui rabat le siège médian complètement en avant, libérant ainsi le passage.

Finalement, le tableau de bord est inspiré de celui de la berline M, avec la partie centrale à deux étages imitant le clavier d’un piano. Le tout est très intuitif et facile à comprendre.

Confort = 1, Extravagance = 0

Tim Franklin, responsable de la planification des produits, nous a mentionné lors de la présentation du JX que ce dernier charmerait davantage des femmes. C’est en prenant le volant que l’on perçoit le pourquoi de cette affirmation. Tout d’abord, on retrouve une position de conduite assez élevée, très proche de celle d’une fourgonnette. On sait comment les femmes apprécient une telle vision à bord d’un véhicule. De plus, le JX a une conduite très douce, alors que sa suspension favorise le confort de roulement, beaucoup plus que la sportivité. Bref, on se rend compte que l’accent est mis sur l’aspect familial, beaucoup plus que sur le dynamisme et l’extravagance.

Malgré le poids assez important du véhicule, le V6 de 3,5 litres s’acquitte très bien de la tâche. On se serait attendu à manquer de puissance, mais ce n’est pas le cas. Les accélérations sont franches et le véhicule répond promptement. Nous avions également quelques appréhensions en apprenant qu’une boîte CVT avait été retenue, ce type de boîte apportant une conduite bien souvent moins agréable. Le constructeur prouve une fois de plus qu’il est passé maître dans l’art de programmer ses transmissions CVT afin de les rendre plus  »vivables ». La CVT du JX minimise bien les effets indésirables et se comporte beaucoup plus comme une boîte automatique. On a même ajouté une mollette qui permet de sélectionner des modes différents, en fonction de vos goûts. Le mode Sport réussit pratiquement à émuler une boîte conventionnelle avec ses changements préprogrammés.

Au volant, le JX séduit par sa douceur et son confort. La direction nous a semblé toutefois un peu lourde alors qu’en virage, le poids assez élevé du véhicule accentue l’effet de roulis. On a davantage l’impression de conduire un gros VUS qu’un modèle compact. Difficile de croire qu’un acheteur d’Audi A7 sera charmé par le JX, ce sont à notre avis deux véhicules aux personnalités très différentes.

Les acheteurs de VUS de luxe à sept passagers utilisent bien souvent leur véhicule pour remorquer un bateau ou autre. Infiniti le sait et c’est pourquoi, au Canada, une attache de remorque vient de série. Toutefois, le JX doit concéder à ses rivaux une bien meilleure capacité de remorquage, 3 500 lb dans le cas du JX versus plus de 6 000 lb chez la concurrence.

L’Infiniti JX 2013 a un comportement intéressant, mais certainement pas sportif, la position de conduite est élevée et la vision excellente. Aussi, il est truffé d’éléments rehaussant son aspect pratique et il permet d’accueillir confortablement sept passagers tout en conservant un espace de chargement décent. Bref, on croirait être en présence d’une fourgonnette de luxe, mais sans le style peu emballant d’une fourgonnette!

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