Mercedes-Benz Classe SLK 2012: La troisième fois est la bonne

Publié le 4 avril 2012 dans 2012 par Denis Duquet

Mon premier contact avec la SLK remonte à 1996. Il s’agissait alors de la première génération de ce petit bolide. Mieux encore, c’était un modèle de préproduction habillé d’un beau jaune industriel. La silhouette était réussie et le toit rigide s'escamotait dans le coffre, ce qui, à l’époque, était une intéressante nouveauté.
Ceux qui ont essayé la SLK de l’époque lui ont surtout reproché son petit moteur quatre cylindres turbocompressé de 2,3 litres, dont les performances étaient, tout au plus, moyennes. Aussi, on reprochait à ce dernier d’émettre une sonorité peu agréable, qui rappelait la « cacanne ». Certaines mauvaises langues l’avaient même qualifié de « moteur de Pinto », ce qui était loin d'être un compliment. Mais malgré ce handicap, la voiture a connu un certain succès commercial.

Mais de toute évidence, le manque de sportivité de la voiture a fait perdre des ventes à Mercedes-Benz. Le  modèle de remplacement, arrivé en 2004, était donc beaucoup plus puissant, plus nerveux et, par conséquent, plus sportif. On avait même concocté une version AMG, offerte avec un moteur V8. Les stylistes avaient eu le coup de crayon beaucoup plus agressif pour cette version. Ils avaient opté pour un museau plongeant, inspiré des voitures de Formule Un de l’époque. Le toit rigide rétractable, une caractéristique qui n'était plus exclusive à ce modèle, mais qui restait toujours fort appréciée, avait toutefois été conservé.

Les succès ont été encore plus importants. Malgré cela, une légère révision de ce modèle est survenue en 2009, afin d’harmoniser sa partie avant avec le design corporatif. C’est maintenant au tour de la troisième génération de la SLK d’être introduite en tant que modèle 2012. Celle-ci propose une toute nouvelle silhouette, des modifications à la motorisation et un nouveau toit rétractable unique en son genre.

Le design SLS

Il n'y a pas si longtemps encore, dans la gamme Mercedes, c'était le coupé/roadster SL qui servait d'inspiration au SLK. Mais les choses ont changé depuis l'arrivée de la mythique SLS et c’est ce dernier modèle qui a fortement influencé les stylistes qui ont dessiné la nouvelle SLK, notamment pour la partie avant. Celle-ci  est dotée d’une grille de calandre alvéolée et traversée horizontalement par une bande chromée intégrant en son centre l’étoile d’argent. Le capot ondulé plonge vers l’avant, pour créer cette présentation désormais propre à la marque.

Toujours en accord avec la SLS et la légendaire 190 SL 1950, on retrouve une grille d’évacuation d’air placée sur le haut des ailes avant. Une petite bande de chrome vient la mettre en évidence. Les passages de roues en relief, la partie arrière élargie et un diffuseur arrière plus imposant donnent une allure plus musclée et plus sportive. On ne peut plus l’accuser d’être une voiture de garçon coiffeur. Le tableau de bord s’inspire lui aussi de la SLS. Les stylistes ont opté pour des buses de ventilation circulaires. Les deux cadrans indicateurs sont également d’inspiration rétro avec leurs chiffres noirs sur fond blanc. Entre les deux, on retrouve un centre d’information à affichage numérique et la console centrale de notre voiture d’essai était en aluminium brossé. Bref, tout s’inspire de la SLS.

Comme sur les versions précédentes, le toit ouvrant rigide s’active en quelques secondes au simple toucher d’un bouton. Il sera également possible de commander le toit panoramique Magic Sky, exclusif à cette voiture. Au simple toucher d’un bouton monté sur le pavillon, le toit s’obscurcit ou devient translucide, selon nos besoins et nos caprices. Pour certains acheteurs, ce sera certainement la raison de leur choix.

Disponible depuis avril dernier, la SLK 350 est proposée avec un nouveau moteur V6. Ce moteur de 3,5 litres est à injection directe et sa puissance est de 302 chevaux. Il assure une réduction de la consommation de carburant de 10 % par rapport au moteur V6 précédent et sa moyenne est de 7,1 litres aux 100 km. Quant à la SLK 250, elle sera disponible en novembre 2011. Celle-ci est dotée d’un moteur quatre cylindres turbo de 1,8 litre à injection directe produisant 204 chevaux, et sa consommation moyenne sera de 6,2 litres aux 100 km. Ces deux moteurs sont associés à une boîte automatique à sept rapports qui est sans reproche. Pour sa part, la SLK 55 AMG et son puissant moteur V8 arriveront dans les salles de démonstration en novembre prochain.

Gauche, droite et on recommence!

Mercedes-Benz a choisi l’île de Ténériffe dans l’archipel des Canaries pour nous présenter ses nouveautés. Cela peut sembler romantique, voire onirique, de prime abord, cependant, cette île est très montagneuse et les routes prennent parfois des allures de sentiers pour les mules tant elles sont abruptes et étroites. Heureusement qu’on a intercalé des portions de routes régulières et des sections d’autoroutes sur notre trajet afin de nous permettre d’apprécier la voiture dans son ensemble et pas seulement dans les montées et dans les courbes.

Un rayon de braquage relativement court m’a permis de négocier sans problème les multiples routes en lacets que nous avons empruntées. De plus, lors des descentes, les freins n’ont donné aucun signe d’échauffement et la pédale a toujours été progressive. Soulignons, au passage, la nouvelle technologie Torque Vectoring Brake. Ce système applique le frein sur la roue arrière intérieure au virage. Lorsque le système de stabilité détecte un risque de sous-virage, la fonction Torque Vectoring Brake engage le frein. Cette manœuvre permet de stabiliser le véhicule sans pourtant altérer son dynamisme, et de le diriger dans la courbe avec précision.

Il faut l’admettre, la conduite a été fort agréable, en grande partie en raison des qualités routières de la voiture. Nous devons également ajouter que la position de conduite est bonne, tandis que les sièges se font confortables et offrent un bon support latéral. Par contre, les personnes de grande taille devront choisir entre l’inclinaison du dossier ou le dégagement optimal pour les jambes. En effet, lorsqu’on recule le siège au maximum, il est pratiquement impossible d’incliner le dossier. Par ailleurs, les cadrans indicateurs sont plus lisibles en raison de chiffres nettement plus contrastés.

Ce parcours sinueux et montagneux nous a toutefois permis de découvrir que le moteur de la SLK 250 manquait un peu de nervosité en sortie de virage. Il a fallu passer du mode « Économique » à « Sport»  pour avoir des accélérations dignes de ce nom. Une autre solution était de passer en mode manuel et de changer les rapports à l’aide des palettes montées sur le volant. Dans les deux cas, les performances de ce quatre cylindres étaient adéquates. Il faut également souligner que ce moteur est doté d’un accentueur de sonorité, qui l’empêche désormais de sonner comme une « cacanne » lors des accélérations. Ce n’est pas trop exagéré, mais juste ce qu’il faut.

Le V6 a affronté les pentes raides sans coup férir, et ce, même en mode « Économique ». Les performances de ce moteur sont relevées et il est alors possible de tirer un meilleur parti de cette plate-forme. Celle-ci est fort rigide et même lorsque le toit est baissé, la voiture s’avère solide comme un roc. La tenue de route est impeccable et l’agrément de conduite est relevé. Son caractère sportif prend nettement plus de place aujourd’hui, ce qui n’empêche pas la SLK de proposer un heureux compromis entre sportivité et confort. Mais tout n’est pas parfait, naturellement. Le système de navigation a connu des ratés à quelques reprises tandis que le toit rigide accapare plus du tiers du coffre une fois qu’il est abaissé.

Mais peu importe le modèle choisi, c’est une voiture qui ne décevra pas. De plus, il est bon de savoir que les versions SLK 350 importées au Canada proposent de série le groupe d’apparence AMG et le Dynamic Handling Package qui est une suspension active. Et, peu importe le modèle choisi, cette SLK de troisième génération est réussie à tous les points de vue.

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