Honda Ridgeline 2012: Sept ans de bonheur pratique

Publié le 4 avril 2012 dans 2012 par Marc Lachapelle

L’ingéniosité et l’inventivité sont inscrites dans le code génétique de Honda et le constructeur japonais l’a maintes fois démontré au fil des six dernières décennies, dans tous les domaines où il s’est lancé. La marque en a peut-être été avare tout récemment en ce qui a trait à ses automobiles, mais ces qualités se sont exprimées librement lorsque Honda a créé sa première camionnette il y a sept ans. La carrosserie autoporteuse, la suspension arrière à roues indépendantes, le coffre étanche sous la plate-forme et le battant qui s’ouvre dans les deux sens étaient tous inédits pour une camionnette. Et ce ne sont certes pas les seules qualités de la Ridgeline, qui collectionne honneurs et distinctions à défaut de fracasser les records de ventes.
Elle complète donc son premier septennat sans avoir subi de changements majeurs et se voit encore offerte en une seule configuration : camionnette à quatre portières et cinq vraies places, dotée d’une plate-forme de 1,52 mètre (5 pieds) et d’un rouage intégral. Toujours propulsée aussi par le même V6 de 3,5 litres et 250 chevaux qu’à son lancement, boulonné à la même boîte automatique à 5 rapports. Honda a redessiné calandre, phares, feux et pare-chocs il y a trois ans pour raffermir ses liens fraternels avec le Pilot, mais la silhouette de la Ridgeline est toujours aussi peu conforme aux canons esthétiques traditionnels des camionnettes dont les acheteurs sont assurément les plus conservateurs.

Les bonnes manières

Les ventes sont honnêtes, mais la Ridgeline n’a certainement pas connu le succès monstre qu’espéraient ses créateurs. Même si elle est invariablement reconnue comme la camionnette intermédiaire la plus fiable, la mieux construite et la plus durable dans toutes les études sérieuses. Malgré aussi qu’elle soit habituellement cotée première pour ses qualités globales, y compris au Guide de l’auto où elle trône comme première de classe en titre.

Nous avons effectivement aimé la Ridgeline dès son lancement. Parce qu’elle est confortable, spacieuse, pratique, bien conçue, pratique, polyvalente, sûre et agréable à conduire comme à peu près aucun autre véhicule. Ses sièges avant sont confortables et offrent un maintien impeccable. Le tableau de bord est bien dessiné, avec de grands cadrans clairs et des commandes simples et bien placées qui fonctionnent avec cette précision et cette douceur fluide propres aux meilleures créations de Honda. Le volant est bien taillé, mais nous attendons toujours le réglage télescopique et des leviers séparés pour les clignotants et les essuie-glaces de part et d’autre de la colonne de direction.

Si la banquette arrière est confortable pour trois adultes, même à la place centrale, phénomène de plus en plus rare, c’est que la Ridgeline est nettement plus large que ses concurrentes. L’assise est également scindée en pans asymétriques qu’on peut replier vers le haut d’une seule main, comme dans la Fit. Superbement pratique, sinon carrément génial. On trouve aussi une abondance de rangements, dont une grande console centrale qu’on peut allonger et ouvrir par sections.

La caisse autoporteuse avec châssis séparé favorise à la fois le silence, le confort de roulement et le comportement. Sa rigidité permet des écarts très minces entre les panneaux de carrosserie qui réduisent le bruit aérodynamique. La suspension arrière à roues indépendantes a permis d’ajouter ce grand coffre verrouillable qui demeure unique. Il peut même servir de glacière et se lave au boyau en enlevant un bouchon. La roue de rechange est blottie sous la partie avant du plancher dans un berceau coulissant et demeure toujours propre et sans rouille. Il faut simplement souhaiter ne pas en avoir besoin lorsque la camionnette est chargée.

La caisse elle-même a une capacité de charge de 500 kg (plus d’une demi-tonne). On y trouve six crochets d’arrimage et trois rainures pour immobiliser des motos tout-terrain. Avec la suspension arrière indépendante, les puits des roues empiètent très peu sur l’espace disponible. On peut ouvrir le battant vers le bas ou le côté. Il peut supporter jusqu’à 136 kg et se referme en émettant le son agréable d’une grosse serrure de métal.

Sans histoire et sans surprise

La Ridgeline est douce, souple et agile pour une camionnette, mais franchement toujours agréable à conduire, sans égard à la catégorie. Elle est raisonnablement performante et frugale pour un véhicule de son genre, et son groupe propulseur a la douceur et le raffinement habituels des mécaniques Honda. Son rouage intégral n’a pas de rapports courts, mais la Ridgeline se débrouille sans peine en tout-terrain modéré. Ça suffit amplement pour arriver sans peine au chalet en toute saison ou aller à la chasse sans s’inquiéter.

Avec une capacité de remorquage de 2 268 kg (5 000 livres), elle ne peut évidemment rivaliser avec les grandes camionnettes en muscle pur et soufflera fort en pleine charge dans les côtes. Mais elle conserve un avantage net en matière d’agilité et de stabilité. Libre de toute attache, elle demeure stable et confortable sur nos routes parsemées de nids-de-poule et autres cratères insoupçonnés. À cette époque incertaine, c’est plus qu’assez pour se faire aimer. Nous allons donc continuer.

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