Toyota Sienna, philosophie de l'amélioration

Publié le 27 mars 2005 dans 2005 par Denis Duquet

Chez Toyota, ce ne sont pas les coups d'éclat qui comptent, mais bien les améliorations progressives au fil des années. Même lorsqu'un modèle est entièrement modifié comme ce fut le cas l'an dernier pour la fourgonnette Sienna, les changements sont exécutés sans trop brusquer les choses. Le modèle qu'elle remplaçait était pourtant à bout de souffle et nécessitait une sérieuse transformation. Malgré tout, il faut y regarder de près pour constater à quel point la carrosserie a été modifiée. L'inclinaison du toit vers l'arrière, le renflement de la paroi latérale en direction du hayon, cela n'a pas bouleversé la silhouette.

Mais a quand même permis de donner une allure plus dynamique à la présentation extérieure au lieu des rondeurs de la version précédente qui avait pour effet de la rendre plus grosse, plus joufflue. Cette fois, c'est mieux réussi. À l'avant, des phares triangulaires encadrent une grille de calandre en nid d'abeille séparée au centre par l'écusson Toyota. Et toutes ces petites touches jouent également un rôle de trompe-l'oeil puisque la Sienna ne paraît pas plus grosse que sa devancière. En fait, elle nous semble plus svelte même. Pourtant, elle est plus longue de 20 centimètres et plus large de 11 centimètres. Elle a également progressé en hauteur de 5 centimètres. Ce qui donne beaucoup plus d'espace aux occupants. Même les personnes assises sur la troisième rangée ne se sentiront pas trop à l'étroit. L'assise des sièges est un peu basse, mais c'est tout de même acceptable. Cette rangée est constituée de deux unités de type 60/40, ce qui est plus intéressant à mon avis que le choix à la Salomon que certains autres constructeurs ont adopté en séparant le tout 50/50. Une fois relevés, ces sièges possèdent sur le dossier des ancrages pour les sacs d'épicerie qui seront fort appréciés. Et il suffit de tirer sur les sangles placées à l'arrière de ces mêmes banquettes pour que le tout s'escamote dans le plancher. Les deux sièges baquets de la rangée médiane sont confortables, peuvent bouger d'avant/arrière et même être remisés hors du véhicule. Mais, si jamais le coeur vous en dit, gare aux maux de dos car ce sont des poids lourds. De plus, ils peuvent se rapprocher ou s'écarter l'un de l'autre afin d'ajouter à la polyvalence de la configuration. Comme toute Toyota qui se respecte, la finition est impeccable et la qualité des matériaux sans reproche.

Le stylisme extérieur étant plus sobre qu'autre chose, les designers ont donc décidé de relever un peu les choses avec un habitacle et un tableau de bord plus original. Ce dernier n'est pas d'un design délirant, mais quand même hors norme avec un levier de vitesses accroché au centre de la planche de bord, sur une petite arête placée sous le module de contrôle de la climatisation et de la radio.

Alors que la plupart des autres marques placent les buses de ventilation centrales au haut de la planche de bord, Toyota a préféré les placer entre la radio et la climatisation en plus d'en situer deux autres sous la partie inférieure de la console du levier de vitesses. Celles-ci sont juste au-dessus de deux fiches 12 volts permettant de brancher téléphone cellulaire, ordinateur ou tout autre accessoire du genre. Par ailleurs, le levier de vitesses est très facile d'accès et se manie très facilement. Enfin, la Sienna est dotée de deux coffres à gants superposés. Celui de la partie inférieure est immense tandis que celui placé à la hauteur de la buse de ventilation droite permet d'y loger des papiers, un aide-mémoire électronique et la fiche de recharge du téléphone cellulaire. C'est nettement plus raffiné que sur la version précédente, et tout est étudié avec soin.

Il est trop complexe de vous énumérer les versions et leur équipement, mais il faut souvent débourser un prix assez élevé pour y ajouter des accessoires tels le lecteur DVD, des coussins de sécurité et autres accessoires. Tant et si bien que la note peut dépasser le cap des 50 000 $.

Silence on roule!

La Sienna ne serait pas une Toyota si l'insonorisation n'était pas remarquable et si le groupe propulseur n'était pas doux, silencieux et d'une grande souplesse. Tant et si bien que les notes griffonnées dans mon calepin d'essai sont très chiches en fait d'impression de conduite. Tout simplement parce que cette fourgonnette accomplit sa tâche sans rechigner, avec application, mais sans inspiration non plus. C'est le véhicule parfait pour rouler sur de longs parcours en toute quiétude avec votre petite famille. Les sièges sont confortables, la tenue de route sans surprises et le moteur ne vous trahira jamais. Depuis l'an dernier, ce moteur V6 a vu sa cylindrée portée à 3,3 litres et sa puissance grimper à 230 chevaux, ce qui n'est certainement pas superflu pour déplacer les 1 800 kg de la Sienna et cela sans les occupants et leurs bagages. Heureusement que ce V6 est passablement en verve car il permet de boucler le 0-100 km/h en moins de 10 secondes.

Malgré son prix qui peut vous étourdir, il faut se contenter d'un essieu arrière rigide constitué d'une poutre déformante qui ne s'accommode pas toujours bien des routes en mauvais état et de la conduite rapide. Si vous faites partie des conducteurs qui sont toujours pressés, vous avez avantage à équiper votre Sienna d'un système de contrôle de stabilité électronique. Ou encore d'opter pour la version avec transmission intégrale et essieu arrière indépendant. Incidemment, c'est le véhicule idéal pour les amateurs de gadgets. La liste d'options en comprend une kyrielle.

Somme toute, la Sienna est d'un bel équilibre et d'une finition exemplaire. Dommage que sa liste de prix ne soit pas trop conviviale à mesure que l'on désire se payer un peu de luxe.

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