Buick Encore 2013: Petit mais tout à fait Buick

Publié le 19 février 2013 dans Premiers contacts par Denis Duquet

Dans un geste qui en a surpris plusieurs, les dirigeants de General Motors ont préféré conserver la division Buick et fermer Pontiac et Saturn lors de la catastrophe financière de la fin de la dernière décennie. L'une des raisons avancées pour ce choix est le fait que Buick était très populaire en Chine, le plus gros marché automobile de la planète. Cependant, compte tenu du faible nombre de modèles que cette marque proposait en Amérique du Nord, il a fallu établir un plan afin de donner à cette division un nombre suffisant de modèles pour pouvoir briller ici. Au début de 2012, la Verano, une berline compacte fortement dérivée de la Chevrolet Cruze mais aussi beaucoup plus raffinée, est venue s'ajouter à la famille.

On reprend la même recette pour l'Encore, un VUS sous-compact, une catégorie nouvellement créée par le Chevrolet Trax. Et c'est justement ce dernier qui sert d'élément de base pour créer l'Encore. Reste à savoir si c'est aussi réussi que dans le cas de la Verano.

Design réussi

Lors de mon essai du Chevrolet Trax, j'avais souligné l'élégance de la carrosserie et de la planche de bord. Eh bien, si c'était réussi avec le Trax, ça l’est davantage avec l'Encore. Il a toujours été difficile pour les stylistes de bien incorporer cette fameuse et incontournable calandre en forme de chute d'eau propre à Buick. Parfois elle était démesurée et cela devenait caricatural. Avec ce nouveau modèle, on a visé dans le mille avec des proportions bien calculées. Mais ce n'est que le début d'une bonne chose. En effet, les parois latérales sculptées avec un bourrelet en leur partie inférieure, la ligne de toit qui s'incline vers l'arrière, les passages de roue en relief ainsi que la section arrière dotée d'un bouclier de protection dans la partie inférieure du parechoc, voilà autant d'éléments qui contribuent à créer un fort impact visuel. S'ajoutent le hayon incliné vers l'avant, le déflecteur arrière et des feux bien proportionnés débordant sur les ailes.

Bien entendu, une voiture qui se veut un peu plus luxueuse que la moyenne se doit d’abriter un habitacle élégant et bien fini. Mais lorsqu'un modèle est dérivé d’un autre, il y a le risque d'une trop grande similitude, surtout au chapitre de la planche de bord. Il faut féliciter les stylistes de Buick qui ont réussi à éliminer ce danger et créant une planche de bord exclusive à ce modèle. Sur la partie supérieure médiane, un écran d'affichage fait toute la différence. Soulignons aussi la présence de deux coffres à gants. Par ailleurs, les commandes de climatisation sont simples et efficaces. Ce qui est bien, c’est que la position de conduite devrait convenir à la majorité des conducteurs. Les sièges ne sont pas inconfortables, mais ils ne sont pas les meilleurs de la catégorie non plus. De plus, sur mon modèle d'essai, les leviers servant à incliner le dossier étaient difficiles d'accès et de manipulation.

L'utilisation de plastique relativement mou pour la surface de la planche de bord et une qualité de matériaux nettement supérieure à la moyenne sont appréciées. Les places arrière peuvent convenir à des personnes de taille normale tandis que l'espace de chargement est surprenant pour un véhicule de cette dimension : il ne faut pas oublier que l'Encore est relativement petit. Pour vous donner une idée de sa taille, il est 81 cm (32 pouces) plus court que l'Enclave.

Une mécanique « tendance »

Chez les concepteurs de nouveaux véhicules, la tendance est de recourir à un moteur de petite cylindrée dont la puissance est augmentée à l'aide d'un turbocompresseur. C'est la technique qui a été utilisée avec le Chevrolet Trax et on l'applique également sur l'Encore. On retrouve donc sous le capot le même moteur quatre cylindres turbo de 1,4 litre associé à la même transmission automatique à six rapports. De plus, il est possible de commander en option le rouage intégral. Personnellement, je crois qu’il est difficile de critiquer cette méthode qui est la voie de l'avenir selon plusieurs. D’autre part, ce moteur a fait ses preuves et il est très moderne en fait d'architecture mécanique et de composantes.

Les ingénieurs ont consacré beaucoup d'efforts à insonoriser le véhicule. Les vitres latérales sont 20 % plus épaisses que celles de la concurrence, et on a fait appel à une plus grande quantité de matériaux insonores et placé des éléments en mousse dans des espaces qui pourraient être une source de bruit. Et il est possible également de commander en option le système de réduction de bruit Bose Active Noise Cancellation. En fait, c'est le même système que les écouteurs de réduction de bruit si appréciés par les gens qui voyagent en avion.

Elle passe le test

Lorsqu'un véhicule est pratiquement cloné à partir d'un autre, il est souvent difficile de les départager. Heureusement pour Buick, on a réussi – comme ce fut le cas avec la Verano – à proposer un produit distinct. Outre sa silhouette et son habitacle qui diffèrent, l’Encore est plus sophistiqué au chapitre de l'insonorisation, de l'absorption des chocs et sa direction est très précise.

Grâce à ses dimensions plutôt réduites, l'Encore est très à l'aise dans la circulation et son comportement routier sur les routes sinueuses impressionne. On a beau le pousser dans certains virages serrés, il s'accroche sans broncher grâce à une suspension qui n’est pas trop molle. On semble renier le passé chez Buick alors qu'on se contentait jadis de nous offrir une suspension au détriment de la tenue de route.

Cependant ce véhicule serait « Encore » plus attrayant s'il possédait au moins une vingtaine de chevaux supplémentaires. Les 180 chevaux de la Verano seraient peut-être de trop pour cette catégorie de véhicules, mais à mon avis, avec 160 chevaux, Buick aurait un avantage fort intéressant sur la concurrence. Une fois lancé, l'Encore se débrouille sans problème, mais les accélérations manquent de pep.

Malgré tout, c'est une agréable surprise tant au chapitre de l'esthétique que de la conduite. Toutefois, les acheteurs devront sortir leur calculette, car il est très facile de se retrouver avec une lourde facture. Une fois le cap des 30 000 $ franchi, l'équation devient moins intéressante. Par exemple, une Mazda CX-5 de prix quasiment égal pour certains modèles enregistre une consommation de carburant presque identique tout en étant plus puissante et plus spacieuse.

Mais il faut avouer que le Buick Encore a quand même beaucoup à offrir.

Fiche d'évaluation
Modèle à l'essai Buick Encore 2013
Version à l'essai TI
Fourchette de prix 28 795 $ – 30 745 $
Prix du modèle à l'essai 30 745 $
Garantie de base 4 ans/80 000 km
Garantie du groupe motopropulseur 5 ans/160 000 km
Consommation (ville/route/observée) 8,9 / 6,7 / n.d. L/100km
Options Groupe commodité, Système de navigation, Groupe cuir
Modèles concurrents BMW X1
Points forts
  • Silhouette élégante
  • Freins puissants
  • Bonne tenue de route
  • Excellente finition
  • Rouage intégral
Points faibles
  • Puissance un peu juste
  • Sièges avant moyennement confortables
  • Certains groupes d'options onéreux
Fiche d'appréciation
Consommation 4.0/5 Buick suit la tendance actuelle avec un petit moteur turbo
Valeur subjective 4.5/5 Un véhicule qui a fière allure et qui est fort bien équipé
Esthétique 4.5/5 Félicitations aux stylistes
Confort 4.0/5 Les sièges avant pourraient être plus confortables.
Performances 3.5/5 Adéquat, mais 20 chevaux supplémentaires feraient l'affaire.
Appréciation générale 4.0/5 Une offre fort intéressante à la condition de savoir gérer les options
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