Dodge Challenger 2013: Hommage à la belle époque des muscle-cars

Publié le 1er janvier 2013 dans 2013 par Gabriel Gélinas

Vers la fin des années 80, les voitures officielles de l’école de pilotage Jim Russell au circuit du Mont Tremblant étaient des Ford Mustang GT. En tant qu’instructeur de l’école, j’avais développé une belle complicité avec cette voiture sur le circuit, au point d’en acheter une pour mon usage personnel sur la route. À cette époque, le V8 de 5,0 litres commandait 225 chevaux et pour nous, c’était la fin du monde… Tout ça pour vous expliquer que les gros cubes américains ont une place de choix dans mon palmarès personnel et que c’est toujours un plaisir de reprendre contact avec les générations modernes des classiques des années soixante…

Comme hommage à cette lointaine époque, on ne peut pas faire mieux, côté design, que la Challenger qui est l’expression la plus pure de cette belle époque des muscle cars. Avec sa partie avant agressive et cette ligne d’épaule qui s’élève au-dessus des roues arrière pour nous rappeler qu’elle est une propulsion pure et dure, la Challenger affiche une vraie gueule de bête, rien de moins. En prenant livraison du modèle 2013 de la SRT8 392, j’ai eu une pensée pleine de tendresse pour les deux pneus arrière lorsque j’ai pris place au volant et que j’ai constaté que ma voiture d’essai était équipée d’une boite manuelle…

470 + 470 = 392…

À notre époque où les authentiques boites manuelles se font de plus en plus rares, les puristes se réjouiront du fait que 50 % des acheteurs de Challenger SRT8 choisissent la boite manuelle à six vitesses avec levier en forme de crosse de pistolet pour mieux exprimer leur dévotion à l’autel de la performance. Jumelé à cette boite Tremec TR-6060 se trouve le V8 de 6,4 litres qui engendre 470 chevaux et 470 livres-pied de couple et dont la cylindrée correspond à près de 392 pouces cubes, ce qui a donné le feu vert aux responsables de la mise en marché pour ressusciter la fameuse désignation technique « 392 », en hommage au célèbre moteur mis au point dans les années cinquante, et d’apposer des écussons sur la voiture actuelle. Pour ce qui est de la puissance et du couple, la Challenger SRT8 ne fait plus le poids lorsqu’on la compare aux récentes Ford Shelby GT500 et Chevrolet Camaro ZL1.

Mais ne boudons pas notre plaisir à la lecture des fiches techniques de ces rivales qui partagent le même créneau, et laissons-nous être sublimés par le charme authentiquement américain de cette puissance brute exprimée avec une sonorité plus qu’évocatrice. Sans oublier les pneus arrière se consument en créant un écran de fumée…

En ligne droite

L’univers de la Challenger SRT8, c’est la piste d’accélération beaucoup plus que le circuit où elle n’est pas tout à fait dans son élément bien qu’elle soit capable de prouesses étonnantes compte tenu de son gabarit et de son poids. Comme la Challenger est construite sur un châssis très rigide, que sa direction est assez rapide et que la surface de contact des pneus est très généreuse, la voiture s’inscrit assez bien en virage et peut être contrôlée à l’accélérateur, pourvu que l’on ait préalablement désactivé le système de contrôle électronique de la stabilité. Étant donné le poids de la voiture, on sent bien le transfert des masses, surtout au freinage alors que les freins surdimensionnés en provenance de chez Brembo font leur boulot pour mater cette bête de plus de 1 800 kilos. 

La gamme Challenger comprend également des modèles dont le style est presque aussi évocateur que celui de la SRT8, même si les performances sont en retrait par rapport à cette dernière. Ainsi, il est maintenant possible de choisir une Challenger à moteur V6 de 3,6 litres et 305 chevaux et d’y ajouter l’ensemble Rallye Redline, qui est devenu disponible pour l’année-modèle 2013, avec ses jantes de 20 pouces en chrome noir cerclées de rouge et une bande rouge appliquée au centre de la voiture de l’avant à l’arrière pour lui donner le même genre de style que la plus performante des Challenger.

L’ensemble Rallye Redline ne se limite pas qu’aux considérations esthétiques puisque le tarage des suspensions est plus ferme et que des modifications sont également apportées à la direction ainsi qu’aux freins. Entre le V6 et le V8 de 6,4 litres, on retrouve le V8 Hemi de 5,7 litres qui développe 376 chevaux et 410 livres-pied de couple.

Le côté pratique
Pour ce qui est des considérations pratiques, la Challenger enregistre  des points avec ses places arrière relativement confortables pour des passagers qui ne souffrent pas de claustrophobie et qui ne seront pas indisposés par la très petite surface vitrée en arrière. Aussi, le coffre est vaste et offre plus de volume de chargement que celui des Camaro et Mustang. Du côté des points faibles, on ne peut passer sous silence la très mauvaise performance de Dodge dans le sondage sur la fiabilité après trois ans d’usage, de la firme spécialisée J.D. Power, lequel nous apprend que la marque américaine occupe le 31e rang sur les 32 marques répertoriées, un score absolument navrant.

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