Cadillac ATS 2013: Du nouveau chez Cadillac!

Publié le 1er janvier 2013 dans 2013 par Alain Morin

La CTS, la jolie berline qui a pratiquement sauvé Cadillac d’une mort annoncée, n’a jamais été bien positionnée par rapport à ses compétitrices que sont les BMW Série 3, Mercedes-Benz Classe C et Audi A4. En fait, elle est un peu plus imposante que ces dernières, sans toutefois posséder le même prestige. D’un autre côté, elle n’est pas tout à fait assez grosse pour titiller les BMW Série 5, Mercedes-Benz Classe E ou Audi A6. Mais à partir de maintenant, les choses changent…

Cadillac dévoilera très bientôt – si ce n’est pas déjà fait au moment où vous lisez ces lignes – une nouvelle berline compacte de dimensions similaires aux Série 3, Classe C et A4: l’ATS. Quant à la CTS, une nouvelle génération devrait, selon dame Rumeur, voir le jour en tant que modèle 2014 pour cibler directement la catégorie supérieure (Série 5, Classe E et A6).

La nouvelle ATS reprend le style de la CTS et de la nouvelle XTS, une grande berline dévoilée cette année aussi. Baptisé Art & Science, ce design tout en angles digne d’un avion furtif donne à l’ATS un style – mieux, une présence! – rarement vus dans l’industrie. Les phares qui s’étirent loin sur le dessus des ailes avant et le feu de freinage central arrière qui prend la forme d’un V sont autant d’éléments qui impressionnent, même s’ils ne sont plus de la première jeunesse. Tout est dans la façon de faire, dit-on…

L’ATS, on l’a vu, est plus petite que la CTS actuelle. Son empattement est 10,5 cm plus court et sa longueur totale perd 21,6 cm. Ce sont les passagers arrière de l’ATS qui écopent le plus: 6,2 cm de moins au niveau des jambes. Les bagages aussi perdent au change puisqu’ils n’ont droit qu’à 290 litres contre 385. Le beau côté de la chose, c’est que l’ATS joue désormais à armes égales avec les autres voitures de la catégorie des compactes de luxe.

Bienvenue à bord
Dans l’habitacle, comme c’est enfin devenu la norme pour General Motors, la qualité des matériaux est relevée et, même si la voiture que nous avons pu conduire était un modèle de pré-production, l’assemblage était fort réussi. Le tableau de bord ne dépaysera pas l’amateur de Cadillac avec son joli volant multifonctions et la console centrale qui monte jusqu’à un écran de 8 pouces. Le système d’infodivertissement CUE (Cadillac User Experience) débarque de série. Ce système est à Cadillac ce que le Sync est à Ford, mais en beaucoup plus convivial. Il permet, entre autres, de gérer jusqu’à dix appareils mobiles via Bluetooth (MP3, clés USB, cartes SD, etc). Sous l’écran principal, on retrouve les commandes pour l’audio et la climatisation. Les plus perspicaces découvriront un bel espace de rangement derrière ces commandes! Si l’ensemble s’avère fort attrayant, je n’ai pas été très entiché des jauges situées devant le conducteur qui sont d’un style néo-rétro ou pseudo-néo, je ne saurais dire... Le jour, elles sont facilement lisibles. Souhaitons qu’il en soit ainsi la nuit.

Le confort des sièges avant ne peut être pris en défaut, du moins pas lors du court trajet effectué. À l’arrière, c’est moins évident. La faible épaisseur de l’assise n’invite pas tellement aux longs parcours, mais il faudra vérifier avant de se prononcer. Le dégagement en hauteur n’autorise pas des personnes de plus de 5 pieds 10 pouces à prendre place à l’arrière et les jambes souffriront, à moins que les personnes à l’avant fasse preuve d’un peu d’empathie…

Quatorze cylindres

Au chapitre de la motorisation, Cadillac fait appel à trois moteurs. Le premier, un quatre cylindres de 2,5 litres, développe 202 chevaux. Si cela nous semble suffisant pour les besoins quotidiens, reste que ce moteur ne promet pas de grandes émotions. Le quatre cylindres 2,0 litres turbocompressé de 270 équidés, par contre, devrait assurer des accélérations et des reprises plus vigoureuses. Enfin, on retrouve un V6 très populaire chez General Motors: le 3,6 litres qui officie déjà dans la CTS. Fort de ses 320 chevaux, nul doute que ses performances ne laisseront personne indifférent. Cependant, comme c’est souvent le cas, le 2,0 litres turbocompressé, moins lourd, pourrait être le moteur de choix, peut-être pas pour les performances mais pour l’équilibre général. Plus de détails sur www.guideautoweb.com.

Comme toute voiture de luxe qui se respecte, l’ATS est une propulsion (roues arrière motrices) et le rouage intégral est optionnel pour les moteurs 2,0 Turbo et 3,6. Quant au 2,5, il ne peut être jumelé qu’à la propulsion. Tous les moteurs sont associés à une transmission automatique Hydra-Matic à six rapports tandis que le 2,0 Turbo peut aussi recevoir, dans sa livrée propulsion, une boîte manuelle Tremec à six rapports. Les suspensions à jambes de force à l’avant et multibras à l’arrière sont remplacées par des éléments activés par le système Magnetic Ride Control (suspension magnétique) sur les modèles les plus huppés. Bien peu de gens devraient se plaindre d’inconfort ou de roulis en virage!

Chez Cadillac, la qualité de fabrication a fait d’énormes progrès ces dernières années et les consommateurs ne font plus les frais d’un programme de développement bâclé. Ajoutez à cela un repositionnement de sa CTS et l’arrivée de l’ATS qui affronte directement la concurrence, et Cadillac semble enfin prête à reprendre la place de choix qu’elle occupait autrefois.

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