Toyota Avalon 2014: Aurait-elle dû changer de nom?

Publié le 1er janvier 2014 dans 2014 par Sylvain Raymond

Si l’on vous dit « Avalon », il y a fort à parier que vous ne songerez pas immédiatement au modèle porte-étendard de Toyota. Elle est loin d’être le modèle le plus connu du constructeur japonais, et ce, malgré qu’elle tienne le haut du pavé en termes de luxe et de prix. Introduite en 2005, cette grande berline avait comme mission de rivaliser avec quelques voitures américaines axées sur le confort, notamment les Mercury Grand Marquis et Chevrolet Impala, mais force est d’admettre que l’Avalon est demeurée dans l’ombre depuis ce temps.

Pourquoi? On lui reprochait principalement son style en manque d’inspiration et surtout sa conduite soporifique. Qui plus est, avec l’avènement des divisions de luxe, il était possible d’aller du côté de Lexus et d’opter pour une ES, un modèle vendu pratiquement au même prix et bénéficiant d’un logo plus prestigieux. On a beau nous dire qu’il existe des acheteurs pour qui le prestige d’une marque de luxe n’a pas d’importance, il semble qu’ils ne soient pas très nombreux.

Un vent de renouveau

L’an passé, Toyota a décidé de donner un sérieux coup de barre à l’Avalon et le résultat est probant. Toutefois, le principal défi était de changer la perception des acheteurs et un an plus tard, ce n’est toujours pas le cas. Chaque fois que l’on parle de cette voiture, on  en revient inévitablement à la même rengaine. Aurait-on dû en profiter pour la rebaptiser?

Quoi qu’il en soit, l’Avalon jouit d’une plus grande notoriété chez nos voisins du Sud et c’est pourquoi on a décidé de conserver cette identification. Afin de leur plaire, l’Avalon est dessinée, conçue et construite en Amérique du Nord, ce qui en fait sans aucun doute la plus américaine des Toyota. Elle emprunte toujours la plateforme de la Camry et de la Lexus ES, mais ses dimensions ont été légèrement réduites depuis l’arrivée de la nouvelle génération. Voilà qui est à l’origine de son allure plus compacte, surtout qu’on a élargi les voies avant et arrière.

Les designers ont fait du beau boulot au chapitre du style et il est difficile de se méprendre avec l’ancienne génération. On s’est éloigné d’un design très conservateur pour tenter d’élargir la clientèle et surtout, la rajeunir. La  silhouette de l’Avalon est beaucoup plus en rondeurs et son toit incurvé lui procure un aspect plus dynamique. À l’avant, la grille d’air est pleine largeur et positionnée très haut, un style qui n’est pas sans rappeler celui de la nouvelle Ford Fusion. L’autre élément qui démarque la plus récente des Avalon est ses blocs optiques, composés de quatre projecteurs rectangulaires et d’une bande de DEL en guise de feux de jour. L’arrière arbore des feux similaires à ceux de chez Lexus et la présence d’un échappement quadruple donne un peu plus de dynamisme à la voiture.

Telle une Lexus

Si l’on a réussi à raffiner l’extérieur, le travail accompli à l’intérieur est encore plus abouti, tellement que l’on croirait être à bord d’un modèle de luxe. On est loin d’un habitacle bas de gamme, notamment en raison de l’utilisation de matériaux souples sur le tableau de bord et de la superposition des différentes composantes. Quelle belle intégration, le tout semble sculpté! La partie basse du tableau de bord intègre le nouveau bac eBin, un compartiment comportant une prise USB et deux prises 12 volts. L’innovation tient au fait que l’on peut rabattre un couvercle souple qui masque les fils et sur lequel on peut placer les appareils électroniques en toute sécurité.

C’est tout aussi intéressant au chapitre de l’instrumentation avec une présentation moderne qui utilise un affichage aux DEL. Tout est facile à lire et l’ergonomie est sans faute. On a eu la bonne idée de conserver les commandes les plus manipulées simples et accessibles, et de réserver les fonctions plus avancées à un système multifonction doté d’un écran tactile. Du reste, les sièges favorisent le confort en laissant un peu trop de côté le maintien, comme c’est bien souvent le cas chez Toyota.

Un peu plus dynamique qu’avant

Côté mécanique, l’Avalon dispose sous le capot d’un moteur bien connu chez Toyota, le V6 de 3,5 litres, produisant 268 chevaux pour un couple de 248 lb-pi. Il transmet son énergie aux roues avant par le biais d’une transmission automatique à six rapports. Sans être surpuissant (on ne se lance pas à la chasse aux berlines sport!) ce moteur est bien adapté à la voiture. Il livre des performances décentes et l’on obtient amplement de puissance en accélération ou lorsque vient le temps de dépasser un autre véhicule. Il est aussi relativement économique.

Malgré qu’on ait légèrement rehaussé sa sportivité, le comportement de l’Avalon demeure fidèle à ses origines et maximise avant tout le confort sur la route. La voiture hérite depuis 2013 d’une direction électrique qui, bien souvent, réduit la sensation de conduite, mais dans le cas de l’Avalon, elle est calibrée de façon à minimiser cet effet. Histoire de modifier la conduite selon vos gouts, on a ajouté trois modes : Normal, ECO et Sport, qui changent notamment les réglages de l’accélérateur et de la direction.

Si la nouvelle Avalon est si proche d’une Lexus en termes de qualité, de style, de mécanique et de conduite, pourquoi la choisir plutôt que de se présenter chez Lexus? Pour deux raisons, la première étant de posséder une Toyota haut de gamme, l’autre, d’épargner environ 3 000 $.

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