Toyota Yaris 2014: La petite amie de votre porte-monnaie

Publié le 1er janvier 2014 dans 2014 par Jacques Duval

Même si le Québec ne l’a pas encore attrapée, la fièvre Prius se répand partout dans le monde. Si l’on se fie aux chiffres émanant de chez Toyota, les ventes ne cessent de croitre dans presque toutes les grandes villes du globe. Même que dans plusieurs grandes capitales, l’industrie du taxi roule en Prius. La gamme compte 4 modèles dont le plus courant est évidemment la version d’origine qui a été rejointe l’an dernier par le modèle V, légèrement surdimensionné et la C, plus basique, un dérivé hybride de la populaire Yaris. Il existe aussi une version rechargeable de la Prius ordinaire. 

Cet essai est non seulement le fruit de ma semaine au volant de la Prius C, mais en même temps le bilan d’une jeune propriétaire à laquelle nous avions chaudement recommandé cet achat il y a environ un an. Étudiante en médecine, celle-ci nous a dressé un compte rendu complet de ses quelques mois au volant de sa Prius C. Et comme il n’y a pas d’opinion plus valable que celle du propriétaire d’une voiture...

Lysanne (c’est le nom de notre conductrice) fait partie des gens qui sont préoccupés par les problèmes environnementaux, mais qui en même temps ont un budget limité. C’est donc le prix abordable de la Prius C qui l’a fait se tourner vers ce modèle. En plus de son prix attractif, la version de base de la voiture possède un équipement assez complet incluant principalement la climatisation et le Bluetooth, ce dont les jeunes ne sauraient se passer.

De 3,7 à 5 litres aux 100 km

Naturellement, la consommation était le facteur le plus important pour notre jeune acheteuse, et la Prius C s’est avérée à la hauteur de ses attentes avec une moyenne de 5 litres aux 100 pendant la saison d’hiver et 4 litres aux 100 par temps plus clément. Elle a même réussi à ne consommer que 3,7 litres aux 100 km en ville, ce qui lui fait dire à Lysanne que plus l’on conduit un véhicule hybride, plus l’on perfectionne notre conduite pour éventuellement diminuer la consommation d’essence. Un incitatif à la conduite économique est l’écran d’accueil qui permet de voir la consommation en temps réel en affichant d’où provient l’énergie, du moteur à essence ou du moteur électrique. « On peut prendre ça pour un gadget, dit la propriétaire de la Prius C, mais c’est plutôt divertissant. » À ses yeux, la conduite de la voiture est agréable et toute en douceur. Précisons ici que l’auto est munie d’une transmission automatique qui ne gêne pas tellement les performances, selon elle.

La jeune fille prend soin de souligner que la C possède un gabarit idéal, qu’elle est très facile à garer et qu’elle a réussi à y entasser tout le bagage nécessaire pour un voyage de deux mois à Roberval, dans le cadre de son travail.

En insistant un peu pour savoir si cette Prius a des points faibles, Lysanne avoue qu’autour de 120 km/h, la tenue de route sur l’autoroute devient préoccupante par temps venteux. J’ajouterai que c’est le talon d’Achille de presque toutes les autos de ce format. Notre essayeuse essaie donc de respecter les limites de vitesse, ce qui minimise le problème. Détail intéressant, la petite C est moins affectée par le vent que la Yaris dont elle s’inspire, selon la sœur de notre essayeuse qui a conduit les deux modèles.        

Un autre feu rouge proviendrait de la visibilité arrière, une lacune qui semble généralisée dans la construction automobile depuis quelques années, au grand bonheur des fournisseurs de caméras de recul qui sont de plus en plus populaires.

En résumé, Lysanne est très contente de son achat et elle recommande chaudement la Prius C qui, d’après elle, se heurte à un préjugé voulant qu’elle coute cher. À cela, notre essayeuse répond qu’elle lui a couté le même prix qu’une Fit ou une Civic équipée des mêmes options. On peut par ailleurs regretter que le gouvernement accorde une ristourne d’environ 5 000 $ à l’acheteur d’une Prius rechargeable et seulement 1 000 $ à celui ou celle dont le budget plus serré lui commande d’acheter une C.

Mon grain de sel
En me référant à mon propre essai, mon opinion ne diffère pas beaucoup de celle de notre essayeuse d’occasion. L’espace pour 4 personnes dans une auto d’un si petit format est louable, tout comme la visibilité avant en raison d’une surface vitrée importante. Le seul inconvénient est que l’habitacle devient un four par temps de canicule.

Pour une hybride, les performances sont très honnêtes et le petit moteur de 100 chevaux vous emmènera à 100 km/h en 10,8 secondes, un chiffre trompeur tellement on a la sensation d’aller plus vite. Le couple toujours bien présent est sans doute à l’origine de ce phénomène.
Ce qui m’a gêné le plus dans la Prius C, c’est son comportement routier, handicapé par des pneus à faible résistance de roulement et la mollesse de la suspension responsable d’un roulis au-dessus de la normale. On devra s’en méfier sur pavé détrempé ou, mieux encore, recycler les pneus en bacs à fleurs.

En terminant, quelques mots sur la Yaris (désormais offerte seulement en livrée hatchback) qui prête son châssis à la Prius C et qui a fait ses preuves par sa fiabilité, sa bonne valeur de revente et un rendement qui lui vaut d’être considérée comme une des meilleures petites voitures sur le marché à l’heure actuelle.

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