Rolls-Royce Phantom 2014: Dans une classe à part

Publié le 1er janvier 2014 dans 2014 par Guy Desjardins

Les gens se tournent tout naturellement vers le Guide de l’auto pour connaitre les opinions des chroniqueurs lorsqu’ils hésitent entre deux voitures. Après quelques heures de lecture et bon nombre de contre-vérifications dans les fiches techniques, un choix émerge, raisonnable ou farfelu, recommandé par les chroniqueurs ou non. Est-ce qu’une personne hésitant entre une Rolls-Royce Phantom et une Bentley Mulsanne consulte le Guide pour fixer son choix? Pourquoi pas!

La famille Phantom comprend trois membres, tous développés sur le même châssis et partageant la plupart des composantes mécaniques. Outre le modèle « de base » à tout près de 400 000 $ aussi offert en version à empattement allongé, s’ajoutent un modèle coupé et un élégant cabriolet baptisé Drophead Coupé. Évidemment, les trois modèles ont une silhouette similaire très conservatrice et peu stylisée, la plupart des propriétaires n’adorant pas exposer outrageusement leur richesse même si n’importe quel de ces modèles en impose par ses dimensions extraordinaires. Seules la partie avant et les portières à ouverture inversée laissent paraitre de l’extravagance. Les Rolls-Royce sont facilement reconnaissables par leur massive calandre ornée d’une statuette dans la partie supérieure. Mythique emblème, cette mascotte baptisée « Spirit of Ecstasy » est faite en acier inoxydable, mais on peut la commander en or. Les modèles récents disposent d'un mécanisme qui permet de camoufler la statuette pour éviter de se la faire subtiliser dans le stationnement d’un Dollorama...

Solide expérience

Rolls-Royce s’est fait la main dans la conception de turbines d’avion. Évoluant à des vitesses de rotation de l’ordre de 13 500 tours/minute, les pâles atteignent plus de 1 931 km/h. Ces turbines présentent un balancement idéal et une stabilité irréprochable. Il n’est donc pas surprenant que le V12 de la Phantom soit un modèle parfait de conception et qu’il offre une extrême stabilité à haute vitesse en éliminant complètement les vibrations et ce même s’il provient de chez BMW. Ce superbe moteur livre 453 chevaux qui peuvent paraitre bien peu comparé à certains V8 qui réussissent à en développer plus de 500. La différence réside toutefois dans le couple alors que cette mécanique, exempte de turbocompresseur, dégage un très impressionnant 531 lb-pi, ce qui explique en grande partie les temps exceptionnels mesurés lors des accélérations et des reprises. D’ailleurs, 75 % du couple est disponible dès 1 000 tours/minute permettant de disposer d’accélérations constantes sur toute la plage du moteur.

La nouvelle transmission à 8 rapports exploite à la perfection cette puissance en effectuant des changements efficaces et tellement doux qu’ils donnent l’impression d’avoir affaire à une transmission à un seul rapport. Faisant osciller la balance à plus de 2 600 kg (c’est trois fois le poids de la smart Fortwo!), cette Rolls offre une tenue de route de haut calibre. Son poids élevé ne lui permet évidemment pas de faire du slalom sur piste mais sur la route, ses suspensions adaptatives, son insonorisation de haut niveau et son grand empattement procurent aux passagers la sensation de flotter sur un nuage.

Traitement royal

L’habitacle de la Rolls-Royce impressionne autant que son prix. Quel que soit le modèle, on y trouve des détails qui ne surprennent pas nécessairement mais qui démontrent à quel point ces voitures combinent tradition et innovation. Entre autres, l’instrumentation  présente, ¬ à gauche de l’indicateur de vitesse, un compteur qui affiche le pourcentage de puissance en réserve. Comme le mentionne si bien le noble constructeur, ce cadran permet au conducteur de garder un œil sur la puissance disponible et accessible sur la simple pression du pied droit. À vitesse de croisière (112 km/h pour être plus précis), la Phantom n’utilise que 10 % de la puissance de son moteur, en laissant 90 en réserve pour les imprévus!

Au centre de la console, un écran de 8,8 pouces permet d’afficher la cartographie. Lorsqu’il n’est pas utilisé, il bascule pour faire apparaitre un panneau orné au centre d’une petite horloge analogique. Sous cet écran se trouvent les commandes du système audio et de la climatisation présentées simplement mais entourées de riche bois exotique. À l’arrière, selon le modèle, les dégagements passeront de « suffisants » pour la Drophead Coupé à « outrageusement généreux » sur la Phantom à empattement long. Cette version offre d’ailleurs 250 mm de plus au niveau des jambes à l’arrière que la version de base et le plancher plat, recouvert d’un épais tapis en laine permet de s’étirer amplement et de faire une légère sieste entre deux transactions pétrolières... Rien n’a été oublié afin de dorloter les passagers, allant même jusqu’à proposer dans chacune des portières arrière, un parapluie de marque Rolls-Royce!

Les trois Phantom ont des personnalités bien différentes autour d’un même thème : l’opulence. Il est difficile de leur trouver des défauts puisqu’elles s’adaptent souvent aux gouts des clients, laissant peu de place à la critique. Oui le gabarit est imposant, la consommation de carburant choque et la facture frise le demi-million, mais il reste que ces voitures comblent parfaitement les désirs de leur propriétaire.

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