MINI Hayon 2014: Des jouets enivrants

Publié le 1er janvier 2014 dans 2014 par Sylvain Raymond

Lorsque BMW a décidé de relancer la marque MINI en 2001, plusieurs avaient été déçus de voir apparaitre un modèle modernisé, relativement éloigné de la Mini originale. Qui plus est, la nouvelle MINI n’avait rien d’un modèle d’entrée de gamme. On l’a plutôt commercialisée comme un objet tendance, bourré de luxe et d’options onéreuses comme seuls les constructeurs germaniques savent le faire.

Plusieurs années plus tard, on comprend que cette décision a facilité la survie de la MINI à long terme. N’étant pas encarcanée dans un style et une idéologie rétro, on a pu mieux faire évoluer la voiture au fil des années. En fait, BMW s’est littéralement éclatée avec cette marque en proposant des livrées carrément démentes. Afin d’éviter la périclité du modèle, on ne s’est pas contenté de décliner la MINI en de multiples versions, mais on a bâti, avec le temps, une gamme complète. La MINI n’est pas qu’une voiture, elle est devenue une marque mature. Cette année, il n’y a pas moins de 30 versions différentes proposées à travers huit carrosseries distinctes si l’on inclut la nouvelle Clubvan.

Le plus surprenant dans le développement de la gamme, c’est surtout l’excentricité de certains modèles. On a bien des versions traditionnelles auxquelles on s’attendait (coupé, cabriolet…), mais on est carrément sorti des sentiers battus avec des MINI assez étonnantes. Est-ce qu’elles se vendent toutes bien? Non, mais on ne peut accuser BMW de conformisme!

Une troisième génération bientôt offerte
La MINI originale à hayon arrive à terme alors que la troisième génération sera introduite plus tard en 2014. On étire pour le moment sa production jusqu’à la fin 2013 en attendant l’arrivée de cette variante. On ne voudrait pas se retrouver sans inventaire. Du reste, la MINI cabriolet, le Coupe et le Roadster continuent d’être produits en livrée 2014 en attendant qu’eux aussi passent sous les traits de la nouvelle génération durant les prochaines années.

La MINI à hayon, cabriolet, Roadster ou Coupe partagent le même châssis et les composantes mécaniques. C’est principalement l’enrobage qui les distingue. La version à hayon est la plus pratique du lot et sans aucun doute le modèle le plus vendu depuis le retour de la célèbre voiture. Un brin plus exotique, le cabriolet ajoute aux plaisirs avec son toit amovible qui permet de profiter de la conduite à ciel ouvert. À l’opposé, les MINI Roadster et Coupe sont beaucoup moins pratiques puisqu’ils ne peuvent accueillir que deux passagers, mais il s’agit des MINI les plus agréables à conduire, de vrais jouets.

Au chapitre des déclinaisons, on utilise la même stratégie pour toutes ces variantes. On a tout d’abord une version de base qui renferme un moteur atmosphérique de 1,6 litre développant 121 chevaux. La livrée la plus intéressante, et qui propose le meilleur ratio prix/plaisir, est la Cooper S qui bénéficie de plus de pep grâce à son moteur turbocompressé, portant sa puissance à 181 chevaux. Ce chiffre peut sembler assez conservateur, surtout de nos jours, mais si l’on tient compte du poids peu élevé de la voiture, on s’aperçoit que l’on a tout un bolide entre les mains. Tout comme la version de base, la Cooper S peut être équipée d’une boite manuelle à six rapports ou d’une automatique en option.
On retrouve finalement au sommet de la gamme la MINI John Cooper Works véritable petite bombe avec ses 208 chevaux développés à 6 000 tr/min et son couple de 192 lb-pi accessible entre 1 850 et 5 600 tr/min. Vous obtenez pour ce prix une bagnole capable de faire rougir — sur un circuit — bien des rivales beaucoup plus dispendieuses.

Plaisir de conduite assuré
Peu importe la carrosserie, toutes les MINI ont un point en commun, leur plaisir de conduite inné. Ce facteur est décuplé dans le cas des versions Coupe et Roadster puisqu’elles comportent tout l’ADN des autres modèles, avec un zeste supplémentaire au chapitre du dynamisme. C’est surtout leur format compact et leur agilité qu’on apprécie. On a la sensation d’être littéralement lié à la route, tant par la hauteur réduite de la voiture que par la visibilité à bord, la bonne position de conduite et surtout, la direction qui communique fidèlement le travail des roues. Voilà une bagnole de choix si vous décidez de vous éclater sur un circuit de temps à autre.

Si vous disposez du budget nécessaire, il est difficile de ne pas craquer pour l’édition JCW (John Cooper Works), mais sinon, la Cooper S, s’avère véritablement la plus intéressante du lot. Son prix est moins indécent que celui de la JCW et ses performances sont amplement suffisantes. Son moteur de 181 chevaux livre sa puissance instantanément et même à plus grande vitesse, il ne perd pas de sa fougue, élément plus rare pour un moteur turbo. Une commande Sport engage des réglages plus dynamiques, mais surtout, elle modifie la sonorité de l’échappement. On obtient même quelques injections d’essence supplémentaires lorsque l’on relâche l’accélérateur, produisant une pétarade dans l’échappement, une petite attention intéressante. Au chapitre du confort, avec sa suspension un peu plus souple, le roadster se conduit davantage en douceur que le coupé qui, lui, est ultrarigide.

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