Mazda Mazda6 2015: Belle, simple et efficace

Publié le 1er janvier 2015 dans 2015 par Jacques Duval

L’an dernier a marqué l’entrée en scène de la troisième itération de la berline de format intermédiaire de Mazda. Si la première génération a connu un franc succès, notamment grâce à ses trois différentes formes de carrosserie et même d’une surprenante version «Speed » à rouage intégral, la seconde génération ne fut pas aussi populaire. Mazda a compris le message et a redonné à la 6 le dynamisme qu’elle avait perdu.

Quand la concurrence s’appelle Accord, Camry et Sonata pour ne nommer que celles-là, mieux vaut en offrir davantage pour espérer jouer les troubles-fête. Tandis que la tendance est à l’hybridation, Mazda prend une voie différente en proposant la « technologie » SKYACTIV. Le terme est peut-être ronflant et probablement vendeur, mais cela ne veut pas dire pour autant que c’est inefficace. Les ingénieurs ont augmenté le taux de compression du moteur atmosphérique, réduit la friction de ses composantes et retravaillé le convertisseur de couple de la transmission automatique afin d’atténuer le glissement. L’aérodynamisme a aussi eu droit à une attention particulière. Au final, on n’a rien inventé mis à part l'appellation « SKYACTIV», mais l’important c’est que ça marche. Comme quoi les solutions simples peuvent être drôlement efficaces. Surtout qu’il n’y a aucune pile ou de moteur secondaire à traîner contrairement à un véhicule hybride, ce qui a une énorme influence sur le poids.

Sobre, mais amusante

Après une semaine d’utilisation un quart en ville et le reste sur la route, la consommation moyenne s’est établie à 7,4 litres aux 100 kilomètres. Les sceptiques sont confondus et la Mazda6 prouve qu’il est possible de consommer peu, sans sabrer l’agrément de conduite. Car oui, elle est dynamique et elle n’a certainement pas usurpé son onomatopée « Vroum Vroum ». Elle bénéficie d’un châssis solide auquel est boulonnée une suspension à la calibration plutôt ferme, laissant très peu de place au roulis. En effet, la 6 est d’une étonnante neutralité en virage et on en oublie presque que tous les éléments mécaniques reposent sur le train avant. La direction à assistance variable offre également une bonne sensation de la route.

Malgré une puissance de 184 chevaux qui peut sembler un peu modeste, la Mazda6 parvient à boucler le sprint 0-100km/h en 8,3 secondes. Un surplus de puissance serait futile et risquerait de créer un effet de couple dans le volant. Remercions Mazda de ne pas avoir franchi le seuil raisonnable de 200 chevaux pour sa berline tractée.

En beauté

Bien que les goûts ne se discutent pas, il faut souligner que la Mazda6 ne manque pas de faire tourner les têtes par son élégance et une certaine communion esthétique avec des voitures beaucoup plus chères. Bref, on peut lui décerner le titre de la plus jolie berline japonais sur le marché, du moins parmi les intermédiaires. En revanche, ses lignes tendues, notamment au niveau du pilier A, rendent l’accès à bord délicat. Ce même pilier étant très large, il obstrue aussi la visibilité à l’occasion.

Une fois à bord, on constate que l’espace ne manque pas et que les places arrière sont plus généreuses que ce que les formes extérieures laissent croire. D’ailleurs, le coffre aussi est vaste avec 419 litres de capacité. Famille et bagages peuvent donc voyager sans problème. Bien que les sièges soient confortables, certaines personnes trouveront peut-être que la suspension cogne un peu sèchement. C’est le prix à payer pour obtenir une tenue de route supérieure à la moyenne.

Derrière le volant, on trouve facilement une bonne position de conduite et toutes les commandes tombent aisément sous la main. Si l’équipement est complet, il y a cependant un gadget dont on pourrait se passer ou que l’on devrait pouvoir condamner. J'explique. Quand on désire rouler à une vitesse stabilisée et surtout sans excéder les limites, le régulateur de vitesse est un outil qui vaut son pesant d’or. Or, avec le régulateur de vitesse « intelligent » en fonction, on réalise après un certain moment qu’on ne rattrape jamais le véhicule qui nous devance, bien que ce dernier roule moins vite : c’est normal, la Mazda6 a décidé de ralentir à la même vitesse que ce véhicule. Il devrait être possible d'utiliser le régulateur de vitesse de façon classique et de simplement doubler le véhicule qui nous précède lorsque le moment est venu. Comme on ne nous le permet pas, on se retrouve à mettre ce satané régulateur de vitesse hors tension et à s’en passer. Heureusement, il n’est offert qu’avec un groupe d’options sur la livrée la plus luxueuse. Remarquez que cet inconvénient affecte plusieurs véhicules, et pas juste chez Mazda.

La Mazda6 a presque tout pour réussir, pour autant que les acheteurs potentiels daignent l’essayer. Jolie, dynamique, spacieuse et économique en carburant : que demander de plus?

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