Chrysler 200 2015: Troisième essai réussi

Publié le 1er janvier 2015 dans 2015 par Benjamin Hunting

Que faire quand on a tout essayé pour séduire les acheteurs de berlines intermédiaires et que ça ne fonctionne toujours pas? Appeler l’équipe Alfa Romeo à la rescousse! En tout cas, c’est ce qu’a fait Chrysler avec son modèle 200. Fiat, la société mère, a fourni la plate-forme de la Giulietta et les ingénieurs sont partis de là. Résultat : une toute nouvelle Chrysler 200.

Élégante et bien équipée
Et tant qu’à repartir à zéro, aussi bien le faire avec style. Le devant de la voiture affiche des lignes élégantes et sculptées, avec des phares bien intégrés et une calandre mince ornée du logo ailé de Chrysler. L’œil se dirige ensuite en douceur vers l’arrière en suivant la pente inclinée du toit. En vue trois quarts arrière, on dirait presque un hatchback.

La plate-forme européenne de la Chrysler 200 est semblable à celle de la berline compacte Dodge Dart, ce qui signifie qu’il n’y a pas autant d’espace à l’intérieur que dans d’autres véhicules de format intermédiaire. De plus, la pente du toit réduit sensiblement la taille des portes arrière, compliquant un peu l’accès à la banquette, même pour les passagers de taille modeste.

Une fois bien installé à l’intérieur, toutefois, on se retrouve dans un univers vraiment plus agréable qu’avant. Avec ses matériaux beaucoup plus souples et son design tout en courbes, l’habitacle de la 200 est à présent au même niveau que celui de ses rivales. L’espace pour les jambes est suffisamment grand, à l’avant et à l’arrière. Côté technologie, on retrouve la dernière version de l’interface Uconnect. Ce système à écran tactile est l’un des meilleurs sur le marché avec son graphisme réussi, sa vitesse d’opération et sa facilité d’utilisation. Les versions de base sont dotées d’un écran Uconnect plus petit. Dans tous les modèles, c’est maintenant une molette rotative sur la console centrale qui commande la transmission automatique. Chrysler avait pour objectif de rendre la 200 plus cossue que jamais auparavant. Force est d’admettre que l’objectif a été atteint, surtout si l'on opte pour les déclinaisons 200S ou 200C (plutôt que les LX ou Limited, plus modestement équipées).

Beaucoup de vitesses et deux moteurs
La transmission automatique compte neuf vitesses, une première dans cette catégorie. Conçue en fonction de l’économie d’essence, la boîte fonctionne particulièrement bien avec le V6 Pentastar de 3,6 litres offert en option. Ce moteur produit 295 chevaux et un couple de 262 lb-pi. Son fonctionnement est doux et il livre des accélérations respectables, presque sportives, et certainement plus enlevantes que celles des anciens modèles. Avec le Pentastar, on peut choisir la traction avant ou intégrale.

Malheureusement, le mariage entre le moteur de base et cette transmission neuf vitesses est moins réussi. Le quatre cylindres Tigershark de 2,4 litres livre une bonne puissance : 184 chevaux pour un couple de 173 lb-pi. Mais quand vient le moment de rétrograder, la transmission est hésitante, et le passage des vitesses est particulièrement sec entre le premier et le second rapport. Il en résulte une expérience de conduite nettement moins agréable qu’avec le V6. Je suppose qu’avec son couple plus abondant, le six cylindres masque en bonne partie le côté rugueux de la transmission. En ce qui concerne l’efficacité énergétique, par contre, Chrysler peut dire mission accomplie : les deux moteurs consomment 25 % moins d’essence que lorsqu’ils étaient dans les modèles de la génération précédente.
 
Sur les Chrysler 200 munies du moteur Pentastar, on a l’impression que la suspension garde la voiture mieux ancrée au sol. Cela dit, toutes les versions offrent un roulement stable et confortable, peu importe les conditions routières. C’est seulement si l'on pousse la 200 un peu plus fort dans les virages que l’on commence à voir apparaître la différence de calibration entre les modèles à quatre et à six cylindres. Mais cette berline n’est pas conçue pour les slaloms de toute façon. C’est une voiture qui se veut agréable pour aller au travail ou pour emmener la famille en voyage. Dans cette perspective, elle est très réussie.

Pour résumer, la Chrysler 200 2015 est plus belle, plus luxueuse et plus confortable que le modèle qu’elle remplace. Et si l'on opte pour le V6, on peut également ajouter qu’elle offre une conduite clairement supérieure. Avec le moteur quatre cylindres, elle perd quelques points à cause du caractère rugueux de la transmission automatique.

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