Infiniti QX50 2015: Grand luxe format compact

Publié le 1er janvier 2015 dans 2015 par Gabriel Gélinas

Élaboré à partir de la plate-forme FM (Front Midship) qui sert également de base à la berline Q50, le QX50, autrefois appelé EX35 puis EX37, est officiellement présenté comme un véhicule multisegment par la division de véhicules de luxe de Nissan, mais on pourrait facilement le qualifier de Q50 à cinq portes surélevé, tellement son comportement nous rappelle celui de la berline sport à traction intégrale.

Évidemment, le niveau de performance n’est pas le même puisque le QX50 affiche plus de kilos à la pesée ainsi qu’un centre de gravité plus élevé, mais le multisegment offre une expérience de conduite qui est sportive, sans toutefois l’être autant que la berline dont il est dérivé. Malgré tout, il offre un bon comportement routier et un bel équilibre entre tenue de route et confort.

La motorisation est assurée par l’omniprésent V6 de 3,7 litres qui équipe plusieurs modèles d’Infiniti et de Nissan et qui développe 325 chevaux à 7 000 tr/min et 267 livres-pied à 5 200 tr/min sous le capot du QX50. Performant et souple, ce moteur est jumelé à une boîte automatique à sept rapports ainsi qu’au rouage intégral ATTESA qui priorise la propulsion, ce qui explique en partie pourquoi le QX50 marque des points pour l’agrément de conduite. Le moteur réagit aussi très rapidement pour varier la répartition de couple entre les trains avant et arrière en cas de besoin. Les deux seuls bémols que l’on peut émettre au sujet de la motorisation du QX50 est l’obligation de carburer au super et la sonorité du V6 qui peut s’avérer un peu rugueuse lorsqu’on s’approche de sa limite de révolutions.

Une tenue de route impressionnante
Pour ce qui est de la tenue de route, le QX50 impressionne avec sa direction qui est précise et qui demande juste assez d’efforts pour que le conducteur prenne un véritable contact avec la route au travers du volant. Ce n’est que lorsque le QX50 est poussé à son absolue limite que la tendance au sous-virage typique d’une traction intégrale se fait sentir. Cependant, en conduite normale ou même un brin sportive, le QX50 fait preuve d’un aplomb remarquable en raison d’une répartition presque optimale des masses entre les trains avant et arrière. Le freinage est à la hauteur des performances livrées par le moteur et le châssis et s’avère très efficace en toutes circonstances.

Un habitacle à la finition soignée
À bord, le charme opère et le QX50 séduit par son habitacle dont la présentation est soignée jusque dans les moindres détails. Les matériaux sont de qualité, la finition est irréprochable et le QX50 propose un environnement intimiste et feutré grâce à une disposition à double cockpit. Il suffit de s’attarder aux détails du pommeau du levier de vitesse ou au pli et aux coutures des cuirs pour se rendre compte que l’effet d’un véhicule de luxe est bel et bien présent ici. Le QX50 peut également être pourvu d’un arsenal d’équipements de pointe qui sont proposés en option comme le système de quatre caméras (à l’arrière, à l’avant et sur les deux côtés) dont les images projetées sur l’écran central rendent les manœuvres de stationnement d’une simplicité désarmante. Moins apprécié, mais tout de même efficace, le système LDW (lane departure warning) fait entendre un signal sonore lorsque le véhicule chevauche ou traverse une ligne peinte sur la chaussée et que le conducteur n’a pas enclenché son clignotant au préalable. Un régulateur de vitesse adaptatif est également au programme sur le modèle pleinement équipé.

C’est du côté des considérations pratiques que le QX50 a de la difficulté à rivaliser avec certains concurrents directs, notamment le RDX d’Acura. Le hayon arrière du QX50 est en aluminium, ce qui le rend très facile à ouvrir ou à fermer, et les dossiers des sièges arrière peuvent être rabattus ou relevés au moyen d’une commande électrique. Ces deux éléments positifs ne peuvent malheureusement pas compenser le volume de chargement limité du QX50 qui souffre beaucoup de la comparaison directe avec ses principaux rivaux. De plus, le dégagement pour les jambes des passagers prenant place à l’arrière est très limité. Il faut donc comprendre que le QX50 conviendra mieux à des couples qui n’ont pas encore d’enfants ou à ceux dont la progéniture a quitté le nid familial.

Somme toute, le QX50 marque des points pour la qualité de son comportement routier, ses performances relevées et son rouage intégral sophistiqué, mais ce sont les considérations pratiques qui plombent son score final.

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