Audi Q5 2015: De tout pour tous

Publié le 1er janvier 2015 dans 2015 par Gabriel Gélinas

Avec le Q5, un VUS de luxe, Audi fait flèche de tout bois. Proposé avec des motorisations hybride, turbodiesel et surcompressée à essence, le Q5 permet à la marque allemande d’occuper plusieurs créneaux. Lancé l’an dernier en Amérique du Nord, le modèle TDI s’avère être le plus intéressant de la gamme.

Le Q5 TDI d’Audi se démarque par sa consommation chiffrée à seulement 6,5 litres aux 100 kilomètres sur l’autoroute, le moteur tournant à moins de 1 800 tours/minute alors qu’il file à 120 kilomètres/heure. Pour un utilitaire à rouage intégral qui affiche 2 030 kilos à la pesée (le modèle TDI est plus lourd que les modèles carburant à l’essence), cette cote de consommation est pour le moins impressionnante et s’explique en partie par le fait que le Q5 TDI est doté d’une transmission automatique à huit rapports, ce qui en fait un véhicule particulièrement bien adapté pour couvrir de longues distances avec armes et bagages.

428 livres-pied de couple
Dans ce créneau, Mercedes-Benz offre une version alimentée au gazole de son GLK et BMW vient tout juste d’ajouter un modèle diesel pour son X3, mais ces deux concurrents directs sont animés par des moteurs quatre cylindres alors que le Q5 TDI peut compter sur un V6 turbocompressé de 3,0 litres développant 240 chevaux mais surtout 428 livres-pied de couple dès 1 750 tours-minute. Voilà qui explique pourquoi le Q5 TDI fait le sprint de 0 à 100 kilomètres/heure en 6,7 secondes, mettant seulement une demi-seconde de plus que le Q5 TFSI dont le V6 suralimenté par compresseur carbure au super sans-plomb. Il faut juste apprendre à composer avec une légère hésitation au décollage, avant que le turbo n’entre en action. Quant au Mercedes-Benz GLK à motorisation diesel, précisons qu’il est carrément largué par le Q5 TDI en accélération franche ainsi que lors des reprises ce qui n'est pas étonnant lorsque l'on considère que le couple du GLK diésel est chiffré à 369 livres-pied alors que celui du Q5 TDI est de 428 livres-pied.

Sur la route, le Q5 TDI impressionne également par sa conduite plus agréable avec une direction plus précise et des freins qui sont plus faciles à moduler par rapport au GLK. La conjonction du rouage intégral quattro et de la boîte automatique à huit rapports fait en sorte que le Q5 TDI s’est moqué littéralement de l’hiver plutôt difficile que nous avons connu. Conduire le Q5 TDI, c’est pouvoir compter sur un couple abondant qui facilite les manœuvres de dépassement sur les routes secondaires et les entrées sur l’autoroute, tout en appréciant la grande quiétude qui règne à bord. En effet, le moteur ne nous rappelle qu’il carbure au diesel seulement au démarrage et, en plus, la boîte automatique se fait oublier par le passage presque imperceptible des rapports. Et si l’on poursuit la comparaison directe avec le GLK, le Q5 se démarque complètement de son rival germanique pour ce qui est de la qualité des matériaux et de la finition intérieure, un domaine où Audi s’impose en maître par rapport à la concurrence.

Bien sûr, le Q5 TDI est plus cher à l’achat que les modèles alimentés à l’essence et il est également plus rare sur le marché en raison d’une allocation plus limitée, ce qui pose parfois problème pour les concessionnaires canadiens de la marque qui pourraient en vendre un plus grand nombre d’unités. Mais pour ceux qui peuvent mettre la main sur un Q5 TDI, les avantages sont nombreux et indéniables.

La version sport
Le SQ5 est le modèle à vocation sportive de la gamme. Il affiche des éléments provenant de la ligne S comme la calandre et le diffuseur arrière de couleur gris platine, les rétroviseurs latéraux de couleur aluminium et les échappements à quatre embouts. Dans l’habitacle, le SQ5 reçoit un volant multifonction à trois branches avec paliers de changements de vitesse, un levier de vitesses en cuir et aluminium, un pédalier avec inserts en aluminium et des cadrans à fond gris avec aiguilles blanches. Sur la route, c’est une pure merveille, rien de moins, car sa tenue de route est largement bonifiée grâce à une monte pneumatique surdimensionnée assurée par des jantes de 20 pouces en équipement de série (des roues de 21 pouces sont proposées en option), des freins plus performants, des suspensions qui adoptent des calibrations plus fermes, et une assiette abaissée de 30 millimètres. Sous le capot des SQ5 livrables en Amérique du Nord, le V6 à essence suralimenté par compresseur remplace le moteur turbodiesel de la version européenne. Fort de ses 354 chevaux et 347 livres-pied de couple, ce moteur permet au SQ5 de s’exprimer pleinement ce qui bonifie largement l’agrément de conduite.

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