Volvo V60 2015: Beauté scandinave chic et pratique

Publié le 1er janvier 2015 dans 2015 par Marc Lachapelle

La familiale sport V60 marque le retour du constructeur suédois dans une catégorie dont il a longtemps été reconnu comme le maître chez nous. Question d’atomes crochus entre Nordiques, peut-être. La V60 nous arrive avec une motorisation qui va du moteur écolo au cœur d’athlète. Ce n’est, parait-il, que le début d’une renaissance des familiales chez Volvo. Comme entrée en matière, c’est prometteur.

Les familiales Volvo, spacieuses, sûres et solides, ont eu leurs inconditionnels au Québec pendant quelques décennies. Surtout les séries 850 et V70, construites sur une architecture moderne à traction ou quatre roues motrices, qui ont grandement rajeuni l’image et la clientèle.

C’est ce que tente à nouveau le constructeur suédois avec la V60, une familiale svelte et racée qui partage la même structure que la berline intermédiaire S60. Leurs dimensions extérieures sont identiques mais la V60 est évidemment plus spacieuse, avec une ligne de toit et des glaces latérales qui s’incurvent et se referment doucement vers l’arrière. Elle n’a vraiment rien des familiales Volvo anguleuses d’antan et ressemble plutôt à un long coupé de l’arrière.

Le hayon, flanqué de blocs optiques verticaux qui épousent le galbe des ailes, s’ouvre sur un coffre de 430 litres, sous la ligne de vision. On peut tripler son volume, ou presque, en repliant le dossier de la banquette arrière, découpé en trois sections asymétriques (20/40/20). D’une main, on extrait aussi de l'assise les sièges d’appoint pour jeunes enfants.

De sage à légèrement sauvage
Quatre moteurs possibles pour la V60, tous turbocompressés. Pour la T5 Drive-E, la seule traction de la famille et la seule à profiter d’une boîte automatique à 8 rapports, un quatre cylindres de 2,0 litres et 241 chevaux. Ensuite un cinq cylindres en ligne de 2,5 litres et 250 chevaux pour la T5 à quatre roues motrices, un six cylindres en ligne de 3,0 litres et 300 chevaux pour la T6 et un autre qui fournit 325 chevaux à la R-Design. Celle-là atteint les 100 km/h en 6,2 secondes et parcourt le 1/4 de mille en 14,4 secondes avec une pointe à 159,5 km/h. Le tout dûment vérifié.

Il y a aussi la V60 Polestar, un modèle de performance mis au point par la division de performance de Volvo et offert en nombre très limité. À son moteur de 345 chevaux s’ajoutent une structure renforcée, une suspension plus ferme avec des amortisseurs Öhlins, des freins plus grands pincés par des étriers Brembo à six pistons à l’avant, des sièges et un volant sport en plus d’ajouts aérodynamiques. Un bel étalon, quoi!

À l’autre extrême de ce spectre, Volvo a vendu des milliers d’exemplaires de sa V60 Hybride rechargeable en Europe. Elle combine un cinq cylindres diesel de 2,4 litres et un moteur électrique pour une consommation de 1,8 L/100 km et 50 km d’autonomie électrique. Elle ne viendra pas chez nous, mais Volvo promet plus écolo et frugal encore avec de nouveaux moteurs à essence Drive-E.

En finesse plus qu’en vitesse
Le tableau de bord de la V60 R-Design, découvert dans la S60, comporte des cadrans et affichages électroniques regroupés en trois thèmes : élégance, éco (en vert) et performance, sur fond rouge, où un compte-tours remplace l’indicateur de vitesse. C’est superbement clair, amusant et utile.

Par contraste, l’écran central parait petit et vieillot si on le compare à ce qu’on voit chez les meilleures rivales actuelles. Sans compter que la navigation à travers les différents menus est souvent aux antipodes de l’ergonomie et de la convivialité. On s’ennuie également de l’affichage d’alertes en temps réel sur la circulation, par exemple, dans un système de navigation qui n’est plus à la fine pointe.

Le régulateur de vitesse adaptatif, par contre, est vraiment au point. Il maintient l’écart choisi, ajuste la vitesse progressivement et amène la V60 à l’arrêt en plein trafic, sans limites de temps apparentes. Il suffit de toucher l’accélérateur pour repartir ensuite en douceur. À la rubrique verte, il n’y a d’ailleurs pas de coupe-moteur dans la V60 R-Design.

Les sièges avant sont bien sculptés et offrent une fusion à peu près idéale de confort, de maintien et de facilité d’accès. C’est ce à quoi le constructeur suédois nous a habitués depuis des lustres. La position de conduite est à l’avenant, avec une mise en mémoire des réglages du siège efficace, sauf pour la contorsion du poignet qu’elle exige. Le repose-pied est par contre étroit pour la pointe de votre soulier gauche.

La qualité de roulement est dans le registre sport. La carrosserie est solide et les chocs bien filtrés, sans les réactions sèches des modèles R d’antan. Volvo a donc enfin trouvé la recette de structures plus rigides et de tarages d’amortisseurs justes. Les passionnés du groupe Polestar y sont sans doute pour quelque chose. Tant mieux. Cela augure bien pour la suite.

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