Électricité vs hydrogène : Conclusion - Quel est le meilleur?

Publié le 30 octobre 2015 dans Dossiers et conseils par Marc-André Gauthier

Quelle est la meilleure solution entre l'électricité et l'hydrogène? Quel type doit-on privilégier pour l’avenir?

Malheureusement, nous ne pourrons pas en arriver à une conclusion définitive aujourd’hui, tout simplement parce que les deux comportent des avantages et des inconvénients, mais malgré tout, l’option tout électrique se détache…

L’hydrogène, une solution pour le présent seulement?
L’intérêt de l’hydrogène n’est pas au chapitre de l’autonomie. En effet, avec un plein, un  Hyundai Tucson à l’hydrogène peut franchir 424 kilomètres, ce qui représente ce que vous obtiendrez avec une Tesla Model S munie du groupe moteur de 85 kWh. Son intérêt réside plutôt dans la durée de la recharge qui se fait en quelques minutes à peine, tandis que recharger pleinement une voiture électrique prend des heures, et ce, même sur du courant de 240 volts. Il y a bien les « superchargeurs » de Tesla et les bornes de Niveau 3, mais on ne les retrouve pas partout.

Comme nous le mentionnions en parlant des batteries aluminium-air, l’avenir des piles appartient au graphène (#30552). Si en ce moment les voitures électriques sont longues à recharger, ce ne sera pas toujours le cas. Ainsi, l’hydrogène répond à un problème contemporain, et non futur, ce qui menace sa viabilité.

Une simple question d’efficacité
Nous avons rencontré Frédérick Lamarre-Parent, un ingénieur junior en mécanique travaillant pour DMB Reflex, une entreprise oeuvrant dans le domaine de l’automobile. M. Lamarre-Parent soulève un point intéressant au chapitre de l’efficacité énergétique, un point qui va en faveur des voitures électriques conventionnelles.

Selon lui, le plus grand problème des voitures à hydrogène est le procédé ultra-énergivore servant à séparer l'oxygène de l'hydrogène. Pour ce faire, il faut faire passer un courant électrique dans l’eau, et ce, pour produire une quantité infime d’hydrogène.

« On dépense, dit-il, une énorme quantité d'énergie pour en stocker une toute petite quantité afin d'alimenter la pile à combustible. Au Québec, ce n’est pas dramatique, car on produit notre énergie avec de l'hydroélectricité, mais la majorité de la planète produit encore son électricité au charbon ».

M. Lamarre-Parent fait également remarquer que « si l’on imagine la chaîne : on brûle du charbon pour faire de l'électricité (super polluant), on prend cette électricité pour faire de l'hydrogène, et ensuite on fait fonctionner une pile a combustible pour retransformer le tout en électricité. Ça fait trois transformations au lieu d'une seule, soit brûler le pétrole directement dans le moteur. Avec les piles au lithium on sauve une étape, il y a moins de perte et, au final, le procédé est plus efficace. »

Donc, d’un point de vue environnemental, l’hydrogène ne serait pas si vert qu’il en a l’air.

Mais, fait remarquer l’ingénieur, « le lithium des batteries électriques peut aussi être polluant s’il n’est pas récupéré convenablement, et la disponibilité des matériaux qui entrent dans la fabrication de ces piles n’est pas garantie pour l’avenir ». 

Si l’on doit trancher, la conclusion est plutôt simple : les véhicules 100 % électriques sont plus efficaces énergétiquement que les voitures à l’hydrogène, et avec ce genre de véhicule, c’est l’efficacité que l’on recherche. Cependant, les voitures à hydrogène sont plus accommodantes que les voitures électriques à l’heure actuelle, pour autant que l’on habite dans un secteur où l’approvisionnement est simple, et qui sait, peut-être qu’une technique de production d’hydrogène plus efficace se pointera un jour.

Comment se déroulera l’évolution de ces deux technologies? Le futur s’annonce passionnant!

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