BMW 750Li 2016 : la grande vie

Publié le 3 septembre 2015 dans Premiers contacts par Costa Mouzouris

Parfois, des voyages de presse permettent à nous, les gens de la classe ouvrière, de vivre l’expérience d’un style de vie que l’on n’atteindra jamais. Un bref moment dans la peau d’une mince portion de la société, qui mange dans des restaurants arborant une plaque Relais & Château et faisant étalage de son statut social comme membre d’un club élite d’établissements haut de gamme.

De passage dans une grande ville comme New York, cette classe supérieure de la société ne fouille pas sur Internet pour dénicher un hôtel à rabais : ils réservent une nuit au Park Hyatt, où les chambres sont offertes à partir de 1 100 $ US. Ils ont les moyens de survoler le chaos du trafic de Manhattan à bord d’un hélicoptère, qui les attend à proximité pour les transporter à leur réunion du dîner, dans une fraction du temps qu’il leur faudrait pour s’y rendre en voiture.

Voilà les expériences que les sympathiques gens chez BMW nous ont permis de vivre lors du lancement international de la nouvelle berline de Série 7, tenu dans la ville de New York ainsi qu’au circuit privé du Monticello Motor Club. Ces opportunités exclusives ont fait ressortir le côté luxueux de la Série 7.

Six générations de la Série 7

L’édition 2016 marquera le début de la sixième génération de la berline porte-étendard de BMW. Elle est née en 1977, et à l’exception de cette première génération, qui a roulé sa bosse durant une décennie, la Série 7 subissait une refonte totale tous les sept ans.

Chaque fois, elle gagnait graduellement en raffinement, et cette dernière génération a été lourdement révisée, d’abord en subissant une perte de poids. On a emprunté quelques avancées technologiques à la BMW i3 et la BMW i8, notamment l’utilisation de fibre de carbone dans la plateforme. Chez BMW, on intitule cet agencement de châssis et de matériaux Carbon Core, qui comprend de l’acier, de l’aluminium et de la fibre de carbone. Tout ceci procure une plateforme plus rigide tout en permettant une réduction de poids allant jusqu’à 86 kilos par rapport à une Série 7 sortante, à équipement égal.

Toutefois, même si BMW a toujours mis l’accent sur les performances de sa Série 7, cette dernière version obtient une dose supplémentaire de luxe. En fait, ce qui se trouve sous le capot n’est probablement pas si important pour la plupart des propriétaires de Série 7, pourvu que le moteur soit à la hauteur. Et le V8 biturbo de 4,4 litres, révisé dans la 750Li à l’essai, fait un excellent boulot.

Il est doux, silencieux et permet à la version à empattement allongé de la voiture à boucler le circuit de Monticello Motor Club, un complexe privé bien caché dans les collines à environ deux heures au nord de New York City, à une cadence étonnamment rapide avec le mode Sport activé.

La voiture accélère avec une riche sonorité de l’échappement qui n’offusque pas les sens, mais les caresse plutôt avec un ronronnement apaisant. Les 445 chevaux du moteur sont amplement suffisants pour nous caler profondément dans le siège du conducteur en cuir matelassé de la 7, doté d’une fonction de massage par surcroît. Ou si nous préférons les statistiques, elle peut accélérer de 0 à 96 km/h (0-60 miles à l’heure) en 4,3 secondes.

Le six cylindres en ligne turbo de 3,0 L est également de retour, obtenant cinq chevaux supplémentaires pour 2016. Les deux moteurs sont couplés à une boîte automatique à huit rapports qui travaille avec une telle fluidité que l’on doit presque jeter un coup d’œil au compte-tours, au sein de l’affichage configurable de 31 cm, pour s’apercevoir des changements de rapport. Seulement des versions à rouage intégral seront offertes au Canada.

Sérénité parfumée

On ne canalise pas la sonorité du moteur dans l’habitacle serein de cette opulente berline pleine grandeur; l’expérience de conduite de la 750Li mise sur le luxe raffiné, avec une cabine presque complètement isolée des bruits déplaisants de la route. Et lorsque le mode Comfort Plus est sélectionné, le roulement est douillet sans être trop spongieux ou mollasse.

On peut également combler notre sens olfactif avec l’ensemble d’air ambiant. Ce dernier pompe une de deux fragrances (huit sont disponibles) dans l’habitacle, avec trois niveaux d’intensité.

La surface de l’affichage à tête haute a été agrandie de 75 pour cent, la rendant donc plus facile à consulter. Dans l’écran central, on peut désormais bénéficier d’un système de vision périphérique, composé à l’aide de quatre caméras placées autour de la voiture. Des visions à 180 degrés, avant et arrière, pouvant détecter le trafic transversal qui approche, se sont avérées pratiques alors que je quittais le stationnement du Monticello Motor Club.

Le système iDrive de BMW comprend maintenant la reconnaissance gestuelle, pouvant capter cinq mouvements de la main afin de commander certaines fonctions. Par exemple, pour monter le volume de la chaîne audio, on n’a qu’à faire un mouvement circulaire de la main droite devant l’écran central et au-dessus du levier de vitesses, et le volume montera ou baissera selon la direction de nos gestes.

Les autres contrôles gestuels permettent de répondre ou de rejeter des appels ainsi que de changer la vision du système de caméras. On peut également programmer une commande gestuelle : celle de notre voiture à l’essai était réglée pour changer les postes de la radio.

Dorloter le chauffeur

Si l’on préfère se faire reconduire, pas besoin de s’inquiéter du bonheur de notre chauffeur. La cabine est somptueusement bien équipée, avec des sièges avant dotés d’une fonction massage, chauffants et ventilés ainsi que des commandes climatisation individuelles. De plus, l’expérience de conduite est tout aussi exaltante de ce qu’on s’attend d’une marque dont le slogan s’intitule « Le plaisir de conduire ».

À l’arrière, le groupe sièges Salon d’affaires, en option sur la version à empattement long, offre le confort et la commodité d’un aménagement en classe affaires à bord d’un avion moderne. Au toucher d’un bouton, le dossier arrière s’incline, le siège du passager avant s’avance et son dossier se rabat vers l’avant, et un repose-pied se déploie.

Un coussin douillet sur l’appuie-tête arrière procure la touche finale du confort total, ce qui nous incitera à faire un somme plutôt que de réviser ces rapports financiers sur notre ordinateur portable qui repose sur la table dépliable. Cette dernière se range dans la console centrale lorsqu’on n’en a pas besoin.

Dans ladite console, on retrouve également une tablette amovible Samsung permettant d’accéder aux commandes de climatisation, au système infodivertissement, aux réglages des sièges, à l’éclairage d’ambiance, au système de navigation ainsi qu’à la connexion WiFi intégrée à la voiture. Le fournisseur Bowers & Wilkins s’est occupé de la chaîne audio de 1 400 watts comprenant 16 haut-parleurs.

Pour une expérience toute particulière aux passagers, BMW a mis au point un éclairage extérieur unique qui projette plusieurs minces rayons au sol, nous guidant à la voiture sur un tapis de lumière blanche.

Comment on peut s’adhérer au club?

Afin de mettre l’accent sur les différences entre les marchés canadien et étatsunien, on peut choisir ici au Canada entre la 750i xDrive à 113 900 $ ou la 750Li xDrive (empattement long) à 117 900 $. Chez nos voisins du Sud, seule la version allongée est offerte. Selon les prévisions de la marque allemande, 55 pour cent des ventes devraient constituer la version courte : dans le cas de la génération sortante, la voiture à empattement court représentait 70 % des ventes, alors qu’aux États-Unis, c’était environ 15 %.

Les deux versions de la 750 seront disponibles chez les concessionnaires canadiens vers la mi-octobre. Les 740i xDrive et 740Li xDrive à motorisation six cylindres seront lancées tôt en 2016, suivies de la nouvelle 740e xDrive hybride enfichable. Les prix pour ces versions seront annoncés plus tard.

Fiche d'évaluation
Modèle à l'essai BMW Série 7 2016
Version à l'essai 750Li
Fourchette de prix 103 000 $ – 116 000 $
Prix du modèle à l'essai n.d.
Garantie de base n.d.
Garantie du groupe motopropulseur n.d.
Consommation (ville/route/observée) n.d.
Options M Sport package, Rear Executive Lounge Seating
Modèles concurrents Aston Martin Rapide, Audi A8, Jaguar XJ, Lexus LS, Mercedes-Benz Classe S, Porsche Panamera, Tesla Model S
Points forts
  • Style discret, mais élégant
  • Excellent comportement routier
  • Plus luxueuse que la génération précédente
  • Boîte de vitesses exceptionnelle douce
  • Siège arrière incroyablement confortable
Points faibles
  • Abandon de la motorisation diesel
  • Commandes gestuelles nécessitent une période d?aptation
  • Options feront grimper considérablement le prix
Fiche d'appréciation
Consommation 3.5/5 Notre estimation basée sur le rendement des versions précédentes
Confort 5.0/5 L’habitacle figure parmi les plus invitants sur le marché
Performances 4.0/5 Toujours lourde, mais gère son poids exceptionnellement bien
Système multimédia 4.0/5 Interface améliorée, avec des boutons sur la planche de bord si l’on préfère des commandes tactiles
Agrément de conduite 4.5/5 Notre chauffeur nous aimera bien
Appréciation générale 4.0/5 Remarquablement luxueuse
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