Ford Escape 2017 : tenter de rester au sommet

Publié le 13 mai 2016 dans Premiers contacts par Michel Deslauriers

CALGARY (Alberta) – L’Escape était le VUS le plus vendu au Canada en 2015. Et en 2014. En 2013 et 2012 aussi. Cet utilitaire compact a certainement contribué à la croissance de ce type de véhicule en Amérique du Nord, au détriment des ventes de voitures.

Il est encore très tôt pour déterminer si son règne se poursuivra en 2016. Toutefois, le roi de la montagne voit ses adversaires s’approcher du sommet, de tous les côtés. Et lorsque l’on est au sommet, on ne peut que redescendre.

Pour ne pas se faire pousser en bas de la côte par les Honda CR-V, Nissan Rogue, Jeep Cherokee et Toyota RAV4, entre autres, le Ford Escape 2017 a reçu plus de munitions et des armures plus résistantes.

Deux nouveaux moteurs

Le quatre cylindres turbo de 1,6 litre a été retiré en faveur d’un moteur EcoBoost de 1,5 l. Malgré sa plus faible cylindrée, ce dernier développe 179 chevaux avec de l’essence ordinaire, alors que le moteur de 1,6 l en produisait 178 en carburant au super.

Les performances du moteur EcoBoost de 1,5 litre sont tout à fait adéquates pour la circulation urbaine et la vie en banlieue. Toutefois, notre essai dans la région montagneuse entre Calgary et Jasper était un peu plus pénible pour le petit quatre turbo, mais l’on n’a pas eu trop de difficulté à dépasser le trafic roulant sous la limite permise. Rien de désagréable, mais au-dessus de 3 000 tr/min, le moteur devient bruyant.

Il y a aussi un nouveau quatre cylindres turbo EcoBoost de 2,0 litres qui remplace l’ancien… 2,0 litres. La fiche technique est presque identique entre les deux, mais le nouveau obtient un turbocompresseur à deux volutes pour produire 245 chevaux et un couple de 275 lb-pi. Une hausse de cinq dans les deux cas par rapport à l’ancienne génération du moteur.

Sur la route, l’EcoBoost de 2,0 l s’est montré beaucoup plus à l’aise dans les collines, même si l’on ne sent pas tout à fait la centaine de livres-pied de couple supplémentaire en le comparant au moteur de 1,5 l.

En consultant les spécifications de modèles 2016 et 2017 du Ford Escape, on se rend compte que la consommation des nouveaux moteurs ne s’est pas vraiment améliorée. Dans les deux cas, la moyenne en ville est un peu plus basse, alors que sur l’autoroute, elle est légèrement plus élevée.

La seule boîte de vitesse offerte est une automatique à six rapports. Globalement, ces deux nouvelles motorisations n’améliorent ni les performances ni l’économie d’essence de l’Escape. On doit quand même souligner que lors de notre essai, les deux moteurs ont livré une moyenne sous la barre des 10 l/100 km, selon l’ordinateur de bord. Fait cocasse : le 2,0 l s’est avéré moins énergivore que le 1,5 l.

Un troisième moteur est offert dans le Ford Escape 2017, comme c’était le cas l’an dernier. Le grand oublié, le mal-aimé quatre cylindres atmosphérique de 2,5 litres produisant 168 chevaux n’est disponible que dans la variante S de base à traction. Selon Ford, cette version ne compte que pour 3% des ventes de son VUS au Canada.

Nouvelles technologies

Afin de rendre le Ford Escape 2017 plus sécuritaire, le constructeur a ajouté en option un avertissement et une prévention de sortie de voie, des feux de route automatiques ainsi qu’un système de détection de somnolence et d’alerte du conducteur. La surveillance des angles morts est toujours disponible.

On peut maintenant équiper l’Escape d’un volant chauffant, d’un régulateur de vitesse adaptatif avec assistance au freinage ainsi que SYNC Connect. Ce dernier permet de se connecter à distance avec le véhicule à l’aide de notre appareil iPhone ou Android, et grâce à cette application, on peut démarrer l’Escape à distance, déverrouiller les portes et localiser son emplacement si jamais on ne sait plus où on l’a garé.

L’habitacle a peu changé par rapport à l’an dernier, mais la console centrale a été révisée pour ajouter des espaces de rangement. Le système multimédia SYNC 3, ajouté pour 2016, fonctionne extrêmement bien et son écran tactile est beaucoup plus sensible que celui de l’ancienne interface My Ford Touch.

Autrement, la conduite est pratiquement identique, et bien que les gens de Ford aient vanté l’insonorisation accrue de l’Escape, sur la route, du bruit de vent et de suspension était toujours présent, si peu soit-il.

Un style plus générique

La carrosserie du Ford Escape 2017 a aussi été revue. Afin de l’apparenter aux autres produits de la marque, surtout au Ford Edge, les blocs optiques ont été surdimensionnés et une calandre hexagonale a été ajoutée. Les feux arrière sont moins larges.

Malgré ses airs de famille, on trouve que l’Escape a perdu un peu de son originalité. Son style ressemble beaucoup à celui des VUS Hyundai, alors que la partie arrière semble être un croisement entre le design du Subaru Forester et du Nissan Rogue. Enfin, c’est avant tout une question de goût.

En revanche, un ensemble d’apparence sport est disponible sur les livrées SE et Titanium. Il ajoute des blocs optiques et des feux arrière noircis, des garnitures d’un noir reluisant, un porte-bagages noir et des jantes en alliage noir de 19 pouces. L’habitacle sera également rehaussé de sièges mi-tissu, mi-cuir avec surpiqûres contrastantes et un volant gainé de cuir. L’ensemble est sobre, mais réussi.

Le défi qui l’attend

Depuis le début de l’année 2016, l’Escape et ses adversaires sont nez à nez au chapitre des ventes, et les changements apportés à l’édition 2017 ne nuiront certainement pas à la popularité du Ford. Toutefois, les motorisations ajoutées n’apportent rien de vraiment nouveau, les améliorations dans l’habitacle sont minimes et les révisions esthétiques n’en font pas un VUS plus joli.

Néanmoins, des changements drastiques n’étaient pas nécessaires, car l’Escape était déjà agréable à conduire, spacieux, bien équipé et polyvalent. De plus, il est maintenant plus sécuritaire. La version la plus intéressante, c’est la SE à rouage intégral, vendue à partir de 30 000 $ avant les frais de transport et de préparation.

On verra d’ici la fin de l’année si ses rivaux réussissent à pousser l’Escape en bas de la colline pour lui faire perdre son titre de roi de la montagne, mais ils devront travailler fort pour y arriver.

Fiche d'évaluation
Modèle à l'essai Ford Escape 2017
Version à l'essai Titanium 2.0 EcoBoost TI
Fourchette de prix 25 099 $ – 35 999 $
Prix du modèle à l'essai 35 999 $
Garantie de base 3 ans/60 000 km
Garantie du groupe motopropulseur 5 ans/100 000 km
Consommation (ville/route/observée) 11,5 / 8,7 / 9,3 L/100km
Options n.d.
Modèles concurrents Chevrolet Equinox, Dodge Journey, GMC Terrain, Honda CR-V, Hyundai Tucson, Jeep Cherokee, Kia Sportage, Mazda CX-5, Nissan Rogue, Subaru Forester, Toyota RAV4, Volkswagen Tiguan
Points forts
  • Polyvalence indéniable
  • Excellent système multimédia SYNC 3
  • Puissance et économie d’essence (2,0 litres)
Points faibles
  • Style moins distinctif
  • Motorisations peu changées
  • Version Titanium dispendieuse
Fiche d'appréciation
Consommation 3.5/5 Le moteur de 1,5 l n’est pas vraiment plus économique que le 2,0 l
Confort 4.0/5 Bonne qualité de roulement, sièges confortables sur de longs trajets
Performances 3.5/5 Convenables avec le moteur de 1,5 l, alors que le 2,0 litres ne semble manquer de couple
Système multimédia 4.5/5 Le système SYNC 3 est excellent
Agrément de conduite 3.5/5 Comportement routier sûr et direction précise
Appréciation générale 4.0/5 Les changements apportés pour 2017 ne sont pas très significatifs, mais l’Escape demeure tout de même un excellent VUS compact.
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