Volkswagen Jetta 2016: En mode rattrapage

Publié le 1er janvier 2016 dans 2016 par Gabriel Gélinas

La Volkswagen Jetta affiche une nouvelle plastique depuis l’an dernier. Pourquoi? En partie pour lui donner une allure plus « premium », mais ce n’est pas la vraie raison qui explique cette transformation. La vraie raison, c’est que la structure monocoque de la Jetta a été revue afin que la voiture soit conforme aux récentes normes de protection accordée aux occupants en cas de collision. Cette Jetta mérite donc une cote cinq étoiles de la part de l’agence fédérale américaine National Highway Transport Safety Administration (NHTSA), ainsi que la plus haute note attribuée par le Insurance Institute for Highway Safety (IIHS) dont les exigences sont plus élevées.

Alors que les ingénieurs se préoccupaient des changements à apporter à la structure, les designers ont reçu le feu vert pour procéder à un lifting de façon à ce qu’une certaine filiation soit assurée entre la Jetta et la Passat, tout en améliorant le coefficient aérodynamique de la première. La Jetta reçoit également le moteur turbocompressé de 1,8 litre carburant à l’essence ainsi qu’un nouveau moteur turbodiesel de 2,0 litres carburant au gazole. Toutefois, la finition de base est désormais animée par un moteur quatre cylindres turbocompressé de 1,4 litre développant 150 chevaux, ce qui représente une nette amélioration par rapport au désuet moteur quatre cylindres atmosphérique de 2,0 litres qui a été mis au rancart.

Avec le restylage, Volkswagen réduit aussi l’écart avec la concurrence puisque la Jetta est disponible avec des systèmes d’aide à la conduite, qui sont cependant offerts en option, et que des améliorations sont apportées à la présentation de l’habitacle afin de lui donner un cachet plus haut de gamme.

Un style qui demeure conservateur

Côté style, la calandre affiche maintenant trois baguettes horizontales, des phares au bixénon et des feux de jour de type DEL sont livrables en option, et des volets actifs intégrés à la partie avant permettent d’améliorer le coefficient aérodynamique. À l’arrière, on note un nouveau couvercle de coffre ainsi qu’un pare-chocs et des feux redessinés. En prenant place dans la voiture, on remarque le nouveau design de la console centrale, l’aspect plus moderne du bloc d’instruments et le recouvrement plus souple de la planche de bord, mais aussi que les portières comprennent encore des plastiques durs. Tout de même, la vie à bord s’annonce plus agréable, et il faut croire que nos récriminations concernant l’absence d’un port USB à bord de la Jetta ont été entendus à Wolfsburg, puisque les modèles 2016 en seront pourvus.

Des moteurs plus performants

Les nouveaux moteurs sont très efficaces sous le capot de la Jetta, comme c’est le cas de la Golf. Avec 170 chevaux, le 1,8 litre à essence turbocompressé n’éprouve aucune difficulté à accélérer la Jetta. En outre, la programmation contrôlant la boîte automatique s’assure que le passage aux rapports supérieurs se fasse rapidement afin de bonifier la consommation, annoncée en conduite combinée à environ 7,9 litres aux 100 kilomètres avec la boîte automatique à six rapports et à 8,0 avec la manuelle à cinq vitesses. Le choix des « gros rouleurs » se portera sur le 2,0 litres turbodiesel qui déballe 150 chevaux, mais surtout un couple plus abondant que le moteur à essence, tout en livrant une cote de consommation moyenne chiffrée à 6,5 litres aux 100 kilomètres, peu importe la boîte de vitesses. Sur le plan technique, le moteur turbodiesel est très avancé avec son calage variable des soupapes, ses injecteurs de carburant à très haute pression et son système de traitement des gaz d’échappement avec filtre à particules, développé pour se conformer aux normes antipollution nord-américaines. 

Pour ce qui est du comportement routier, on note que cette Jetta redessinée est plus silencieuse et agréable à conduire que le modèle précédent, mais que la Golf est supérieure en ce qui a trait au confort ainsi qu’à la tenue de route. Avec la Jetta, on obtient une bonne expérience de conduite, mais elle n’est pas aussi satisfaisante que celle livrée par la Golf puisque la direction de la Jetta est rapide et linéaire, mais ne donne pas autant de feedback que celle de la Golf. Quant à la GLI, précisons qu’elle est animée par le moteur turbocompressé emprunté à la Golf GTI et qu’elle reçoit de nouveaux pare-chocs, histoire de marquer la filiation avec la GTI.

Avec ses nouveaux moteurs, un style plus raffiné et un rapport équipement/prix favorable, la Jetta devrait permettre à la marque d’améliorer les chiffres de ventes de son best-seller en sol canadien.

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