BMW Z4 2016: Le cœur avant tout!

Publié le 1er janvier 2016 dans 2016 par Sylvain Raymond

Chacun s’est déjà imaginé au volant d’un roadster, par une chaude journée d’été, roulant cheveux au vent, écoutant sa musique préférée. C’est exactement pour cette raison que l’on se paie ce type de voiture, pour le plaisir qu’elle procure car il faut bien l’avouer, les roadsters ne sont pas très pratiques et ils font appel bien plus au cœur qu’à la raison. 

Succédant à la Z3 en 2002, la BMW Z4 se présente sous les traits d’un roadster à toit rigide, mariant ainsi le meilleur de tous les mondes. La présence d’un tel toit préserve le style de la voiture et apporte le confort d’un coupé sport. En quelques secondes, le toit se rétracte et l’on peut profiter des plaisirs de la conduite à ciel ouvert, ce qui élimine pratiquement tous les compromis. Qui plus est, l’insonorisation est meilleure et le toit est beaucoup moins salissant et plus esthétique qu’un souple.

Racines de sportive

Le design de la Z4 est inspiré des lignes de la Z8, une voiture commercialisée au début des années 2000. On apprécie sa section avant qui intègre la grille réniforme distinctive de BMW alors que les flancs offrent un mélange de lignes fluides et de contours tranchants. Comme c’est souvent le cas, les jantes campent le style et le dynamisme de la voiture. On retrouve toujours les proportions typiques des roadsters, soit un long capot, des porte-à-faux courts et un habitacle reculé, une formule utilisée par de nombreuses voitures sport de renom dans le passé.

Dans l’habitacle, tout est orienté vers le pilote. L’instrumentation simpliste est principalement composée de deux cadrans, l’indicateur de vitesse et le tachymètre. La finition est excellente et d’apparence chic, surtout grâce aux boiseries et garnitures chromées. Les deux passagers profitent de bons dégagements, mais on aimerait avoir un peu plus de rangement pour les petits objets. Si l’espace à la tête n’est pas des plus généreux, 20 secondes suffisent pour retirer entièrement le toit, une opération électrique qui peut s’effectuer jusqu’à une vitesse de 40 km/h. Une fois le toit rangé dans le coffre, on perd évidemment beaucoup d’espace de chargement, mais c’est le prix à payer pour tous les modèles du genre. 

Pas de Z4 survitaminée

La Z4 de base cache sous son long capot un quatre cylindres turbocompressé de 2,0 litres qui génère 241 chevaux pour un couple de 258 lb-pi. C’est tout de même une puissance supérieure à ce que nous proposent les livrées de base Audi TT et Mercedes-Benz SLK. L’avantage de cette mécanique? Son poids réduit qui rend la voiture plus maniable et équilibrée tout en autorisant une meilleure consommation de carburant.

Si vous recherchez un peu plus de vigueur, vous pourrez vous tourner vers la Z4 sDrive 35i dont le six cylindres en ligne suralimenté développe 300 chevaux et un couple identique livré dès les 1 400 tours/min. C’est sans doute le moteur qui rend le plus justice au modèle. Il est pratiquement tout aussi léger et sa puissance supérieure dote la voiture de performances fort relevées. 

Pour ceux qui désirent laisser derrière les autres Z4, la sDrive 35is profite d’une version plus poussée du six cylindres de 3,0 litres, mais cette fois, la paire de turbocompresseurs est à double volute, ce qui permet d’extirper 35 chevaux supplémentaires et d’amputer quelques centièmes de seconde au sprint 0-100 km/h. Il faudra toutefois être prêt à débourser une surprime assez corsée pour cette Z4 plus exclusive. Pas de M au catalogue, seule Mercedes-Benz repousse les limites dans ce créneau avec sa SLK AMG de 415 chevaux. 

Sur la route, le petit quatre cylindres 2,0 litres turbocompressé dote la Z4 de performances intéressantes. Son couple livré à bas régime compense largement la réduction de puissance et le 0-100 km/h est l’affaire d’environ 5,7 secondes lorsque couplé à la transmission manuelle six rapports. Vous pourrez opter pour une automatique à huit rapports si jamais vous n’appréciez pas la configuration à trois pédales.

Bien entendu, les deux six cylindres transforment la Z4 en bolide beaucoup plus convaincant, les accélérations vous clouant au siège. BMW a associé ces moteurs à la plus efficace de toutes les transmissions offertes pour ce roadster, une automatique à sept rapports et à double embrayage. Côté suspension, malgré une certaine sportivité, on s'aperçoit rapidement que la Z4 offre un compromis entre le confort de roulement et les performances. Elle s’approche d’une voiture de grand tourisme, beaucoup plus que d’un bolide pur et dur. 

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