Mazda CX-9, les changements qui ont fait la différence

Publié le 1er octobre 2008 dans 2009 par Denis Duquet

Non seulement la compagnie Mazda a connu une très bonne année au chapitre des ventes, mais grâce à la CX-9, elle a décroché plusieurs accessits fort prestigieux. Elle a reçu le titre de Véhicule utilitaire nord-américain de l’année et la revue Motor Trend lui a décerné le trophée du multisegment de l’année. Sans compter plusieurs premières places dans le cadre de nombreux matchs comparatifs.

Mais aucun de ces honneurs ne lui aurait été attribué si Mazda n’avait pas effectué des changements après quelques mois de présence sur le marché. En effet, ce modèle lancé au printemps 2007 était propulsé par un moteur V6 de 3,5 litres combiné à une boîte automatique à six rapports. Puis, en octobre de la même année, le modèle 2008 était introduit, mais avec un moteur 3,7 litres produisant 8 chevaux de plus, soit 273 chevaux. En plus de multiples améliorations, il était également possible de commander un système de surveillance des angles morts. Même si ces modifications semblent assez modestes, elles ont fait toute la différence et sérieusement amélioré la plus grosse Mazda jamais produite. Par contre, la silhouette et l’habitacle sont demeurés inchangés.

Un air de famille

Il est vrai que la CX-9 et la CX-7 se ressemblent, mais pas au point de conclure que la première n’est qu’une simple version allongée de la seconde. Les deux véhicules se partagent les mêmes éléments visuels que sont la ligne du toit, la fenestration décroissante vers l’arrière en plus des feux arrière horizontaux de type cristallin. Mais il suffit de les stationner côte à côte pour réaliser qu’ils sont fort distincts l’un de l’autre. Le volume de la caisse, la partie avant et sa calandre, de même que la section arrière, diffèrent passablement de sorte que la CX9 a une silhouette particulière. Et contrairement aux stylistes de plusieurs autres constructeurs, ceux de Mazda ont résisté à la tentation de faire paraître ce multisegment plus gros qu’il ne l’est. En fait, ils lui ont conféré une silhouette relativement sportive qui lui sied bien.

Le tableau de bord est sobre, avec sa nacelle d’instruments comprenant deux cadrans circulaires et deux autres plus petits, chacun étant greffé sur l’un des cadrans principaux. Le moyeu du volant est de for- me triangulaire et abrite plusieurs commandes, notamment celles du régulateur de vitesse automatique et des commandes audio. Puis, au centre de la planche de bord se trouvent la console verticale et son écran de navigation LCD qui affiche également les images vidéo de la caméra de recul. Cet accessoire est fort pratique, mais en hiver, il faut nettoyer l’objectif chaque fois que l’on prend le véhicule. Soulignons aussi que le caractère luxueux de ce modèle explique la présence d’appliques en bois sur la planche de bord et sur les garnitures de portières.

L’autre jour, pour décrire l’habitacle de la CX-9, un lecteur le comparait à un gros Lazy Boy. Cette remarque est passablement juste, puisque les sièges avant sont confortables en plus d’offrir un support latéral adéquat. La deuxième rangée de sièges offre beaucoup d’espace pour les jambes et la tête, mais mieux vaut oublier le siège du milieu. La troisième rangée est relativement spacieuse et son niveau de confort est correct tandis que le mécanisme qui permet d’en faciliter l’accès est simple et efficace. De plus, et voilà l’élément le plus intéressant à souligner, l’espace accordé aux bagages est quand même adéquat une fois la troisième rangée déployée.

Confort assuré

Évidemment, la CX-7 est la plus sportive des deux. Avec son moteur quatre cylindres turbo, ses dimensions plus compactes et une suspension relativement dynamique, elle cible les conducteurs sportifs qui aiment combiner l’agrément de conduite avec le caractère pratique d’un multisegment.

La CX-9 pour sa part privilégie le confort, le silence de roulement, l’habitabilité et la polyvalence. Il faut également ajouter que les deux versions proposées sont fort bien équipées. On y trouve tout ou presque. Par contre, le modèle GT est équipé de série du rouage intégral qui est optionnel sur la GS et cette traction intégrale est aussi transparente qu’efficace. Mazda ne met pas l’accent sur son rouage intégral, mais c’est l’un des meilleurs disponibles. Peu importe les modifications apportées à la version 2008, celle-ci est beaucoup plus équilibrée et agréable à conduire que les modèles pourvus du 3,5 litres. La suspension est calibrée pour le confort, la direction est quelque peu engourdie, mais la tenue de route est sans surprise. Quelle que soit la tâche ou la destination, la CX-9 n’est jamais prise au dépourvu. Et si vous conduisez sans secousses et accélérations intempestives, la consommation sera légèrement supérieure à 13 litres aux 100 km, ce qui est sous la moyenne de la catégorie.  

FEU VERT

Moteur bien adapté
Rouage intégral efficace
Équipement complet
Troisième rangée invitante
Suspension confortable

FEU ROUGE

Direction engourdie
Pneus de 20 pouces onéreux
Dimensions encombrantes

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