Fiat 124 Spider 2017 : la top-modèle de la marque

Publié le 16 janvier 2017 dans Essais par Michel Deslauriers

Les chiffres de ventes de Fiat au Canada et aux États-Unis parlent d’eux-mêmes. Si les consommateurs se sont jetés sur la mignonne petite 500 à hayon lorsqu’elle a été lancée ici en 2011, depuis ce temps, c’est pas mal tranquille chez les concessionnaires — pardon, les Studios Fiat — ces jours-ci.

En fait, les ventes au Canada ont plongé de 57% en 2016 par rapport à 2015, on n’a donc probablement sabré aucune bouteille de champagne la veille du jour de l’an. La 500 à hayon a très peu changé depuis son lancement. La familiale 500L est polyvalente, par contre, son apparence ne plaît pas à tout le monde. Le multisegment 500X était censé être le gros vendeur, le sauveur, mais il accumule la poussière sur le plancher du concessionnaire. Les prix élevés de ces véhicules n’aident pas non plus.

Et puis il y a la Fiat 124 Spider 2017, introduite sur le marché l’été dernier. Elle est totalement différente des autres produits que Fiat nous propose ici, jusqu’à maintenant, et elle est belle à croquer. Évidemment, c’est une opinion bien personnelle.

La 124 Spider est une voiture qui peut attirer une foule dans une salle d’exposition et donner un peu de visibilité supplémentaire aux autres modèles de la marque. Toutefois, ce n’est pas le pain et le beurre dont Fiat a désespérément besoin par les temps qui courent.

Au cas où vous ne seriez pas au courant, la 124 Spider est basée sur l’architecture de la Mazda MX-5 et assemblée au Japon sur la même chaîne de montage que sa cousine. L’habitacle est du Mazda à l’état pur, bien que les sièges soient différents. Toutefois, la 124 obtient tout de même un moteur Fiat, ses propres réglages du châssis et ses propres panneaux de carrosserie qui rendent la voiture légèrement plus grosse et plus lourde. De l’extérieur, les deux voitures se démarquent très bien.

Photo: Michel Deslauriers

Sous le long capot de la Fiat 124 Spider 2017 se trouve le quatre cylindres turbocompressé de 1,4 litre de FCA, bon pour 160 chevaux — 164 dans le cas de la version Abarth — ainsi qu’un couple de 184 livres-pied à 2 500 tr/min. À l’instar de la MX-5, le petit roadster à propulsion de Fiat est extrêmement plaisant à conduire, et sa courbe de puissance plus substantielle procure un peu plus de vigueur en accélérations franches et en reprises. La boîte manuelle à six rapports, conçue par Mazda, n’est pas la même équipant la MX-5 actuelle, et son maniement n’est pas aussi fluide, mais demeure tout de même très agréable à exploiter. Une boîte automatique à six rapports est offerte en option.

De plus, la Fiat est légèrement moins énergivore, bien que l’écart ne soit que d’un dixième de litre aux 100 km. L’essence super est recommandée, cependant, on peut faire le plein avec de l’ordinaire sans problème. Avec le carburant plus dispendieux, nous avons enregistré une très bonne moyenne de 7,4 l/100 km.

Une différence notable entre les deux voitures peut être ressentie dans la suspension. Fiat a préféré conférer à la 124 Spider un roulement légèrement moins ferme, mais plus confortable. La voiture a peut-être perdu un peu de sa précision chirurgicale sur les routes sinueuses par rapport à la Mazda, mais en général, la Fiat pourrait s’avérer le meilleur choix pour la conduite de tous les jours.

Si vous êtes monté à bord d’un récent produit Mazda, vous reconnaîtrez le design et la fonctionnalité de la marque japonaise dans la Fiat. Outre le logo sur le volant et les sièges mentionnés plus tôt, qui procurent un bon soutien malgré une inutile molette de réglage du coussin pour le conducteur, il est difficile de ressentir le charme et le caractère italien ici. En revanche, Mazda est la marque japonaise affichant la philosophie de design la plus émotionnelle, la plus sensuelle peut-être, une bonne chose pour Fiat.

Si FCA avait installé son excellent système multimédia Uconnect dans la 124, ça aurait nécessité une modification majeure au tableau de bord. Le système de Mazda est presque aussi convivial, alors que sa molette multifonction et son bouton de volume montés sur la console centrale sont ergonomiquement bien placés. Oui, l’habitacle de la 124 Spider est étriqué, puisque c’est une petite voiture après tout, mais le gros problème, ce sont les porte-gobelets qui sont toujours dans le chemin. Heureusement, il est po dessible les détacher et les ranger dans le compartiment entre les deux sièges.

Photo: Michel Deslauriers

Le toit souple n’a pas d’assistance électrique, ce n’est pas grave, puisqu’il n’est pas lourd et son mécanisme est facile à utiliser, alors la plupart des gens pourront ouvrir ou fermer le toit d’un seul bras. Immobilisé à un feu rouge, ça prend environ deux ou trois secondes.

Si l’on mentionne fréquemment la Mazda MX-5 ici, ce n’est pas seulement parce que les deux voitures partagent la même ossature, mais parce que la Fiat 124 Spider 2017 a très peu de rivales directes. Il y a la MINI Cabriolet, vendue à partir de 28 490 $, mais ça, c’est avec le moteur trois cylindres de 134 chevaux. On retrouve également les versions cabriolet de l’Audi A3 et de la BMW Série 2 à partir d’environ 45 k$. L’échelle de prix de la MX-5 varie de 32 k$ à 40 k$.

Pendant ce temps, la 124 Spider est disponible à partir de 33 495 $ avant les frais de transport et de préparation. Ça, c’est pour la version Classico avec les sièges en tissu et sans le système multimédia à écran tactile. La rugueuse et bruyante version Abarth, avec son apparence plus sportive et sa suspension plus ferme, se détaille à 38 k$. Notre version Lusso bien équipée, avec des options telles que la surveillance des angles morts, la navigation et les phares à DEL, coûte 40 695 $.

Ça serait injuste de dire que la 124 Spider attirera des acheteurs uniquement par son apparence, puisqu’elle est amusante à conduire, et bien que son charme italien ne soit pas très prononcé, le compromis d’une fiabilité et d’une qualité d’assemblage japonaise est intéressant, et en fait un achat plus intelligent que la MINI. De plus, c’est sans l’ombre d’un doute la voiture Fiat la plus belle sur notre marché. Elle ne se vendra probablement pas en grand nombre, mais cette exclusivité peut être considérée comme un plus.

Fiche d'évaluation
Modèle à l'essai Fiat 124 Spider
Version à l'essai Lusso
Fourchette de prix 33 495 $ – 37 995 $
Prix du modèle à l'essai 40 695 $
Garantie de base 3 ans/60 000 km
Garantie du groupe motopropulseur 5 ans/100 000 km
Consommation (ville/route/observée) 9,3 / 6,5 / 7,4 L/100km
Options n.d.
Modèles concurrents Audi A3 Cabriolet, BMW Série 2 Cabriolet, Mazda MX-5, MINI Cabriolet
Points forts
  • Moteur musclé
  • Belle tenue de route
  • Carrosserie sublime
Points faibles
  • Habitacle étriqué
  • Ne possède pas le charme italien de Fiat
  • Côté pratique limité
Fiche d'appréciation
Consommation 4.0/5 Peu énergivore, du moins, lors de notre essai
Confort 3.5/5 Un roulement plus confortable que dans la Mazda MX-5, avec qui elle partage son architecture
Performances 3.5/5 Pas une fusée en ligne droite, mais compense grandement avec une superbe tenue de route
Système multimédia 4.0/5 Le système conçu par Mazda est facile à utiliser et ses commandes montées sur la console sont très pratiques
Agrément de conduite 4.0/5 Amusante à souhait, et son toit s’abaisse en à peine quelques secondes
Appréciation générale 4.0/5 Elle attire les regards partout où elle passe, combinant astucieusement style et plaisir de conduite
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