BMW i8 2017: La voiture sport conjuguée au futur

Publié le 1er janvier 2017 dans 2017 par Gabriel Gélinas

Partout où j’ai roulé au volant de la i8, les réactions ont été aussi enthousiastes qu’unanimes, et une question revenait constamment : « Faites-vous l’essai d’un prototype aujourd’hui? ». « Non, monsieur, cette voiture est déjà sur le marché. » La BMW i8, c’est un look de star, rien de moins. Pas étonnant que la version prototype de cette voiture spectaculaire ait été choisie pour faire la couverture de l’édition 2012 du Guide de l’auto ou que Tom Cruise ait retenu la i8 pour son film Mission impossible : Protocole Fantôme.

Avec ses portières en élytre, ses voies larges et sa silhouette racée, la BMW i8 frappe un grand coup et aimante les regards. Un seul coup d’œil à sa partie avant révèle son identité par l’élément de design indissociable de la marque, soit les doubles naseaux, reproduits ici avec un look futuriste. Un examen attentif signale la présence d’autres éléments qui contribuent à créer cette première impression ensorcelante, comme cette « ceinture noire » qui prend naissance sur le capot avant et qui cintre la voiture de l’avant vers l’arrière. Nous sommes sublimés!

Un look futuriste, un habitacle classique

Il faut faire preuve d’une certaine flexibilité pour monter à bord en raison de l’assise très basse des sièges avant. Une fois bien calé dans le siège du conducteur, on remarque que la planche de bord et les principales commandes sont en tous points conformes aux autres modèles de la marque, c’est un peu décevant. En effet, autant la silhouette de la voiture est futuriste, autant son habitacle est classique. La i8 est dotée de places arrière, mais elles ne sont que symboliques et à peine convenables pour de très jeunes enfants.

Une double mission

Avec sa coque en plastique renforcé de fibre de carbone, la structure de la i8 joue la carte de la légèreté pour compenser le poids élevé de sa motorisation hybride et de ses batteries, la voiture affichant 1 567 kilos à la pesée. En mode purement électrique, appelé eDrive, ce sont les roues avant qui assurent seules la motricité, et la voiture s’anime avec un bel aplomb sans toutefois révéler son caractère sportif. Le silence est complet, hormis le bruit de roulement des pneus sur la chaussée, et l’on prend un grand plaisir à faire une vingtaine de kilomètres sans émettre de pollution. Le mode Confort limite la contribution des électrons à des vitesses inférieures à 65 kilomètres/heure, point à partir duquel le moteur trois cylindres turbo se met en marche pour livrer son couple aux roues arrière.

En sélectionnant le mode Sport, la i8 exprime pleinement son potentiel de performance avec sa puissance combinée de 362 chevaux qui permet de boucler le sprint de 0 à 100 kilomètres/heure en 4,3 secondes. Quant à la trame sonore, précisons que le moteur trois cylindres n’est pas en reste avec un beau grognement sourd. Il n’est pas lyrique comme un V8 atmosphérique, mais le son (en partie synthétisé) est tout à fait en phase avec la double personnalité de la i8 qui est aussi performante qu’efficiente. De ce côté, la consommation de carburant varie grandement selon les distances parcourues et le mode de conduite sélectionné. Sur de longues distances, et en la conduisant sportivement, la i8 a consommé moins de 9 litres aux 100 kilomètres. En roulant de façon plus modérée, sa moyenne de consommation a été de 6 litres aux 100.

Le plaisir de conduire est assurément au rendez-vous en mode Sport, la i8 faisant preuve d’une belle maîtrise grâce à sa caisse très rigide et son centre de gravité très bas. Il faut cependant composer avec certaines limites lors de l’entrée en virage à haute vitesse puisque la voiture peut se montrer sous-vireuse. Par ailleurs, le freinage régénératif est parfois difficile à moduler, ce qui vient compliquer les choses si l’on se met à attaquer les virages sans retenue.

Quelle sera la suite des choses pour ce modèle aussi efficient qu’attractif? BMW a profité du Salon de l’auto de Genève pour annoncer la commercialisation d’une édition limitée répondant à la désignation Protonic Red qui affiche une carrosserie rouge parsemée d’éclats gris argenté, une sellerie spécifique arborant des surpiqûres rouges et un habitacle comportant des appliques de carbone et de céramique. De plus, la i8 devrait connaître une plus grande diffusion suite à la décision de doubler la production qui atteindra maintenant 20 voitures par jour à l’usine de Leipzig en Allemagne. Et finalement, on attend avec impatience la version Spider qui sera produite en série pour donner suite au dévoilement de la voiture-concept au Consumer Electronics Show de Las Vegas en janvier 2016.

Véritable démonstration du savoir-faire des ingénieurs de la marque, la i8 fait preuve d’une dualité étonnante qui conjugue sportivité et efficience au futur. On aime.

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