Chevrolet Sonic 2017: La maison bleue sur le coin

Publié le 1er janvier 2017 dans 2017 par Alain Morin

Au cours des vingt dernières années, je suis peut-être passé mille fois devant une maison bleu lavande. Pas laide d’ailleurs. Bien entretenue en plus. Et puis, un jour, je me suis rendu compte qu’elle était devenue bleu ciel. Depuis combien de temps? Aucune idée. Au moins, elle est toujours jolie.

Cette année, la Sonic, autant la berline que la hatchback, reçoit son lot de changements esthétiques. La partie avant est la plus touchée et elle arbore désormais le style propre aux plus récentes créations de Chevrolet que sont les Cruze, Bolt EV, Trax et Spark. Le tableau de bord aussi a droit à plusieurs égards. Les jauges font maintenant partie d’une nacelle plus orthodoxe qu’avant, mais aussi plus facile à consulter. Tout cela fait de la Sonic une voiture davantage au goût du jour et, à mon humble avis, vraiment jolie, surtout en livrée hatchback, mais je doute qu’on la remarque plus que par le passé…

C’est là qu’il n’y a rien
Là où la Sonic aurait vraiment mérité des améliorations… il n’y en a pas! La mécanique demeure inchangée. C’est donc dire qu’on retrouve deux quatre cylindres développant tous les deux 138 chevaux. C’est bizarre, mais c’est ça. Le premier est atmosphérique et d’une cylindrée de 1,8 litre. D’office, il est associé à une manuelle à cinq rapports ou à une automatique à six rapports.

L’autre moteur fait 1,4 litre, mais grâce à la magie de la turbocompression, il développe autant de chevaux que le 1,8 et 23 livres-pied de couple de plus. Lui aussi est associé à une boîte automatique à six rapports ou à une manuelle, à six rapports aussi. Oui, monsieur! Les roues motrices sont situées à l’avant, comme sur toutes les autres sous-compactes.

Des deux moteurs, il faut privilégier le 1,4, plus nerveux. Il faut évidemment prendre le terme « nerveux » dans le contexte de la Sonic… Les accélérations sont passablement vives, mais au prix d’une montée de décibels. Toutefois, une fois la vitesse de croisière atteinte, l’habitacle est étonnamment calme. On sent que le 1,8, même s’il affiche la même puissance, est moins à l’aise dès qu’on le sollicite le moindrement. Les deux transmissions ne transforment pas la Sonic en parangon de plaisir, mais si vous le pouvez, optez pour la manuelle, qui permet de mieux exploiter la puissance du moteur.

Ceux qui font les sacrifices requis pour conduire une sous-compacte dans le but d’épargner de l’essence seraient mieux avisés de regarder du côté des compactes. En effet, espérer s’en tirer avec une moyenne de consommation sous les 7,0 l/100 km relève de l’utopie. Beaucoup de voitures plus imposantes, confortables et agréables à conduire font mieux.

Le vrai plaisir de la conduite…
Au moment d’écrire ces lignes, le slogan qui apparaît sur le site public de la Sonic est « Le vrai plaisir de la conduite ». Ou ils en fument du bon à l’agence de publicité de Chevrolet ou leur conception du plaisir de la conduite diffère royalement du mien… Remarquez que la Sonic n’est pas « si pire que ça ». Il faut juste éviter de se lancer à corps perdu dans les courbes. À ce moment, la voiture sous-vire passablement (l’avant veut continuer tout droit), tout en s’écrasant sur la suspension, dont le mandat premier est de préserver le confort des occupants.

Notez que cet avertissement est presque inutile, car personne n’a envie de titiller le danger au volant d’une Sonic! Même si la direction est assez précise. Selon la version, les pneus vont de 15 à 17 pouces. Ces derniers ajoutent beaucoup de caractère au style de la voiture et améliorent la tenue de route. Cependant, ils seront plus dispendieux à changer.

La vie à bord de la Sonic, sans marquer le parcours de vie de son propriétaire, est quand même assez agréable. Beaucoup plus que dans une triste Mitsubishi Mirage, en tout cas! Les sièges avant sont confortables, du moins pour quelques heures, tandis que la banquette arrière est très dure.

Personne ne sera surpris si je vous dis que la livrée hatchback est beaucoup plus polyvalente que la berline à cause de la configuration de son coffre qui, sans être le plus grand de la catégorie, n’est pas le plus petit non plus. Là où la Sonic se démarque de plusieurs concurrentes, c’est au chapitre de la technologie. Le système d’infodivertissement MyLink offre l’intégration Apple CarPlay et Android Auto via un écran de sept pouces. Ce système offre aussi la borne WiFi LTE 4G.

Le sort de la Sonic n’est pas très enviable. Pour obtenir une version supportable au quotidien, il faut opter pour une livrée haut de gamme. Or, rendu là, on joue dans les prix d’une Chevrolet Cruze, plus agréable à conduire, plus spacieuse et confortable, plus économique en carburant, plus tout, quoi! Tout comme la maison bleue sur le coin, la Sonic aurait mérité beaucoup plus que des changements cosmétiques.

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