Mitsubishi Outlander 2017: Prouesses énergétiques

Publié le 1er janvier 2017 dans Guide de l'auto 2017 par Jean-François Guay

Depuis le temps qu'on l'attend, l'Outlander PHEV arrive enfin en Terre d'Amérique. La venue de ce VUS compact à motorisation hybride rechargeable avait été annoncée il y a belle lurette par Mitsubishi. Toutefois, la commercialisation avait été limitée, jusqu'à maintenant, au Japon et en Europe, où il a connu un immense succès. Les ventes européennes, depuis 2014, plus de 50 000 unités, ont surpassé celles des véhicules hybrides rechargeables offerts par la concurrence. On peut supposer que l'Outlander PHEV fera également bonne fortune chez nous puisqu'il est, pour l'instant, fin seul dans son segment. L'autre hybride de la catégorie étant le Toyota RAV4, mais n’est pas branchable.

Inopportunément, l'arrivée de l'Outlander PHEV se fait sur un fond de scandale puisque Mitsubishi a admis, le printemps dernier, avoir manipulé les données de consommation de certains modèles. Même si ce tohu-bohu a eu moins de répercussions médiatiques que le « Dieselgate » de Volkswagen – c'est surtout au Japon que la réputation de Mitsubishi a été ternie –, il est normal que les consommateurs soient suspicieux face aux prouesses énergétiques de cet Outlander électrifié.

Autonomie à la baisse
Or, les acheteurs peuvent dormir l'esprit tranquille, car l'Outlander PHEV offre une autonomie en mode électrique évaluée à plus ou moins 35 kilomètres (selon le style de conduite et les conditions routières). Même si le rendement est en deçà des promesses initiales de franchir 52 kilomètres, il bat celui des Ford C-MAX Energi, Porsche Cayenne S E-Hybrid et Volvo XC90 T8.

La mécanique est constituée de trois moteurs : un quatre cylindres de deux litres à essence et deux moteurs électriques, l'un pour entrainer les roues avant et l'autre pour les roues arrière. La puissance combinée des trois moteurs atteint 202 chevaux, alors que la capacité de charge des batteries au lithium-ion est de 12 kWh.

Quand les batteries sont chargées, l'Outlander PHEV se comporte comme un véhicule électrique. Le silence de fonctionnent apporte un état de plénitude, sachant que l’on contribue à réduire la pollution atmosphérique. Toutefois, cette harmonie des sens s'estompe lorsqu'on appuie à fond sur l'accélérateur, car le moteur à essence se réveille pour prêter main-forte aux moteurs électriques. En effet, l'habitacle gagnerait à être plus insonorisé afin de mieux filtrer les grognements du quatre cylindres. Une fois l’Outlander passé en mode hybride, la conduite alterne entre l’électrique et le thermique, où la programmation de fonctionnement utilise davantage le mode électrique que la concurrence.

Comparativement à la plupart des véhicules électriques, la transmission intégrale de l’Outlander PHEV lui permet de s'aventurer en terrain accidenté. Mais attention, ces aptitudes de baroudeur ne sont pas les mêmes que celles de l'Outlander classique.

Malgré la présence de la commande Lock qui permet de répartir le couple 50:50 entre les essieux avant et arrière, la garde au sol est basse et ses moteurs électriques ne sont pas nécessairement conçus pour la conduite hors route extrême. Qui plus est, ses pneus à faible résistance au roulement ne sont pas façonnés pour mordre et s'agripper aux surfaces glissantes. Mais n'ayez crainte, en hiver, le rouage intégral sera d'un grand secours pour vous sortir d'un banc de neige.

Mécanique conventionnelle
Il est important de rappeler que Mitsubishi a fait ses preuves en matière de véhicules tout-terrain, et l'Outlander conventionnel possède de bonnes aptitudes. Il est possible de contrôler la répartition du couple aux quatre roues motrices grâce à un sélecteur de mode : 4RM Eco, Auto ou Lock. De son côté, le mécanisme optionnel S-AWC est plus sophistiqué puisqu’il ajoute la sélection neige (Snow).

Deux moteurs sont proposés. De base, le quatre cylindres de 2,4 litres peut être jumelé à un rouage à traction ou intégrale. Quant au V6 de 3,0 litres, il est offert uniquement avec l’intégrale. Ce dernier est tout désigné pour tracter une remorque, avec sa capacité de 1587 kg (3500 lb). De même, sa puissance et son couple s'avèrent utiles pour rouler sur les routes de montagne ou lorsque le véhicule est lourdement chargé. À ce propos, la troisième banquette est symbolique au chapitre de l’espace et du confort.

Concernant le moteur de 2,4 litres, il a été amélioré l'an dernier et sa consommation a diminué grâce à la mise au point d'une boîte CVT plus efficace, qui réduit la perte de couple. Quant à la capacité de remorquage, elle est limitée à 680 kg (1500 lb).

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