Hyundai Sonata 2017: Plus capable des préjugés

Publié le 1er janvier 2017 dans 2017 par Marc-André Gauthier

Il y a de ces mythes qui ont la vie dure. Ceux sur Hyundai et Kia, surtout ! Les journalistes automobiles sont bien placés pour le savoir… Combien de fois avons-nous recommandé des produits coréens à des consommateurs à la recherche d’une voiture confortable, bien finie, bien équipée et pas trop dispendieuse pour nous retrouver devant une moue désapprobatrice « Ah non, n’importe quoi sauf des chars coréens ». Pourtant, dans les sondages, Hyundai et Kia sont parmi les marques qui offrent la meilleure qualité initiale de produit, c’est-à-dire de celles qui arrivent à satisfaire le plus leurs clients.

Ce haut degré de satisfaction indique une chose, les marques coréennes font de bonnes voitures. Globalement, je dirais que les Coréens doivent encore travailler le dynamisme de la conduite de leurs autos, à quelques exceptions près. Pour le reste, Hyundai et Kia proposent un assemblage de qualité, de beaux designs, ainsi que bien plus d’équipement que leurs concurrents, pour le même prix.

La Sonata en est le meilleur exemple. Cette Hyundai n’est généralement pas considérée par les gens à la recherche d’une berline intermédiaire, et souvent, ils sont surpris de constater que ce produit est recommandé par une foule de journalistes… et souvent par ceux qui en possèdent déjà une. D’ailleurs, la Sonata a déjà gagné plusieurs prix, par l’Association des journalistes automobile du Canada, notamment. En plus, avec quatre groupes motopropulseurs, il y a une Sonata pour tout le monde.

Quatre motorisations, quatre types d’acheteurs

Si certains se plaignent que la Mazda6 ne soit offerte qu’avec un quatre cylindres de 2,5 litres, Hyundai fait tout le contraire : pas moins de quatre motorisations sont proposées pour sa Sonata!

À la base, on retrouve un quatre cylindres de 2,4 litres qui développe 185 chevaux à 6 000 tr/min, et un couple de 178 livres-pied à 4 000 tr/min. Ce moteur — monté dans plusieurs autres produits coréens — est ici accouplé à une boîte automatique à six rapports, envoyant sa puissance aux roues avant. Quant à la version 2.0T, c’est un quatre cylindres turbocompressé de 2,0 litres qui y prend place. Engendrant 245 chevaux à 6 000 tr/min et 260 livres-pied de 1 350 à 4 000 tr/min, il utilise la même transmission que le quatre cylindres de base. Alors que ce dernier offre une puissance suffisante, le 2,0 l turbo rend la conduite plus épicée.

La version hybride recourt à quelque chose de bien différent. Son moteur à essence est un quatre cylindres de 2,0 litres à cycle Atkinson de 154 chevaux et 140 livres-pied, similaire à celui de la nouvelle Elantra. Il travaille en équipe, si on peut dire, avec un moteur électrique de 51 chevaux. On parle donc d’une puissance combinée de 193 chevaux, le tout géré par la même boîte automatique à six rapports que dans les autres versions. Petite déception… Aux États-Unis, la Sonata Eco dispose d’un moteur turbo de 1,6 litre et une boîte à double embrayage à sept rapports, que l’on aurait bien aimé avoir ici. Mais bon, il y a toujours le Tucson pour ceux et celles qui veulent absolument essayer cette motorisation.

Enfin, il y a une version hybride rechargeable. La motorisation à essence est la même que dans la version hybride, à l’exception du moteur électrique plus puissant à 67 chevaux, pour un total de 202 chevaux. Cette hybride Plug-in, comme on l’appelle en anglais, peut rouler en mode 100% électrique sur une distance de 35 km, selon Hyundai. Le temps de recharge de ces piles est de 5 heures sur du courant domestique, et de 2,5 heures sur une borne de 240 volts.

Un comportement sans reproche

Quelle que soit la version, les qualités de la Sonata demeurent. On apprécie la suspension confortable, mais pas trop molle en même temps. En version Sport, avec les roues optionnelles de 18 pouces et des pneus de performance, la Sonata a une bonne tenue de route. Par contre, sa direction est un peu floue, à des années-lumière du dynamisme que l’on retrouve dans la Mazda6 ou dans la Volkswagen Passat, par exemple.

La boîte automatique à six rapports fait un travail plus que convenable. Elle répond bien aux commandes de l’accélérateur, et l’on peut accentuer ou diminuer sa sensibilité, en fonction des modes de conduites choisis. Alors qu’habituellement les hybrides ou les hybrides rechargeables disposent d’une boîte à rapports continuellement variables (CVT), Hyundai ose l’automatique conventionnelle, ce qui se traduit par des accélérations beaucoup plus silencieuses. Peu importe la version, les roues motrices sont situées à l’avant.

L’habitacle de la Sonata fait preuve de plus de raffinement que bien d’autres berlines de la même catégorie, avec toutes les commandes à portée de la main, des sièges confortables, et des places arrière généreuses.

Il y en a pour tous les goûts avec la Sonata, et il s’agit d’une bagnole trop intéressante pour être ignorée. Oubliez les préjugés!

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