Mazda CX-9 2017: De bon dernier à premier de classe

Publié le 1er janvier 2017 dans 2017 par Frédérick Boucher-Gaulin

Parmi les modèles de la gamme Mazda, le CX-9 faisait figure d’enfant pauvre : pendant que les CX-5 et Mazda3 gardaient la tête bien haute lorsqu’on les comparait aux meilleurs vendeurs de leurs catégories respectives, le gros VUS était désuet sur le plan technique, gourmand et souffrait d’un habitacle dépassé. Pas de doute, ce lourdaud était mûr pour un changement!

On n’a plus à présenter la technologie SKYACTIV et le langage de design KODO, deux parties intégrantes des récents véhicules Mazda. Le look du nouveau CX-9 est maintenant bien différent d’auparavant. Il profite d’un long capot, d’une partie frontale à angle droit et d’un pilier A incliné vers l’arrière pour définir sa signature visuelle. De l’avant, on reconnaît rapidement qu’il s’agit d’un produit Mazda. La combinaison de phares à projecteur ceinturant une grande grille en forme d’aile est commune à presque toute la gamme du constructeur. Le CX-9 se dote aussi de bandes chromées dans le bas du pare-chocs avant et sur les portières dans ses versions GT et Signature.

Parlons un moment de ce nouveau groupe d’équipements : si auparavant les modèles Mazda les mieux équipés étaient les GT, le CX-9 en ajoute une couche avec la version Signature. Destinée à concurrencer les luxueux VUS comme l’Acura MDX et le Lexus RX, celle-ci vient avec beaucoup de petits extras : une grille de calandre incorporant un filament à DEL qui s’illumine la nuit (comme sur la Mazda6), une console centrale et des panneaux de portière garnis de bois de rose et pour finir, du cuir Nappa pour les trois rangées de sièges. À plus de 50 000 $, cette variante du CX-9 devient le véhicule le plus dispendieux actuellement produit par Mazda.

La première chose que l’on remarque en ouvrant la porte du CX-9, c’est à quel point l’habitacle est bien fini et dessiné avec brio : la console centrale élevée donne l’impression d’être assis dans un cockpit, le volant n’est pas trop épais et le bouton de contrôle du système d’infodivertissement Mazda tombe bien sous la main si notre coude repose sur l’appuie-bras. Dans la variante Signature, les cuirs sont d’une qualité exemplaire; si je plaçais côte à côte les bancs du CX-9 et ceux d’un produit allemand comparable, vous auriez beaucoup de mal à me dire lequel provient d’Hiroshima!

Pour le reste, les accents d’aluminium complémentent parfaitement le bois de rose. Finalement, si la banquette de seconde rangée est très confortable pour des adultes, celle du fond n’est pas conçue pour accueillir des joueurs de basket-ball; heureusement, elle est bien pensée, puisque l’on peut placer nos pieds sous l’assise de la seconde rangée, ce qui augmente un peu le confort.

Un turbo qui change la donne

Sous le long capot du CX-9, il n’y a qu’une seule motorisation possible : il s’agit d’un quatre cylindres de 2,5 litres auquel on a greffé un turbocompresseur. Sur papier, ses 227 chevaux — 250 si vous faites le plein de super — semblent justes pour déplacer un véhicule de cet acabit. Par contre, les ingénieurs ont mis au point la motorisation pour produire du couple, qui est plus utile à basse vitesse : dès 2 000 tours/minute, 310 livres-pied sont disponibles!

La boîte automatique à six rapports a été optimisée pour ce moteur, préférant rester dans les régimes bas plutôt que de rétrograder à la première occasion. Au jour le jour, cela se traduira par une meilleure consommation (Mazda annonce 10,5 l/100 km en ville et 8,3 sur la route), une conduite plus douce — puisque la boîte ne rétrogradera pas inopinément — et un silence à bord remarquable.

Sur la route, c’est justement ce silence qui nous a d’abord impressionnés : non seulement le CX-9 vient avec une épaisse couche d’isolant sous le plancher, mais les versions plus huppées ont droit au système AudioPilot 2, qui « écoute » ce qui se passe dans l’habitacle pour générer des ondes sonores atténuant énormément les bruits indésirables. Dans les virages, le CX-9 s’est montré étonnamment agile : quand on nous a présenté le véhicule, on nous disait que les ingénieurs s’étaient basés sur la MX-5 pour peaufiner l’expérience de conduite; après quelques minutes derrière le volant, on constate qu’ils ont bien fait leurs devoirs!

Spectaculaire remontée

Auparavant, personne n’aurait pu vous blâmer de ne pas considérer le CX-9 lorsque venait le temps de magasiner un gros VUS pouvant asseoir sept personnes. Aujourd’hui cependant, vous devez au moins en faire l’essai... Et si vous pensez que Mazda ne peut rivaliser avec votre Lexus RX ou votre Infiniti QX60, vous risquez fort d’être impressionné par le plus récent produit du petit constructeur japonais.

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