Toyota 4Runner 2017: Le dernier des Mohicans

Publié le 1er janvier 2017 dans 2017 par Jean-François Guay

Il y a déjà sept ans, on disait que la disparition des Chevrolet Trailblazer et GMC Envoy favoriserait les ventes du Toyota 4Runner qui demeurait l’un des rares « 4x4 », en compagnie des Ford Explorer, Jeep Grand Cherokee et Nissan Pathfinder.

À l'époque, les trois rivaux du 4Runner étaient assemblés comme lui, sur un châssis en échelle qui les dotait de capacités hors route exceptionnelles grâce à une garde au sol surélevée, une suspension arrière à ressorts hélicoïdaux et un rouage à quatre roues motrices avec boîte de transfert à deux gammes de vitesse. Or, les choses ont évolué au cours des dernières années et seul le 4Runner a conservé les caractéristiques d'un VUS alors que ses concurrents ont adopté un châssis monocoque s'apparentant davantage à un véhicule multisegment.

Même si les Explorer, Grand Cherokee et Pathfinder possèdent de bonnes aptitudes en conduite tout-terrain, gare à celui qui serait tenté de suivre un 4Runner dans un sentier de boue ou de neige! À ce chapitre, la motricité du 4Runner est dans une classe à part où les acteurs sont de moins en moins nombreux.

Depuis que le Nissan Xterra a pris sa retraite il y a deux ans, et si l'on fait exception du Jeep Wrangler Unlimited, les modèles pouvant batailler avec le 4Runner sont plus chers et luxueux comme les Land Rover LR4 et Lexus GX, sans oublier le très dispendieux Toyota Land Cruiser vendu aux États-Unis.

Même si la conception du 4Runner paraît dépassée, les acheteurs sont toujours au rendez-vous. L'an dernier, les ventes au Québec ont presque doublé pour talonner celles du GMC Acadia. Certes, il est moins populaire que les Ford Explorer, Honda Pilot et Hyundai Santa Fe XL, mais la demande toujours présente devrait inciter Toyota à maintenir l'offre. D’autant plus que le 4Runner est un véhicule vendu à l’échelle mondiale et qu’il a son utilité dans des régions du globe où le réseau routier est moyenâgeux.

Moteur immuable
Par souci de réduire la consommation du 4Runner, on aurait cru que Toyota lui boulonnerait le nouveau V6 de 3,5 litres à cycle Atkinson inauguré l'an dernier dans la camionnette Tacoma. Or, il n'en est rien. Le robuste et fiable V6 de 4,0 litres revient donc sans changement sous le capot du 4Runner. Développant 270 chevaux et un couple de 278 livres-pied, le fonctionnement de ce moteur sied parfaitement à un baroudeur conçu pour monter les pentes ou tracter une remorque de 2 268 kg (5 000 lb). Si l'on se fie au rendement du Tacoma, la venue du V6 de 3,5 litres dans le 4Runner pourrait réduire sa consommation d'environ 1,5 l/100 km.

À cause de la surélévation du véhicule, l’accès aux places avant et arrière nécessite une certaine agilité malgré la présence de marchepieds. À ce propos, il faudra prendre garde de ne pas les abîmer au passage des ornières et des bosses. Une fois à l'intérieur, le conducteur et les passagers profitent de sièges confortables et d'une bonne visibilité, sauf parfois à un feu rouge alors que la faible hauteur du pare-brise empêche une vision à la verticale.

Le design du tableau de bord est de forme rectiligne et l'instrumentation est aisée à consulter. De même, les commandes de la radio et de la climatisation sont faciles à manipuler grâce à de gros boutons, et la recherche d'une position de conduite agréable est simplifiée par une colonne de direction inclinable et télescopique.

Activité 4x4
À l'arrière, les passagers devront composer avec une bosse dans le plancher, laquelle réduit l’espace pour les pieds. En contrepartie, la modularité de l'espace de chargement jouit d'une banquette divisée 40/20/40, d'un plancher entièrement plat et d'un plateau de chargement coulissant. Quant à la troisième rangée de sièges offerte en option, elle convient uniquement à des enfants. Pour profiter du grand air, le hayon comprend une lunette électrique escamotable et le toit ouvrant est installé de série.

Le comportement routier du 4Runner met l'accent sur le confort et la conduite est similaire à celle d'une camionnette avec une suspension qui sautille à la moindre imperfection de la chaussée. La tenue de route sera meilleure quand le véhicule est lourdement chargé.

Toutes les versions sont équipées d'un système à quatre roues motrices permanentes, d'un système d'assistance en descente et de démarrage en pente. Pour des performances hors route supérieures, la version Trail dispose en plus d'un différentiel à désaccouplement automatique, d'un verrou du différentiel arrière, d'un sélecteur tout-terrain, d'une commande de marche lente et d'une suspension cinétique dynamique.

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