Jaguar XF 2017: Les griffes bien rangées

Publié le 1er janvier 2017 dans 2017 par Michel Deslauriers

La berline intermédiaire XF, le modèle le plus populaire de la gamme Jaguar depuis quelques années, cèdera vraisemblablement ce titre à la nouvelle XE, une berline compacte, ou même au nouveau VUS F-PACE. Toutefois, la XF de première génération n’a pu se démarquer de ses rivales Audi A6, Mercedes-Benz Classe E et BMW Série 5, les ventes étant en baisse depuis un bout de temps. Heureusement, une nouvelle génération de la XF, avec sa structure en aluminium, est apparue l’an dernier et semble destinée à rendre la marque Jaguar un peu plus visible auprès d’une clientèle rajeunie.

Par contre, la hausse des ventes se fait toujours attendre. Si la XF arbore un style renouvelé, elle partage tout de même des éléments esthétiques avec sa devancière. Elle est non seulement plus légère, jusqu’à 190 kg selon la version, mais sa carrosserie paraît plus athlétique. Malgré tout, on trouve son style un peu trop conservateur, surtout pour ce qui est de la version XF S récemment essayée. Les gens semblent plus attirés par l’écusson sur la calandre et par la silhouette féline élancée sur le coffre que par la voiture elle-même. Il faut l’avouer, la marque Jaguar possède encore et toujours cette aura de prestige et d’exclusivité.

Très docile sans la lettre R
Au cours de 2016, Jaguar a introduit un moteur de base dans la XF, réduisant légèrement son prix d’entrée, et lui conférant une bien meilleure économie de carburant. Il s’agit d’un quatre cylindres turbodiesel de 2,0 litres, qui produit 180 chevaux ainsi qu’un couple de 318 lb-pi à partir de 1 750 tr/min. Jumelé à une boîte automatique à huit rapports, ce moteur permet à la XF d’accélérer de 0 à 100 km/h en 8,5 secondes. Au moment d’aller sous presse, ni Jaguar ni Ressources naturelles Canada ou l’EPA n’ont statué sur la consommation de ce moteur. En extrapolant les chiffres très optimistes du marché européen et en comparant avec ses rivales à motorisation similaire, on estime la consommation mixte de la XF diesel à 7,5 l/100 km.

Sinon, on peut opter pour le V6 suralimenté de 3,0 litres, qui se retrouve dans presque chaque modèle Jaguar et Land Rover. Ici, ses 340 chevaux et son couple de 332 lb-pi permettent à la berline de franchir les 100 km/h départ arrêté en 5,4 secondes. La consommation mixte se chiffre à 10,4 l/100 km.

La plus sportive du lot, c’est la XF S, qui bénéficie de 40 étalons supplémentaires pour un total de 380. On ne retranche qu’un dixième de seconde sur le 0-100, mais au moins, l’économie d’essence demeure inchangée. Lors de notre essai, on a même obtenu une moyenne de 9,4 l/100 km.

En revanche, on a été quelque peu déçu de la XF S. Elle s’est montrée peu énergivore, mais elle n’a fait preuve d’aucun caractère, d’aucune agressivité, et la sonorité de son moteur ne s’est jamais manifestée outre mesure, même une fois le mode Dynamic activé et la molette de la boîte automatique placée à la position sport. La XF S est rapide, sans être violente, et c’est peut-être ce que les acheteurs typiques de Jaguar recherchent. Cependant, cette voiture nous a laissés sur notre faim, et en ce moment, il n’y a pas de variante XF R ou XFR-S qui apparait dans la boule de cristal. À ne pas confondre avec la version R-Sport et son apparence plus racée.

Un habitacle raffiné
Si les berlines de luxe pleine grandeur font dans l’élégance, les intermédiaires, elles, adoptent une approche plus conservatrice et épurée. Sur ce point, la Jaguar XF se mesure admirablement à la Classe E et à la Série 5 avec un habitacle élégant, doté d’une finition soignée et dont la disposition des commandes est ergonomique.

La structure en aluminium confère à la voiture une belle rigidité, et sur la route la cabine s’avère silencieuse, outre un léger bruit de vent. Au démarrage, la molette de la boîte de vitesses s’élève de la console centrale et les bouches d’aération, sur le tableau de bord, se découvrent, ce qui fait plutôt chic. On peut commander, entre autres, une chaîne audio de 825 watts avec 17 haut-parleurs et un affichage du conducteur numérique, avec écran de 12,3 pouces.

Enfin, l’espace intérieur est comparable à celui de ses adversaires, et accru comparativement à celui de la XF de la génération précédente. Le coffre est immense, surtout en profondeur, avec un volume de 540 litres.

En somme, la XF possède plusieurs atouts pour plaire aux acheteurs typiques de son segment, et le moteur diesel est un ajout intéressant. Toutefois, la version S n’a pas le caractère ni le muscle nécessaire pour se frotter aux S6, AMG E 63 et CTS-V, bien qu’elle soit légèrement moins chère à l’achat.

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