smart fortwo cabrio électrique 2018 : produit (très) niché

Publié le 4 juillet 2017 dans Premiers contacts par Marc-André Gauthier

Si vous avez eu un cours d’introduction au marketing dans votre vie, vous savez très bien ce qu’est une « niche ». Non, on ne parle pas d’un abri pour le chien, mais plutôt d’un produit si spécialisé, si unique, qu’il ne s’adresse qu’à peu de gens.

L’industrie de l’automobile est remplie de produits nichés. La Fiat 500 est un bel exemple. Dispendieuse, peu fiable, très ordinaire mécaniquement, on se demande pourquoi des gens choisissent délibérément d’en faire l’achat. Pourtant, si l’on interroge les inconditionnels propriétaires du modèle, ils vous parleront du style classique de l’auto, de son joli habitacle.

C’est dans la même veine qu’il faut voir la smart fortwo cabrio électrique. Déjà que les véhicules smart ne s’adressaient pas à grand monde... Une voiture de si petite taille, deux places, taillée sur mesure pour la ville, elle se prive de plusieurs clients potentiels, encore plus si elle est électrique, et par-dessus tout, si elle est cabriolet. Qu’importe, elle intéressera sans doute quelques personnes!

GPS maudit
En temps normal, pour donner suite à l’essai d’un véhicule à l’étranger, comme c’est le cas présentement, vous auriez droit à de belles photos exclusives, prises par votre serviteur. Mais voyez-vous, notre court essai du véhicule, sur 58 km exactement, a été troublé par le système de navigation

Ce maudit système avait été programmé pour nous faire suivre un itinéraire précis. En plein milieu de la campagne suisse, en banlieue de Genève, nous n’avions pas de réseau cellulaire, pas de carte routière, pas d’argent, et pour couronner le tout, la navigation nous a soudainement lâchés. Alors qu’il ne restait que 26 km à faire, on reçoit un message d’erreur qui dit que notre batterie n’avait plus assez de jus pour nous rendre à destination. Pardon? Une voiture qui a une autonomie d’au moins 155 km, déjà à plat?

Ce qui s’est passé, c’est que le système de navigation a décidé, à lui seul, de nous envoyer ailleurs. On a fini par annuler le trajet, on a cherché dans le répertoire l’aéroport où nous devions nous rendre, et de peine et de misère, nous avons finalement trouvé le bon endroit. Fait étrange, en « rentrant » l’aéroport dans le système, TomTom nous amenait dans un endroit situé près du débarcadère des véhicules de location, et des camions de livraison en tout genre. Bref, on n’a pas eu le temps de trouver des endroits où prendre des photos, étant plus concentrés à arriver à notre destination.

Si au moins ce n’était que la partie navigation. L’ensemble du système multimédia est décevant, en comparaison à ce que Mercedes-Benz, le fabricant de smart, fait ailleurs. Si ce n’était arrivé qu’à nous, mais non! Plusieurs autres voitures ont eu un problème du genre.

Sinon, pour conclure avec l’habitacle, on a l’impression d’avoir beaucoup de place. Bon, il n’y a à peu près pas d’espaces de rangement, mais concernant l’espace pour s’asseoir, on ne devinerait pas que l’on est dans une voiture qui a la taille d’un soulier!

Moteur adéquat en ville
La smart fortwo eletric drive 2018 bénéficie d’un moteur électrique de 81 chevaux, et de batteries permettant plus ou moins 155 km d’autonomie, en fonction de votre conduite. Ce qui est troublant avec ce moteur, c’est que l’on ressent beaucoup son couple, et comme il s’agit d’un véhicule électrique, on le perçoit instantanément. On appuie sur l’accélérateur, on se sent poussé, et puis on remarque l’odomètre. On ne va pas très vite. En fait, le 0-100 km/h prend 11,8 secondes, ce qui est plus lent que la majorité des véhicules électriques actuellement disponibles, et là, on ne parle pas des véhicules à essence!

Mais bon, en ville, ça convient, puisque le 0-40 km/h n’est pas mal! Sur l’autoroute, une bonne tenue de route vous permettra de rouler confortablement jusqu’à 130 km/h, la vitesse maximale de la voiture, mais vous trouverez les dépassements particulièrement pénibles.

Il faut tout de même rendre justice à cette bagnole. En ville, elle va très bien. Sa petite taille, son agilité et son couple à basse vitesse en font une voiture idéale pour se déplacer dans les cités, cheveux au vent en prime.

Il ne faut pas vous imaginer que la smart électrique remplacera votre Honda Civic! Non, elle servira plutôt à quelqu’un qui n’a pas besoin de traîner de bagages au quotidien, et qui roule principalement en ville.

Si l’on devait la comparer à la BMW i3, par exemple, on se devrait de dire que la i3 est bien plus complète, mais en même temps elle est pas mal plus chère. On ne connaît pas encore le prix de la smart électrique, mais il devrait frôler 30 000 $, ce qui en fait une voiture plutôt accessible si l’on considère le rabais gouvernemental de 8 000 $ offert au Québec!

Fiche d'évaluation
Modèle à l'essai smart Fortwo 2018
Version à l'essai Electric Drive cabriolet
Prix de base n.d.
Prix du modèle à l'essai n.d.
Garantie de base 4 ans / 80 000 km
Garantie du groupe motopropulseur 4 ans / 80 000 km
Options n.d.
Concurrents BMW i3, Fiat 500c, Ford Focus électrique, Volkswagen Beetle décapotable
Points forts
  • Style intéressant
  • Moteur électrique amusant en ville
  • Vitesse de réaction du moteur
  • Autonomie pas trop mal
Points faibles
  • Manque de puissance sur l'autoroute
  • Système multimédia indigne de Mercedes-Benz
Fiche d'appréciation
Consommation 5.0/5 C'est électrique! L'autonomie n'est pas mal!
Confort 4.0/5 Je sais, c'est surprenant, croyez-moi.
Performances 3.0/5 En ville elle va bien, mais elle manque de puissance pour l'autoroute.
Système multimédia 1.0/5 Désastre lors de l'essai.
Agrément de conduite 3.5/5 Étonnamment plaisante à conduire.
Appréciation générale 3.0/5 Ce n'est pas l'auto électrique du siècle, mais plutôt un produit niché.
Share on FacebookShare on TwitterShare on Google+Share by emailShare on Pinterest
Partager
Commentaires

🛈 En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies telle que décrite dans notre Politique de confidentialité. ×