Les distractions au volant

Publié le 13 octobre 2017 dans Juridique par Éric Lamontagne

Encore une fois, nous devons aborder l’épineuse question des distractions au volant, suite à la nouvelle concernant le dépôt imminent d’un projet de loi en Ontario, visant à contrer la négligence au volant créée par la distraction.

Les gouvernements doivent se rendre à l’évidence que le cellulaire n’est qu’une distraction parmi tant d’autres et il est grand temps de considérer cette situation. En Ontario, la distraction au volant pourrait engendrer une infraction de négligence dans la conduite d’un véhicule. Cette infraction est susceptible de sanctions allant de l’amende à… l’emprisonnement!

Force est d’admettre que l’Ontario a décidé d’attaquer le problème de front et il est à prévoir que la SAAQ emboîte le pas, constatant que le message ne passe pas, particulièrement en ce qui concerne les textos au volant.

La SAAQ multiplie les campagnes de prévention pour trouver entendeur, mais le message ne semble pas assez convaincant auprès des usagers de la route, car l’infraction de cellulaire (art. 439.1 CSR) est en constante progression!

Une question de volonté avant tout
Bien que plusieurs géants de la téléphonie multiplient les applications pour tenter de régler le problème, plusieurs personnes sont encore hésitantes à les utiliser. Par exemple, on entend souvent qu’une solution serait de bloquer les ondes cellulaires lorsqu’on monte à bord de notre voiture. Apple propose d’ailleurs quelque chose à cet effet.

Cependant, bien des gens sont réticents, car ils veulent néanmoins recevoir (en toute légalité et sécurité s’ils sont munis d’un système mains libres) leurs appels téléphoniques, et ce genre d’application les empêche de le faire. C’est pourquoi il faut, avant tout, avoir la volonté de cesser de « texter » au volant, comportement hautement dangereux.

Finalement, il y a d’autres options, mais elles font plus mal! L’infraction de cellulaire au volant pourrait devenir une infraction à 9 ou 12 points d’inaptitude. Prenons comme exemple l’infraction de car surfing qui faisait les manchettes il y a quelques années. La SAAQ a augmenté à 12 points cette infraction et curieusement, nous en entendons très peu parler depuis...

On pourrait pousser jusqu’à imposer une suspension de permis de 7 jours pour les récidivistes! Mais est-ce que la société est prête à de telles conséquences pour mettre un point final au problème?

Votre réponse est aussi bonne que la mienne! Sur ce, bonne route et soyez prudents!

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Pour toutes questions, nous vous recommandons notre expert, Me Éric Lamontagne :
E.Lamontagne@contraventionexperts.ca|http://www.contraventionexperts.ca
514 578-2982

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