Mais pourquoi diable une voiture autonome?

Publié le 14 novembre 2017 dans Technologie par Sylvain Raymond

C’est la question que plusieurs se posent lorsque l’on parle de voiture autonome et pour des passionnés de voitures comme nous, c’est également une grande interrogation. En marge du salon de Tokyo, nous avons récemment eu la chance de discuter avec les dirigeants de Toyota et de comprendre leur vision de la chose, puisque selon eux, les technologies de conduite autonome vont se déployer plus rapidement que l’on ne le croit.

Ils ne sont pas seuls d’ailleurs dans la course, car pratiquement tous les constructeurs y sont. Malgré le plaisir que l’on a en conduisant, les trajets sont généralement redondants et s’avèrent très souvent une perte de temps. Les heures passées derrière le volant pour une randonnée Montréal-Québec n’ont rien de véritablement excitantes… Et si ces heures à tenir un volant pouvaient être récupérées? À bord d’une voiture autonome, vous pourriez ainsi travailler, écouter un film ou discuter avec vos amis sans vous soucier de la route, un peu comme en avion, mais avec un pilote virtuel.

Zéro accident
L’autre but avoué selon Kiyotaka Ise, président de la recherche et du développement ainsi que de l’ingénierie chez Toyota, c’est la sécurité. On ne vise rien de moins que l’objectif « zéro accident » et l’on veut rendre les routes beaucoup plus sécuritaires qu’en ce moment. Il est vrai que le facteur humain est largement responsable de la majeure partie des accidents et qu’un véhicule autonome pourrait détecter tout élément dangereux et prendre le contrôle du véhicule en cas de besoin.

Il y a fort à parier aussi que nos autoroutes seraient moins bordéliques. Une voiture autonome ne circulerait dans la voie de gauche que pour dépasser!

Mobilité pour tous
L’autre aspect qui peut jouer en faveur des véhicules autonomes et qui s’est révélé fort intéressant, c’est la mobilité pour tous. À l’heure où Toyota sera commanditaire des Jeux olympiques et paralympiques de 2020, le constructeur croit que les véhicules autonomes pourront grandement améliorer la mobilité des personnes âgées ou handicapées, puisque la notion de conduite ne sera plus essentielle aux déplacements.

Avec la présentation de ses concepts « i », Toyota croit même qu’un véhicule deviendra beaucoup plus qu’une simple machine. Grâce à l’intelligence artificielle, il pourra interagir avec vous et devenir votre partenaire. Bien au-delà du simple apprentissage d’horaires et d’habitudes de conduite, ce concept exploite différentes technologies afin de mesurer l’émotion du conducteur en fonction du lieu et du moment et utilise la mobilité pour améliorer la qualité de vie des passagers.

Toutefois, on demeure loin de la voiture 100% autonome exempte de poste de conduite. Personne ne peut prédire la rapidité avec laquelle on y arrivera, mais d’ici là, de plus en plus de systèmes d’aide à la conduite seront déployés. Lors de notre passage dans la région, nous avons eu la chance de mettre à l’essai certaines de ces technologies à bord de la Lexus LS, notamment l’assistance en conduite qui garde la voiture entre les voies et freinera automatiquement en cas de besoin et le Lane Change Assist qui permet de changer de voie automatiquement, sans intervention du conducteur.

Est-ce qu’un jour un véhicule équipé d’un volant sera aussi rare qu’une boîte manuelle? C’est possible, et cela semble étrange pour nous, mais il faut comprendre qu’une nouvelle génération de conducteurs va découvrir la voiture autonome et pour eux, conduire pourrait bien être une perte de temps et un plaisir inconnu.

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