À Genève, j’ai vu une RUF et j’en suis tombé amoureux

Publié le 19 mars 2018 dans Blogue par William Clavey

Le Salon de l’auto de Genève, c’est un salon hors du commun. Sur le plancher du Palexpo, des Honda Civic, des Hyundai Elantra, des Mazda CX-5, il n’y en a pas. Genève, c’est les grosses bagnoles, les supervoitures, les Lamborghini, les Ferrari, les McLaren et j’en passe. Si l’on comptait la valeur totale des bolides qui y sont exposés, on dépasserait facilement le milliard de dollars.

Mais Genève, ce n’est pas que les marques de luxe, c’est aussi les constructeurs niches, ceux qui ne fabriquent qu’un, deux ou même trois exemplaires d’un véhicule. C’est ici que l’on montre notre savoir-faire. C’est ici où Bernie Ecclestone, Christian Von Koenigsegg et Magnus Walker se tiennent, et c’est ici que les princes cheikhs milliardaires magasinent leur nouveau jouet.

Parmi les raretés du salon, on compte également les modificateurs spécialisés : Brabus, Techart, ABT, Hennessey, Klassen et autres. Sans oublier RUF. Oui RUF, la marque qui a longtemps modifié des Porsche, le père de l’iconique Yellow Bird, celle que l’on peut voir sur YouTube, sur la drift, à fond de caisse sur le circuit du Nürburgring.

Au Salon de Genève 2018, RUF a dévoilé son nouveau bébé, la SCR. Je l’ai vue de mes propres yeux! Je me suis assis à l’intérieur. Et j’en suis tombé amoureux.

100% RUF

Contrairement à ce que l’on est habitué de voir venant du spécialiste, la SCR n’est pas une Porsche 911 modifiée, mais bel et bien un produit entièrement conçu par RUF. En fait, cette création est le deuxième effort du constructeur niche pour se lancer dans la production complète de son propre modèle. La première tentative était la CTR3 à moteur central, mais qui empruntait néanmoins des composantes mécaniques de la Porsche 911 997. La SCR, quant à elle, est unique.

Elle rend hommage à la première SCR d’il y a 40 ans. À l’époque, c’était une Porsche 911 hautement modifiée qui livrait des performances que même le constructeur ne pouvait offrir. C’est la SCR qui a mis le nom RUF sur la carte.

Oubliez les turbos et les boîtes robotisées

Pour la nouvelle version, on a recours à la fibre de carbone. La SCR n’emprunte pas la plate-forme d’une Porsche 911 moderne, mais utilise sa propre structure, conçue par les ingénieurs RUF. Même chose au niveau de sa carrosserie ultralégère qui ne pèse que 1 250 kg et dont le design rappelle les bonnes vieilles Porsche d’autrefois, refroidies à l’air. Son habitacle est une reproduction presque intacte de la 911 964, le tout, bien entendu recouvert d’alcantara.

Sous son petit capot, situé à l’arrière, fidèle à la 911, se trouve un six cylindres à plat atmosphérique de 4,0 litres produisant 510 chevaux et un couple de 470 lb-pi. Ces chiffres ressemblent drôlement à ceux de la Porsche 911 GT3 RS, sauf que le couple est beaucoup plus élevé dans la SCR. C’est une RUF, alors c’est normal…

RUF déclare une vitesse de pointe de 320 km/h. La seule boîte de vitesses proposée est une manuelle à six rapports. Son rouage est à propulsion seulement et, non, la SCR ne vient avec aucune aide à la conduite électronique ni aucun système de sécurité semi-autonome. Après tout, le slogan du spécialiste allemand, qui vend ses bolides en Amérique du Nord uniquement sur commande spéciale préapprouvée, a toujours été : « le plaisir de conduire sans filtres ». Alors, pourquoi restreindre la bête avec de l’électronique?

Mesdames et messieurs, il y a de l’espoir pour les amateurs de conduite. Cet espoir se nomme RUF SCR. C’est une machine venue tout droit des dieux de la conduite sportive, une voiture sport qui est absolument parfaite.

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