Subaru WRX 2018: En attendant la relève

Publié le 1er janvier 2018 dans 2018 par Mathieu St-Pierre

Les WRX et WRX STI ne datent que du millésime 2015, mais dans les trois dernières années, la concurrence est passée de nulle à extrême. Ainsi, les Ford Focus RS, Volkswagen Golf R et Honda Civic Type R projettent désormais une ombre inquiétante sur ces deux Subaru extrêmes. Et les gens de Subaru sont parfaitement au courant de la situation.

L’arrivée d’une toute nouvelle Impreza assemblée sur une plate-forme plus légère et rigide augure un excellent futur aux WRX et WRX STI, mais pour cette année, du moins, nous allons devoir mettre nos attentes de côté et apprécier deux voitures qui sont, somme toute, très rapides, peu importe les conditions de la route ou de la météo. La WRX en particulier, demeure une arme redoutable et abordable pour ceux qui cherchent les émotions fortes sur piste ou sur une surface recouverte de neige et de glace.

Les retouches
De l’extérieur, les modifications se limitent aux calandres maintenant plus agressives, dotées de prises d’air plus imposantes. La STI gagne de nouvelles jantes de 19 pouces tandis que la WRX, a droit à un nouveau design pour ses roues de 18 pouces.

Dans le but de rehausser le raffinement de ses deux sportives, Subaru a passé beaucoup de temps sur le bien-être des occupants. Les vitres latérales sont maintenant plus épaisses et les caoutchoucs plus importants des portes isolent mieux l’habitacle. On se sent justement mieux à bord grâce à de nouveaux matériaux, une plus belle finition sans oublier les écrans à haute définition plus grands qu’avant. L’effet engendré par ces retouches est immédiat, mais l’amélioration la plus marquante n’est pas visible. Elle a trait aux suspensions.

Celles-ci ont été révisées dans le but d’améliorer le confort sans affecter la tenue de route. Il est vrai que la STI, en particulier, souffrait d’un roulement hypersec frôlant le désagréable. Sans parler d’une finesse aussi développée que celle de la Golf R, le progrès est net. La réduction des bruits provenant du vent et des pneus combinée à l’accroissement du débattement des amortisseurs améliore grandement l’expérience de conduite.

WRX > WRX STI
Eh oui, la version la moins puissante est la plus alléchante, et j’ajouterais… de loin la plus alléchante! En fait, il ne manque à la WRX que l’aileron ridicule (mais inévitable selon moi) et les freins de la STI pour qu’elle soit la Subaru de performance par excellence.

Le moteur turbocompressé de 2,0 litres de la WRX fait toute la différence. Le petit turbo à double entrée de gaz d’échappement lui permet de révolutionner à bas régime produisant son couple maximum de 258 lb-pi dès 2 000 tr/min. En comparaison, le 2,5 litres de la STI produit un couple de 290 lb-pi, mais à partir de 4 000 tr/min. Lors d’un départ arrêté, la WRX est plus rapide. De plus, la plage de puissance plus large de la WRX est permissive, permettant au conducteur d’éviter de rétrograder si le cœur n’y est pas.

Les boîtes manuelles des deux voitures requièrent une main ferme, et habile. La synchronisation de celle de la WRX a été revue ce qui rend le levier plus maniable. La course de ce même levier est plus rapprochée dans la STI, par contre, le pilote doit travailler car les changements de rapport demandent une chorégraphie de pieds bien exécutée.

En ce qui a trait à la direction, la WRX bénéficie d’une assistance électrique plus linéaire et mieux dosée que la version hydraulique de la STI. L’avantage principal de cette dernière est son système de freinage Brembo, nouveau cette année. Les disques sont non seulement ventilés et les étriers à multiples pistons aux quatre coins, mais les plaquettes ont une surface de contact plus grande qui améliore le temps de réponse et qui résiste à l’évanouissement des freins.

Si l’on parle de WRX et STI, on ne peut pas passer sous silence la transmission intégrale. Le système de la WRX est parfaitement efficace, peu importe l’état de la chaussée. Il bénéficie de la vectorisation de couple et d’une prise constance. Au Circuit Mont-Tremblant l’été, comme à Mécaglisse l’hiver, vous allez vous prendre pour Antoine L’Estage, éminent pilote de rallye. La STI a l’avantage d’un différentiel central à commande entièrement électronique (DCCD), modulable par le pilote. Quoiqu’il soit plus efficace en 2018, le fait demeure que la majorité des propriétaires laissera le DCCD en mode automatique.

Subaru mise fort sur son système de sécurité actif EyeSight offert dans toutes les WRX et WRX STI. L’écran d’infodivertissement passe à sept pouces et inclut le Subaru STARLINK doté d’une compatibilité complète avec intégration de téléphone et de ports USB.

Les WRX et WRX STI sont loin d’être dépassées, mais vaut mieux jeter un coup d’œil du côté de Ford et Volkswagen pour être bien certain de son choix en 2018. Espérons que 2019 nous réservera une STI de plus de 325 chevaux.

Feu vert

Feu rouge

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