Chevrolet Malibu 2018: Elle sait si bien dissimuler son état d'hybride!

Publié le 1er janvier 2018 dans 2018 par Nadine Filion

Que l'on se le dise : la Chevrolet Malibu Hybrid n'a rien à voir avec la variante Eco de la berline américaine d'antan, celle qui recourait au système « léger » eAssist. Cette fois, on a affaire à un véritable hybride, aussi vrai que l'est la Toyota Prius depuis près de deux décennies.

Cela dit, si vous voulez une voiture qui parcourt des dizaines de kilomètres en « tout électrique » avant que son moteur à essence n'entre en scène, avancez de quelques pages et... allez lire sur la Chevrolet Volt. Car avec la Malibu, on est dans la trempe de celles qui n'ont pas à être branchées et, donc, qui n'utilisent leur organe électrique qu'en mode d'appoint.

Dans la Chevrolet Malibu Hybrid, on a droit à un quatre cylindres de1,8 litre, secondé d'un groupe électrique, lui-même alimenté par une batterie au lithium-ion de 1,5 kWh. Merci au système de récupération puisé du côté de la Chevrolet Volt, ces piles font efficacement le plein d'énergie à chaque freinage ou simple décélération. La puissance totale? Quelque 182 chevaux, soit une vingtaine de plus que ce que produit le quatre cylindres de 1,5 litre de la Volt. Vous dites que c'est bien peu pour une grande intermédiaire? Tut-tut-tut! Merci au couple de 277 livres-pied, les reprises sous le pied droit ont plus de dynamisme qu'attendu. Et grâce à la direction bien dosée, que l'on manie d'un volant qui remplit agréablement la paume, la berline attaque la route avec précision.

Certes, il n'y a là rien de diabolique pour faire de vous un Sebastian Vettel, mais mis à part un freinage en manque de mordant et quelques rebonds désordonnés sur les pires cahots que seule la Belle Province peut nous servir, le comportement de la voiture est solide, mature, voire digne d'une voiture de luxe.

Des attributs toujours au rendez-vous
Surtout, contrairement à celle par qui l'aventure hybride a commencé — et ici, rendons à César ce qui lui appartient, en nommant la Toyota Prius — on n'a pas à souffrir, avec la Malibu, de compromis en termes de design extérieur, de confort d'habitacle ou de technologie. 

N'oublions pas d'encenser la connectivité, d'avant-plan et l'une des plus faciles du marché actuel à apprivoiser. Pensez Android Auto et CarPlay d'Apple, mais aussi le point d’accès à Internet sans fil 4G LTE (abonnement en sus) et, un vieux de la vieille mais toujours de mise, le système OnStar.

Des bémols? D'abord, le coffre : versus les variantes Malibu non-hybrides, l'espace de chargement sous le hayon est handicapé de moitié par la batterie — comme c'est le cas pour à peu près tous les hybrides. Surprise : la banquette accepte de se rabattre, mais voilà qui ne dégage qu'un mince passage pour accommoder les longs objets. Si les places arrière sont toutes occupées, eh bien, il faut faire avec un volume de 328 litres — c'est restreint.

Avec une étiquette qui débute sous 30 000$, la Malibu est l'un des hybrides bon marché du... marché, autant dans la catégorie des intermédiaires que des compactes. Même que la berline s'affirme à près de 2 000 $ sous le prix de la Chevrolet Volt, après le rabais provincial de 8 000 $ appliqué à cette dernière. (Petite précision toute québécoise : pour l'année-modèle 2018, notre gouvernement n'offre plus les 500 $ de rabais qu'il accordait, jusqu'à présent, à l'acquisition d'hybrides « conventionnels ».)

Et la consommation d'essence, dans tout ça? Parce qu'elle a bien réussi sa diète à son dernier passage générationnel, la Malibu est désormais l'une des plus légères de sa catégorie. Oui, oui! Ajoutez l'apport électrique qui peut se charger de la propulsion jusqu'à concurrence de 90 km/h (pourvu que le pied se fasse suave avec l'accélérateur) et hop! Vous avez là l'un des hybrides intermédiaires les plus frugals du moment. Sur près de 600 kilomètres d'autoroutes et de boulevards urbains, elle a su nous livrer un beau 6,1L/100km — quand même!

Nadine Filion

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N’oublions pas les versions sans électrons

Mais il n’y a pas que l’hybride dans la famille Malibu! Les versions de base cachent un quatre cylindres turbo 1,5 litre à la puissance décente. Si vous en voulez davantage sous le pied droit, il y a le 2,0 litres turbo optionnel de 250 chevaux. Cette écurie est maîtrisée par une boîte automatique à huit rapports. Cette dernière n’est pas toujours docile et rue plus souvent qu’à son tour, du moins dans l’exemplaire essayé. En plus, cette version est plus lourde que celles dotée du 1,5 litre, ce qui rend sa conduite un peu moins sportive. Mais qui achète une Malibu pour sa sportivité?

Alain Morin

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