Toyota Prius 2018: Championne un jour, championne toujours...

Publié le 1er janvier 2018 dans Guide de l'auto 2018 par Nadine Filion

Tout nouvelle en 2016, la 4e génération de la Toyota Prius est plus intéressante à conduire que ses prédécesseures. Certes, elle n'est pas une bombe de dynamisme pour autant, mais est-ce vraiment nécessaire qu'elle le soit? Et il y a quelques mois, débarquait la Prius Prime, une version rechargeable. Voyons tout ça de plus près…

Les premières félicitations vont à la plate-forme TNGA, cette architecture qui permet l’installation des accumulateurs du système Hybrid Synergy Drive sous la banquette, non plus à mi-chemin dans le coffre, ce qui améliore grandement l’espace pour les bagages.

Pourtant, la Prius se fait... moins puissante. Son quatre cylindres, toujours de 1,8 litre et encore couplé aux organes électriques propulsant les roues avant, ne produit plus que 121 chevaux au total — en baisse de 13.

Parlons consommation
Extérieurement, la Toyota Prius a poussé plus avant le futurisme. Toutefois, cette silhouette torturée d'angles et de triangles, des phares avant au hayon retroussé, n'a rien d'harmonieux. (Le designer en chef, Shunsaku Kodama, dit s'être inspiré de… Lady Gaga!). Sauf qu'en s'inclinant de 70 mm plus avant, le museau a gagné en aérodynamisme — de 0,25 cx à 0,24 cx, c'est l'un des plus profilés de l'industrie. Voilà qui contribue à ce pour quoi on achète la Toyota Prius : elle est, encore et toujours, la « non branchée » la plus frugale, avec ses 4,4 l/100 km (ville) et 4,6 l/100 km (autoroute).

Championne un jour, championne toujours...

Nadine Filion

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Et la Toyota Prius Prime?

Quand on parle de la Prius, on ne parle plus que d’une seule voiture. Il y a certes la Prius qui fait l’objet de la première partie de ce texte, la Prius c (dont nous traiterons dans les prochaines pages, en même temps que la Prius v) et la nouvelle Prius Prime.

Cette dernière reprend les moteurs thermique et électrique de la Prius, mais en y adjoignant une batterie beaucoup plus performante, livrant 8,8 kWh au lieu de 1,3 kWh. En plus, la Prime peut être rechargée (Plug-in Hybrid). Il en résulte une autonomie électrique beaucoup plus grande, soit 35 km. Lors de nos différents tests, nous avons toujours parcouru au moins cette distance. Et quand le profil de la route s’y est prêté, le moteur à essence n’est intervenu qu’après 56 kilomètres.

Toyota annonce une vitesse maximale de 135 km/h en mode électrique.Toyota annonce aussi une consommation moyenne de 4,3 l/100 km en ville et de 4,4 sur la route. Encore une fois, Toyota a été conservateur puisque lors de nos essais, notre moyenne s’est située entre 4,8 et 3,0 l/100 km, la pire consommation ayant été enregistrée en février 2017 dernier alors que les températures ont varié entre - 5 et - 18. En passant, un freinage tout à fait normal en milieu urbain peut donner jusqu’à 0,2 km d’autonomie supplémentaire lorsque la batterie est encore chargée d’ions. Une fois complètement déchargée, même un long freinage à partir de 100 km/h ne semble pas engranger un iota d’ion.

La Prius Prime se distingue de la Prius par une carrosserie différente. Elle reprend les thèmes déjà vus sur la Prius, mais elle les amène un cran plus loin… comme si c’était possible. Pour améliorer l’aérodynamique, Toyota a dessiné un hayon incurvé. Même la vitre l’est. Le cadre intérieur de ce hayon est fabriqué en fibre de carbone. Allô le coût de remplacement d’un hayon après un impact!

Si la Prius Prime de base reçoit l’écran de sept pouces de la Prius, la Prius Prime dotée de l’ensemble Technologie a droit à un bel écran de 11,6 pouces qui ressemble à celui d’une Tesla. Sous l’écran, on retrouve le même petit levier de vitesse que dans la Prius. Son maniement en irrite certains et laisse les autres indifférents. À sa droite, il y a trois boutons qui gèrent différents modes de conduite et de flux électrique. Prière de s’asseoir quelques minutes avec le représentant des ventes pour bien comprendre leur interaction.

Le comportement routier des Prius et Prius Prime s’avère des plus dociles. Le contraire aurait été surprenant! En fait, le qualificatif prévisible serait sans doute mieux approprié. Gracieuseté d’un châssis très solide, la direction est vive et précise et la suspension ne talonne pas inutilement. J’irais même jusqu’à dire qu’elle est presque agréable à conduire…

Alain Morin

Feu vert

Feu rouge

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