Aston Martin DB11 2018: Un grand Bond vers l’avant et d’autres bientôt

Publié le 1er janvier 2018 dans 2018 par Marc Lachapelle

L’histoire d’Aston Martin, dont les rebondissements sont dignes des aventures du suave espion auquel on l’associe immanquablement, se lit comme un roman. Après avoir survécu à sept faillites durant son premier siècle, ce grand spécialiste britannique est en pleine ascension, porté par le succès de la DB11, la toute nouvelle grand-tourisme qui est au cœur de sa gamme. C’est James Bond qui doit être content.

Le patron, Andy Palmer, ne s’en cache pas, la nouvelle DB11 est la voiture la plus importante qu’ait lancée Aston Martin depuis la DB9, il y a quinze ans. Sans compter qu’avec une carrosserie, une structure et un groupe propulseur inédits, elle est la plus puissante, agile et frugale qui ait porté les initiales DB. Dans la mesure où une voiture propulsée par un V12 turbocompressé de 5,2 litres et 600 chevaux peut être le moindrement écolo.

Quoi qu’il en soit, à la faveur des quelque deux mille commandes et ventes réalisées en quelques mois, la DB11 a permis à son constructeur de renouer avec la rentabilité et d’engranger ses premiers profits en six ans, au premier trimestre de l’année 2017. Ce qui augure bien pour la suite des choses.

Une nouvelle beauté
Le chef-styliste Marek Reichman et son équipe ont réussi à créer, avec la DB11, une version résolument moderne de l’une des plus belles silhouettes jamais imaginées pour une automobile. La DB11 reprend évidemment d’abord cette large grille de calandre en forme de soucoupe volante comprimée, reconnaissable entre toutes. Son profil est cependant plus bas et allongé, avec des lignes plus tendues que ses devancières, et même quelques plis et arêtes.

Derrière les roues avant, de longs évents laissent s’échapper l’air qui s’engouffre par l’avant pour aider au refroidissement et pour créer une portance aérodynamique sans ajouter de becquets inélégants. Même idée pour les grandes prises triangulaires, découpées à l’intérieur des montants arrière du toit, qui acheminent l’air par des conduits vers la pointe du coffre. Question de mieux plaquer l’arrière au sol sans ajouter un gros aileron. À peine une lame rétractable de deux centimètres.

Le dessin de l’habitacle est entièrement inédit, parfaitement original et remarquablement épuré : vous n’aurez jamais rien vu de tel. C’est voulu, bien sûr. Toutes les surfaces, tous les contrôles, accessoires et commandes ont l’aspect et la texture d’objets de luxe. Partout, du cuir poinçonné, cousu ou matelassé. Et si la grande molette et le graphisme des contrôles ont un air vaguement familier, sur le tableau de bord minimaliste, c’est que la DB11 utilise des interfaces et de grands écrans de 12 et 8 pouces produits par Mercedes-Benz, qui est à la fois actionnaire et partenaire d’Aston Martin. Le volant entièrement gainé de cuir, un croisement entre cercle et carré, est remarquable à lui seul.

La carrosserie, faite de panneaux d’aluminium et de matériaux composites, est posée sur un nouveau châssis à caissons à la fois plus rigide et plus léger, formé d’éléments en aluminium coulé, forgé ou matricé. La structure des portières est en magnésium coulé. L’empattement allongé de 6,5 cm par rapport à la DB9 a permis de monter le V12 plus loin vers l’arrière, pour une répartition de poids quasi-parfaite.

Les trois modes de conduite – GT, Sport et Sport+ – modifient les réglages et réactions de la boîte automatique ZF à huit rapports, des amortisseurs, de la servodirection électrique et de la répartition du couple par application sélective des freins. On en joue facilement, grâce à deux touches sur le volant. La DB offre d’ailleurs un confort très correct, même en mode Sport+ intégral, grâce à sa structure béton et une suspension fantastique.

Nouvelle Vanquish et plus encore
Pendant que la nouvelle DB11 rayonne, la majestueuse Vanquish soigne sa fin de carrière sous les traits de versions spéciales telles que les Red Arrows et Vanquish S. Une version remodelée, élaborée sur la même architecture que la DB11, sera bientôt dévoilée.

Aston Martin planche aussi sur une sportive à moteur central qu’elle lancera à l’assaut des Ferrari 488, McLaren et Lamborghini Huracán. Celle-là s’inspirera plutôt de la Valkyrie, une méga-sportive qu’Aston Martin développe avec Adrian Newey, concepteur génial des Red Bull actuelles en F1. De quoi concurrencer celle que prépare AMG pour Mercedes-Benz, groupe propulseur hybride de 1 000 chevaux et facture de 3 $ millions à la clé. Bienvenue dans la stratosphère.

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