Ford Expedition 2018: Deux vaisseaux grands et costauds

Publié le 1er janvier 2018 dans 2018 par Marc Lachapelle

Deux grands utilitaires de luxe reviennent cette année, entièrement transformés, dans le clan Ford. Deux décennies et des poussières après le lancement du premier Expedition. Ils ont connu leurs plus belles années au tournant du siècle, avant la montée des multisegments et la multiplication des rivaux dans leur catégorie respective. Les revoici, prêts à en découdre, truffés de technologies, de matériaux et de systèmes modernes, sur une architecture résolument traditionnelle, pour une clientèle qui l’est tout autant.

Le premier Expedition est apparu en 1997, construit sur la plate-forme de la grande camionnette F-150 de l’époque. Dans le sillage de l’Explorer, qui connaissait alors un succès monstre, l’Expedition offrait essentiellement les mêmes atouts, en format plus grand, avec un volume intérieur et une capacité de remorquage supérieurs. Succès instantané, pour lui comme pour le Navigator, un cousin plus luxueux, construit sur les mêmes bases et lancé l’année suivante par la vénérable marque Lincoln.

Cette fois-ci, Expedition et Navigator sont lancés simultanément, pour le millésime 2018. Les deux sont construits, à nouveau, sur une plate-forme dérivée de l’architecture la plus récente de la camionnette F-150. Ils profitent donc, pour la première fois, d’une carrosserie en aluminium, posée sur un châssis à longerons scellés et hydroformés, fabriqué avec de l’acier au bore, à haute résistance. La nouvelle plate-forme des Expedition et Navigator se distingue surtout de celle des F-150 par sa suspension arrière à roues indépendantes, une caractéristique dont l’Expedition a profité dès sa deuxième génération, lancée en 2003.

Plus légers et pourtant plus grands
Ces matériaux ont permis une réduction du poids de près de 140 kilos, ce qui a certainement compensé l’ajout d’une kyrielle d’accessoires et de systèmes dernier cri. Au final, le nouvel Expedition est plus léger que l’ancien d’environ 44 kg, même s’il est plus long d’environ 10 cm, sur un empattement qui a gagné un peu moins de 8 cm, pour le plus grand bonheur des passagers à la deuxième et à la troisième rangée. Ces banquettes se replient également en touchant un bouton pour créer un plancher plat sur lequel on peut glisser la légendaire feuille de contreplaqué 4x8, et refermer ensuite le hayon. En appuyant sur un autre bouton.

Expedition et Navigator seront offerts à nouveau en version allongée, sur un empattement identique à celui des modèles de 3e génération. Ils sont également plus bas d’environ un pouce (2,5 cm), ce qui adoucit l’impact de leurs silhouettes anguleuses et massives. Surtout le Navigator, dont c’est toujours un signe distinctif. Le modèle de série est d’ailleurs remarquablement semblable au prototype présenté dans plusieurs grands salons. Sauf pour les gigantesques portières latérales qui s’ouvraient à la verticale.

Du muscle et du luxe
Le V6 EcoBoost de 3,5 litres à double turbocompresseur, qui avait redonné un peu de vigueur à ce duo de colosses ces dernières années, est la pièce maîtresse du groupe propulseur de la 4e génération. Lincoln promet une puissance d’environ 450 chevaux, comme le F-150 Raptor, pour celui du Navigator. Parions que cette cavalerie sera plus discrète, silencieuse et raffinée que sous le capot de ce cousin turbulent.

Le moteur de l’Expedition sera évidemment un peu moins puissant que celui du Navigator, établi à 375 chevaux, ou 400 pour la version Platinum, pour éviter qu’il porte ombrage à son jumeau non identique, plus cossu et plus cher. Espérons que la boîte automatique à dix rapports que partagent les deux sera également plus raffinée que celle des F-150, qui est parfois brusque et saccadée. Il est question aussi, pour bientôt, de versions à groupe propulseur hybride essence-électricité de l’Expedition et du Navigator qui seront forcément encore plus douces, et nettement moins assoiffées.

Ford met par ailleurs l’accent, pour l’Expédition, sur le groupe propulseur à quatre roues motrices, dont le système de gestion Terrain Management offre sept modes de conduite différents, comme dans le Raptor. Sauf que le mode Baja est remplacé par un mode « sable » qui est quand même un peu plus sage.

Chez Lincoln, on met plutôt l’accent sur l’habitacle du Navigator où règne évidemment l’opulence. Même si la version de série n’a pas tous les joujoux spectaculaires du prototype, il lui reste un grand tableau d’affichage configurable pour le conducteur et des écrans de style tablette pour tous les passagers, avec tous les systèmes imaginables, sans fil ou branchés. Le tableau de bord de l’Expedition est plus fonctionnel et pragmatique. 

Chose certaine, ces nouveaux Expedition et Navigator ont derechef des atouts et arguments solides pour se relancer dans la catégorie des poids lourds de luxe polyvalents.

Feu vert

Feu rouge

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