Cadillac XTS 2018: Résilience

Publié le 1er janvier 2018 dans Guide de l'auto 2018 par Michel Deslauriers

Lorsque la Cadillac CT6 a été lancée en 2016, on croyait fermement que la berline XTS y laisserait sa place au sein de la gamme de la marque. Au moment de mettre Le Guide de l’auto 2017 sous presse, même les gens de General Motors nous avaient dit qu’elle serait vraisemblablement abandonnée. On l’a donc retirée de la liste de modèles en versant une infime larme.

Surprise! Non seulement la XTS a survécu, mais elle obtient une mise à jour esthétique pour 2018, dont les détails ont été révélés au moment, encore une fois, d’aller sous presse. Si GM avait bel et bien décidé de passer la grande berline au couperet, elle s’est ravisée et la XTS poursuivra sa carrière aux côtés de la CTS et de la CT6. 

Il faut avouer que la plupart des XTS aperçues sur nos routes sont peintes en noir, et soit elles portent une plaque d’immatriculation de service de limousine, soit elles sont précédées ou suivies d’un corbillard. Il s’agit donc d’une voiture spacieuse pour les passagers arrière, luxueuse et relativement abordable à l’achat et en entretien.

Escala, une inspiration
Pour remodeler la XTS, et l’on parle ici de changements légers, Cadillac s’est tourné vers le design de sa grande sœur CT6, mais aussi de l’Escala Concept, initialement dévoilée au Concours d’élégance de Pebble Beach en 2016, puis dans quelques salons automobiles par la suite.

On a donc conféré à la XTS des blocs optiques amincis, en forme de Y inversé, avec un pare-chocs redessiné et des lignes de caractère sur le capot. À l’arrière, on reconnaît l’influence du concept Escala alors que le couvercle de coffre présente un pli vertical en son centre et une ligne qui s’amorce du haut des feux pour surplomber le dessus du pare-chocs. Ce dernier abrite désormais la plaque d’immatriculation. Des changements mineurs, mais qui confèrent à la XTS les nouveaux éléments de design de Cadillac.

L’habitacle reçoit également quelques changements, notamment de nouvelles selleries et des structures de sièges repensées. On propose toujours quelques choix de coloris pour les sièges et le tableau de bord, agrémenté de boiseries véritables et de garnitures contrastantes. Le résultat est élégant, comme toujours, avec une qualité d’assemblage généralement soignée.

Comme mentionné plus tôt, le charme de la XTS c’est son grand confort, que ce soit au chapitre des sièges ou de la qualité de roulement. C’est une « Caddy » traditionnelle, grosse et luxueuse, mais sans la suspension spongieuse des Fleetwood d’antan qui donnait le mal des transports. La modernité se trouve au centre du tableau de bord, ce système multimédia Cadillac CUE qui n’est pas des plus conviviaux à utiliser. Si les zones de boutons sur l’écran tactile sont d’une dimension adéquate, les commandes à effleurement pour le volume de la radio et pour régler la climatisation ne sont pas faciles à utiliser en conduite. 

Cette berline peut aussi être équipée de caractéristiques telles un toit ouvrant panoramique, des sièges ventilés à l’avant et chauffants à l’arrière, une chaîne audio Bose à 14 haut-parleurs, un affichage numérique de 12,3 pouces pour le conducteur, des roues de 20 pouces, un rétroviseur à caméra arrière et, évidemment, les habituels systèmes de sécurité avancée.

V6 ou V6. Nous, on choisit le V6
Sous le capot de la XTS, on mise toujours sur le six cylindres de 3,6 litres, bien répandu chez GM, jumelé à une boîte automatique à six rapports. Ses 304 chevaux sont suffisants pour la clientèle visée, et pour transporter les clients à l’arrière sans les bousculer.

On peut également équiper la XTS d’un rouage intégral, et les versions V-Sport rendent les performances nettement plus grisantes avec le V6 biturbo de 3,6 litres qui déploie 410 chevaux. 

Moins chère que la CT6, plus logeable que la CTS, la XTS parvient à demeurer au poste grâce aux qualités auxquelles on s’est toujours attendu d’une Cadillac. Autrement dit, c’est la dernière berline de la marque à pouvoir retenir une clientèle fidèle, plus mature. Celle qui, finalement, s’ennuie de la DeVille ou de la Fleetwood, et qui juge les modèles plus récents trop sportifs, au même titre que les concurrentes allemandes.

Même après quelques années sur le marché, elle peut toujours tenir tête à des voitures de luxe comme la Genesis G80, la Lexus GS et l’Acura RLX. De plus, tant que la XTS trouve son lot d’acheteurs en Chine — qui s’arrachent les voitures de luxe — et chez nous en tant que voiture de service, rien ne presse General Motors de laisser aller la XTS.

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