Audi Q8 2019 : le nouveau visage des VUS Audi

Publié le 20 juin 2018 dans Premiers contacts par Gabriel Gélinas

BMW a son X6, Mercedes-Benz a son Coupé GLE, et voici maintenant qu’Audi introduira son Q8 au pays lors du premier trimestre de 2019. Présagé par le Q8 sport concept dévoilé au Salon de l’auto de Genève en mars 2017, le nouveau Q8 emprunte plusieurs éléments aux récentes A6, A7 et A8 tout en étant élaboré sur une plate-forme partagée avec les Bentley Bentayga et Lamborghini Urus, deux marques qui font également partie du groupe Volkswagen.

Les dimensions de ce Q8 sont plus courtes, plus basses et plus larges que celles du Q7, toutefois son empattement, chiffré à presque trois mètres, est identique. Côté style, le Q8 inaugure le nouveau visage des VUS de la marque, avec une calandre à six barrettes verticales en chrome, qui est à la fois plus large et moins haute. Cette grille est ceinturée par un élément peint de la couleur de la carrosserie sur la version de base, ou peint en gris platine sur les modèles S line.

On remarque aussi les épaulements au-dessus des ailes ainsi que la forme trapézoïdale du pilier « C » et la bande noire qui relie les feux arrière, tous des éléments qui évoquent l’Audi Sport Quattro de 1985, une voiture mythique. Les proportions du Q8 sont plus équilibrées que celles du Q7 et le clivage avec ce dernier est assez spectaculaire.

Très bonne habitabilité
Pour ce qui est des considérations pratiques, précisons que le volume d’espace intérieur du nouveau Q8 est supérieur à celui de ses concurrents directs, et que le dégagement pour les jambes des passagers arrière est plus que satisfaisant, grâce à l’empattement très généreux. Le volume de chargement est chiffré à 605 litres avec tous les sièges en place et à 1 755 litres lorsque les dossiers des places arrière sont rabattus. Le hayon arrière est à commande électrique de série.

La planche de bord emprunte ses trois dalles numériques aux récentes A8, A7 et A6, la première prenant la forme du cockpit virtuel Audi qui remplace le bloc d’instruments conventionnel. Les deux autres sont des écrans tactiles en couleurs à haute définition avec feedback acoustique et haptique. L’écran du haut, mesurant 10,1 pouces, sert d’interface avec les fonctions de navigation, d’infodivertissement et de communication, alors que l’écran du bas, 8,6 pouces, sert à commander les fonctions de chauffage et de climatisation, les sièges chauffants et ventilés, et à activer certains dispositifs comme le système de retenue qui contrôle automatiquement la vitesse du véhicule lors de la descente d’une pente abrupte. On retrouve deux ports USB, et des ports pour carte SIM et SD sous l’accoudoir central.

Silence, on roule!
Notre prise en main du Q8 a eu lieu dans un environnement singulier, puisqu’elle s’est déroulée dans le désert de l’Atacama et que notre parcours nous a vus rouler jusqu’à plus de 4 000 mètres d’altitude. Premier constat, le Q8 est très silencieux sur les routes secondaires désertes, où notre vitesse a largement dépassé la barre des 100 km/h. C’est particulièrement impressionnant lorsque l’on considère que les portières sont dépourvues de cadre, d’un vitrage acoustique, et la forme profilée des rétroviseurs extérieurs, pourtant de grandes dimensions, contribuant beaucoup à assurer la quiétude à bord.

Pour ce qui est de la motorisation, un seul moteur est au programme pour le Canada et c’est le V6 biturbo de 340 chevaux – monté dans les A8, A7 et A6 – qui est jumelé à la boîte automatique à huit rapports et au rouage intégral. Compte tenu de la vocation plus sportive du Q8, la puissance et le couple de ce moteur nous ont paru un peu justes pour le Q8 dont le poids est chiffré à 2 175 kilos, soit plus de deux tonnes métriques.

Peut-être que l’air moins dense que l’on retrouve en haute altitude a joué contre le Q8, malgré son moteur biturbo, mais je suis d’avis qu’il mériterait de recevoir éventuellement le V8 biturbo de la A8 puisque sa vocation est de proposer une conduite plus sportive et dynamique que celle du Q7. À suivre.

Côté consommation, nous avons observé une moyenne de 11,3 litres aux 100 kilomètres sur un parcours plutôt atypique. Sur le plan technique, le Q8 adopte le système électrique à 48 volts et le dispositif d’hybridation légère développé pour la récente berline de grand luxe A8 du constructeur. Ce système hybride léger fait appel à un alternodémarreur et à une batterie au lithium-ion pour récupérer l’énergie cinétique lors du freinage et ainsi recharger la batterie. Cette énergie stockée dans la batterie peut ensuite être déployée lors de l’accélération, ou pour aider à maintenir la vitesse de croisière, ce qui contribue à réduire la consommation.

Les liaisons au sol du Q8 sont assurées par trois types de suspension, la première étant composée de ressorts en acier conventionnels doublés d’amortisseurs adaptatifs et les deux autres étant des suspensions pneumatiques adaptatives permettant d’abaisser la caisse à vitesse d’autoroute pour bonifier l’aérodynamique ou de la soulever jusqu’à 50 millimètres pour la conduite sur les sentiers.

Le comportement routier du Q8 est paramétrable via le dispositif Audi drive select qui permet de calibrer la conduite selon sept modes différents, dont un appelé Individual, qui permet de personnaliser les réglages en fonction du conducteur. C’est le mode à choisir puisqu’il permet d’opter pour des calibrations plus dynamiques pour ce qui est de la direction, de la réponse à la commande des gaz et de la boîte de vitesses, tout en réglant la suspension adaptative en mode Confort.

C’est ainsi que nous avons roulé la plupart du temps, exception faite de la conduite hors route et des franchissements répétés d’une rivière en mode Offroad. La conduite du Q8 est nettement plus dynamique que celle du Q7, en raison d’une direction plus rapide et de la présence d’un système à quatre roues directrices offert en option.

Plus dynamique et sportif de caractère que le Q7, le Q8 permet à Audi d’élargir ses horizons dans le créneau des VUS et de rattraper un certain retard par rapport à la concurrence directe ayant déjà investi ce segment des VUS aux allures de coupé. Puisque sa commercialisation chez nous ne débutera qu’en 2019, l’échelle des tarifs n’est pas encore établie. Toutefois, celle-ci devrait être supérieure à celle du Q7 dans une proportion d’environ 5%, ce qui nous permet d’anticiper un prix de départ avoisinant 75 000 $.

Fiche d'évaluation
Modèle à l'essai Audi Q8
Version à l'essai n.d.
Fourchette de prix 65 000 $ – 75 000 $
Prix du modèle à l'essai 75 000 $
Garantie de base 4 ans/80 000 km
Garantie du groupe motopropulseur 4 ans/80 000 km
Consommation (ville/route/observée) n.d. / n.d. / 11,3 L/100km
Options n.d.
Modèles concurrents BMW X6, Mercedes-Benz Coupé GLE
Points forts
  • Style plus sportif que celui du Q7
  • Très bonne habitabilité
  • Motorisation hybride légère
  • Système multimédia convivial
  • Qualité d'assemblage et de finition exemplaire
Points faibles
  • Poids élevé
  • Échelle de prix sera assurément élevé
  • Tarif des options
  • Puissance moteur un peu juste
Fiche d'appréciation
Consommation 4.0/5 11,3 litres aux 100 kilomètres de moyenne observée pour un VUS de plus de deux tonnes métriques conduit en haute altitude. Pas mal!
Confort 4.5/5 Silence de roulement exemplaire à vitesse d'autoroute et suspensions adaptatives très efficaces.
Performances 3.5/5 Était-ce en raison d'un parcours en haute altitude au Chili? La puissance du V6 biturbo nous a paru un peu juste compte tenu de le vocation sportive du Q8.
Système multimédia 4.5/5 Le système multimédia est très convivial et la qualité graphique impressionne.
Agrément de conduite 4.5/5 Le Q8 est plus dynamique et plus sportif de caractère que le Q7 dont il est dérivé.
Appréciation générale 4.5/5 Le nouveau Q8 s'impose comme la référence de la catégorie.
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