Subaru Ascent 2019 : l'âme Subaru demeure intacte

Publié le 26 juin 2018 dans Premiers contacts par William Clavey

CAP-BRETON (Nouvelle-Écosse) – Subaru est un constructeur qui ne fait guère les choses comme les autres. En quelque sorte, la marque nippone a toujours joué le rôle du rebelle idiosyncrasique par sa motorisation de type « boxer », sa transmission intégrale de série et ses véhicules utilitaires ressemblant davantage à de familiales surélevées qu’à de véritables camions. À vrai dire, c’est Subaru qui a été l’un des premiers à marier le concept d’une automobile à celui d’un véhicule tout-terrain avec une familiale haute sur pattes dans les années 80.

Or, l’idée de vendre un gros VUS sept passagers est contradictoire pour un constructeur qui s’est bâti une réputation en vendant des produits jeunes, cool et en dehors du moule. Pourquoi soudainement vouloir se ranger du côté de la monotonie? La réponse est simple : un gros VUS, ça se vend bien, et Subaru n’en offre plus depuis la mort du Tribeca. Au moins, l’Ascent s’assure de conserver les valeurs de la marque bien intactes en faisant les choses à sa manière.

Photo: William Clavey

Les porte-gobelets
C’est un segment où il est difficile de se démarquer, car l’idée de base est de fournir amplement d’espace pour les passagers et leurs affaires, tout en ayant une capacité de remorquage intéressante. En plus, le véhicule doit être abordable, puissant et économique à la pompe. Dans le fond, le véhicule à sept ou huit passagers remplace la fourgonnette. Il doit donc être capable de tout faire.

Alors, voici les faits : l’Ascent ne contient pas moins de 19 porte-gobelets. Dix-neuf! Son espace de chargement total, une fois toutes ses banquettes rabaissées au plancher (dans la livrée Commodité), est de 2 449 litres, faisant de lui un utilitaire plus spacieux qu’un GMC Acadia et un Mazda CX-9. Ce volume est ex æquo avec un Dodge Durango. Seuls le Volkswagen Atlas, Honda Pilot et Chevrolet Traverse sont plus volumineux.

Toutefois, le Subaru a d’autres trucs sous son chapeau. Il est parmi les seuls de son segment à proposer de série une transmission intégrale, et il est le seul à pouvoir remorquer jusqu’à 5 000 lb (2 268 kg) avec un moteur quatre cylindres logé sous le capot.

Oui, vous avez bien lu, un quatre cylindres, et non le six cylindres à plat venu de l’Outback. C’est un tout nouveau moteur, un 2,4 litres turbo, toujours à plat, produisant 260 chevaux et un couple de 277 lb-pi. Selon les ingénieurs, il pèse six kilogrammes de moins que le 2,0 litres turbo de la WRX. La seule boîte de vitesses jumelée à ce moteur est une automatique à variation continue (CVT). Immédiatement, on remarque un véhicule qui ose faire les choses différemment. Autrement dit, on ressent que c’est une Subaru.

Collé au sol
Et ça se poursuit derrière le volant, où l’on détecte immédiatement le trait caractériel de la marque par une sensation bien ancrée au sol en raison du moteur à plat, octroyant à l’Ascent un centre de gravité plus bas que ses concurrents. Sur la Cabot Trail, au Cap-Breton, une route sinueuse ponctuée d’inclinaisons abruptes, l’Ascent s’est montré agile, presque sportif, adoptant une tenue de route ressemblant à celle d’une grosse voiture plutôt qu’à celle d’un camion.

Le moteur turbo n’a aucune difficulté à faire avancer ce gros véhicule. En fait, dans certains cas, on le sent plus costaud que le V6 de Volkswagen, et la boîte CVT, fidèle aux récents produits Subaru, maintient le couple du moteur au régime idéal si elle est sollicitée. La consommation mixte ville/route de 11,2 L/100 km sur un parcours en ascension nous a épatés pour un véhicule de ce gabarit, surtout qu’il est possible d’enregistrer une moyenne sous la barre des 10 L/100 km sur une surface plate.

Nous avons cependant été un peu déçus par la performance de freinage du véhicule. Lors d’une descente à pic, il n’a pas été long avant que les freins aient manqué de mordant. On se demande comment ils auraient réagi si l’on avait eu une remorque derrière nous. En outre, nous avons remarqué des détails d’assemblage douteux, comme la fameuse tige du capot qui nous est restée entre les mains lorsque l’on a tenté de la mettre en place. Des broutilles, me direz-vous. Certes, on est d’avis, mais pour un véhicule se vendant à un prix de départ de 35 995 $, on exige des amortisseurs pour soutenir le capot!

Pensé pour les familles
Tout ça était dit, l’Ascent est un véhicule que l’on aime conduire. Il est doux, son habitacle immensément spacieux est confortable et silencieux, et la sonorité « claquante » du moteur à plat quand on le démarre à froid n’a jamais été aussi… silencieuse!

On note également des détails d’ingénierie intéressants, comme les petites poignées installées sur les sièges capitaines (en option) qui ont été calquées des trains à haute vitesse « Bullet Train », au Japon. Elles permettent non seulement de s’y agripper quand on sort de la troisième banquette, mais aussi d’y accrocher un sac ou un manteau.

Photo: William Clavey

Et ces sièges capitaines (ou la banquette trois places), sont ajustables, pouvant s’avancer tout près des sièges avant. C’est pratique lorsque l’on désire s’approcher de notre bambin. Le porte-gobelet supérieur des portières arrière a également été pensé pour que votre enfant puisse facilement le saisir, et l’arrière entier du véhicule a été renforci spécialement pour résister à un impact postérieur.

On retrouve même un compartiment caché, derrière la troisième banquette, pour ranger le cache-bagages. L’accès à cette banquette est facile, sauf que le dégagement pour la tête est un tantinet plus restreint que dans un Atlas ou un Traverse.

Avec un prix de départ si alléchant, qui inclut le rouage intégral de série, la suite complète de technologies d’aide à la conduite sécuritaire EyeSight, ainsi que la connectivité Android Auto / Apple CarPlay, le Subaru Ascent 2019 est un véhicule qui répond exactement aux besoins des jeunes familles désirant espace, sécurité et valeur qualité-prix, avec bien sûr les indéniables qualités des produits Subaru.

Fiche d'évaluation
Modèle à l'essai Subaru Ascent
Version à l'essai Premier
Fourchette de prix 35 995 $ – 49 995 $
Prix du modèle à l'essai 49 995 $
Garantie de base 3 ans/60 000 km
Garantie du groupe motopropulseur 5 ans/100 000 km
Consommation (ville/route/observée) 11,6 / 9,0 / 11,2 L/100km
Options n.d.
Modèles concurrents n.d.
Points forts
  • Transmission intégrale de série
  • Habitacle et espace de chargement volumineux
  • Tenue de route sportive
Points faibles
  • Puissance de freinage perfectible
  • Apparence générique
  • Troisième banquette serrée
Fiche d'appréciation
Consommation 4.0/5 Nous avons enregistré une consommation moyenne de 11,2 L/100 km sur la Cabot Trail, une route à inclinaisons abruptes. Sur le plat, il était possible de demeurer sous la barre du 10 L/100 km.
Confort 3.5/5 L'habitacle de l'Ascent est spacieux et confortable. Toutefois, la position d'assise du siège conducteur est décalée vers la gauche et le dégagement pour la tête de la troisième banquette est sérrée.
Performances 4.0/5 Le quatre cylindres turbo n'a aucune difficulté à faire avancer ce gros véhicule, même lors d'ascensions.
Système multimédia 4.5/5 Starlink est simple, efficace et intuitif. Compatible Android Auto / Apple CarPlay.
Agrément de conduite 4.0/5 L'Ascent est bien ancré au sol, répond rapidement aux manoeuvres brusques et dispose d'une tenue de route sportive.
Appréciation générale 4.5/5 Bien que le freinage et la position d'assise de conduite lui font perdre des points, l'Ascent est un VUS intermédiaire bien pensé, abordable et concurrentiel. Il représente actuellement un des meilleurs achats du segment.
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