Maserati en 2019 : recette éprouvée

Publié le 12 juillet 2018 dans Premiers contacts par Marc Lachapelle

PONTIAC, Michigan – Rouler en Maserati a longtemps été une garantie d’exclusivité chez nous, tellement les ventes de cette noble marque italienne étaient modestes. Elles ont toutefois connu une première solide poussée, en 2014, avec le lancement de la berline Ghibli qui venait couronner, du même coup, le centenaire de la marque au trident.

Le deuxième étage de la fusée s’est allumé en 2017 avec l’arrivée du Levante, premier utilitaire sport en plus d’un siècle pour ce spécialiste des voitures grand tourisme et des sportives racées. En imitant ses meilleures rivales pour rester dans la course, Maserati a même carrément doublé ses ventes au pays l’an dernier.

Pour atteindre son prochain objectif, qui est de multiplier ses ventes par deux d’ici 2022, cette fois au niveau mondial, Maserati prépare des versions coupé et décapotable du splendide prototype Alfieri, en plus d’un utilitaire sport de taille moyenne et de versions renouvelées de la berline Quattroporte et du Levante. Tout ça en version hybride, hybride rechargeable ou tout électrique. Rien de moins.

Deux Levante plus musclés
Entre-temps, pour que la gamme actuelle continue de progresser, rentabilité oblige, Maserati lance les nouveaux Levante GTS et Trofeo 2019, propulsés par des versions vitaminées du V8 biturbo de 3,8 litres qui équipait déjà la berline Quattroporte. Ces moteurs sont de proches cousins des V8 de 3,9 litres de Ferrari qui collabore toujours à l’élaboration des moteurs Maserati et les assemble tous, dans ses usines de Maranello.

Ces modèles V8 ont d’abord été conçus, en secret, par un petit groupe d’ingénieurs du centre technique de Maserati qui voulait certainement donner la réplique à la concurrence allemande. Emballés par un premier prototype, les patrons ont donné le feu vert au développement accéléré d’une paire de versions de série.

Sous la discrète robe du GTS, le V8 qui s’y cache produit 550 chevaux, et est couplé à une boîte automatique à huit rapports et au rouage intégral Q4. Le Trofeo est quant à lui beaucoup plus extroverti, avec sa calandre noire, un capot avec double sortie de refroidissement et de la fibre de carbone en abondance pour le becquet, les bas de caisse, l’extracteur arrière et le couvercle du V8 de 590 chevaux, dont les culasses sont peintes en rouge, à l’italienne. On peut même l’équiper de roues d’alliage de 22 pouces, les plus grandes jamais offertes chez Maserati.

En attendant les prochains
Alors que le Trofeo n’était là que pour faire le beau, avec sa peinture gris mat, le GTS était impressionnant sur le circuit routier étroit et copieusement arrosé du complexe M1 Concourse. Avec des masses impeccablement réparties et un rouage intégral qui transmet d’abord tout le couple aux roues arrière pour en acheminer, au besoin, jusqu’à la moitié aux roues avant, le comportement du GTS est équilibré et toujours prévisible, malgré la montagne de couple. J’ai reconnu l’aplomb et l’agilité du cousin Alfa Romeo Stelvio Quadrifoglio, le coq de la couvée actuelle des VUS de luxe compacts. Catégorie à laquelle Maserati va bientôt s’intéresser. Quelle merveilleuse coïncidence!

Pour ce qui du reste de la gamme Maserati 2019, les grandes berlines Quattroporte et Ghibli ont droit à un nouveau sélecteur plus précis et des phares à DEL adaptatifs. La version GTS GranSport de la première a également été redessinée légèrement. Les vénérables GranTurismo décapotables sont par ailleurs offertes désormais en versions Sport et MC, animées uniquement par le superbe V8 atmosphérique de 4,7 litres et 454 chevaux.

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