Demande de recours collectif contre des sacs gonflables potentiellement mortels

Publié le 8 mai 2019 dans Actualité par Agence QMI

Un recours collectif a été lancé au Québec, lundi, en lien avec des coussins gonflables installés dans des dizaines de modèles de voitures qui pourraient ne pas se déployer en cas d'accident.

La National Highway Traffic Safety Administration, une agence américaine, a ouvert une enquête à la mi-avril après avoir pris connaissance de certains accidents, qui pourraient avoir fait jusqu'à huit morts à ce jour.

Selon l'office, un module de contrôle des coussins gonflables produit par l'entreprise américaine ZF-TRW qui se retrouverait dans quelque 12,3 millions de voitures aux États-Unis et environ 1 million au Canada pourrait subir une surcharge électrique lors d'un accident, empêchant son fonctionnement et, donc, le déploiement des coussins.

Ce module fautif a été installé dans des dizaines de modèles de voitures produites entre 2010 et 2019, incluant des véhicules fabriqués par Kia, Hyundai, Toyota, Honda, Mitsubishi et Fiat Chrysler. La demande de recours collectif identifie pas moins de 50 modèles équipés de ces modules, incluant certaines versions de la Civic, du camion Ram, de l'Acura, de la Fit, de la Sonata, de la Lancer et de la Corolla.

Quelques fabricants, dont Hyundai et Kia, ont pourtant procédé à des rappels concernant les unités de contrôle au cours des dernières années.

«Bien qu'elle avait connaissance du problème des unités de contrôle, ZF-TRW a continué à fabriquer et vendre des unités défectueuses, menant à plusieurs morts et blessés», a dénoncé le cabinet d'avocats Groupe de droits des Consommateurs dans sa demande de recours collectif déposé devant la Cour supérieure au palais de justice de Montréal.

Le cabinet déplore aussi que des fabricants de voitures aient continué à installer des modules dans leurs véhicules, même s'ils avaient connaissance du problème.

Cette histoire n'est pas sans rappeler le scandale Takata, les avocats traçant d'ailleurs un parallèle entre ZF-TRW et l'entreprise japonaise. «Cette cause est un autre exemple d'un manufacturier de coussins gonflables et de fabricants de voitures qui placent les profits au-dessus de la sécurité», ont-ils écrit dans la demande de recours.

Rappelons que les coussins gonflables défectueux de Takata auraient causé une vingtaine de décès dans le monde et une centaine de millions de rappels de véhicules au cours des dernières années. Le scandale, qui a éclaté en 2014, avait eu raison du fabricant, qui avait fait faillite en 2017.

Si le recours collectif contre ZF-TRW et les fabricants de voitures est approuvé, tout Québécois possédant une voiture munie d'une unité de contrôle fautive pourra s'y joindre. Le montant qui pourrait être éventuellement réclamé demeure à être déterminé.

LES MODÈLES DE VOITURES ET LEUR ANNÉE DE FABRICATION CONTENANT LE MODULE POTENTIELLEMENT DÉFECTUEUX

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