MINI Hayon 2019: Le sourire collé au visage

Publié le 1er janvier 2019 dans 2019 par William Clavey

Bien que l’industrie automobile semble de plus en plus favoriser les véhicules pratiques, les passionnés peuvent se réjouir du fait qu’il existe encore des voitures priorisant le plaisir de conduite avant tout. La MINI classique, qu’elle soit offerte avec trois ou cinq portes, d’un toit rigide ou escamotable, en est toute une. Certes, elle ne représente rien de réellement rationnel, ni par son prix de vente élevé ni par ses dimensions compactes. Ce qui fait son charme, c’est qu’elle déborde de charisme.

Elle n’est pas qu’amusante à conduire, la MINI. Même garée, la sous-compacte britanno-allemande vous séduira par son allure sportive et mignonne, toujours prête à bondir. Pour 2019, elle subit une légère mise à jour esthétique, lui permettant de demeurer au goût du jour. N’ayez crainte, chers puristes de la marque, car rien n’a changé sur le plan dynamique. Certes, elle a gagné du coffre depuis son retour, en 2002, mais la MINI est toujours apte à vous coller le sourire au visage.

Mettez-en des drapeaux!
La mise à jour subtile, qui affecte les trois déclinaisons, ne comprend que quelques changements esthétiques comme un nouvel emblème, des phares à DEL redessinés et de nouveaux feux arrière incorporant le drapeau royal, qu’on retrouve d’ailleurs sur une nouvelle planche de bord rétroéclairée. Il y a aussi de nouvelles jantes, l’ajout de trois nouvelles couleurs, un sélecteur de modes de conduite repositionné, un système multimédia repensé avec écran de 8,8 pouces, ainsi que l’intégration d’Apple CarPlay. Hélas, Android Auto n’est pas de la partie.

Pour le reste, il est toujours possible de se procurer une MINI alimentée soit par un moteur trois cylindres turbo de 1,5 litre, soit par un quatre cylindres turbo de 2,0 litres dans le cas des livrées Cooper S. Avec leurs 189 chevaux, ces dernières permettent d’accomplir le 0-100 km/h en 6,7 à 7,2 secondes, selon la carrosserie et la boîte de vitesses. C’est toutefois la John Cooper Works, munie du même 2,0 litres, sauf modifié afin de développer 228 chevaux, qui procure de réelles sensations fortes sur une route sinueuse. On ne la retrouve cependant que sur les déclinaisons trois portes et cabriolet.

Même en version de base, il faut noter que la MINI dispose d’un châssis solide et d’une tenue de route animée qui encourage la conduite sportive. Le moteur trois cylindres lui octroie des performances dignes de mention grâce à un couple à bas régime généreux. Et bien qu’on vous recommande fortement d’équiper votre MINI d’une bonne vieille boîte manuelle à six rapports, il est possible d’opter pour une boîte automatique à huit rapports sur l’étendue de la gamme.

Rien de logique
Bien entendu, il existe des sous-compactes plus judicieuses et abordables à l’achat. On n’achète pas une MINI avec notre tête, on l’achète avec nos tripes, car en réalité, ces petites merveilles, bien qu’attrayantes au premier regard, peuvent finir par être dispendieuses lorsque bien équipées. En fait, tout est en option sur une MINI, et après la période initiale sans frais de 3 ans ou 40 000 km, selon la première éventualité, les coûts d’entretien s’avèrent plus élevés que pour la moyenne des sous-compactes, sans oublier la cote de fiabilité décevante de la marque en général.

Ceci dit, c’est une voiture qui accomplit néanmoins les tâches quotidiennes de façon plutôt remarquable. La consommation d’essence mixte ville/route de 7,5 L/100 km (avec boîte manuelle) pour le trois cylindres est intéressante, et bien qu’elle puisse paraître petite de l’extérieur, une fois qu’on abaisse la banquette arrière du modèle cinq portes, on remarque un espace de chargement presque aussi volumineux que celui d’une Mazda3 Sport.

Pareillement en ce qui a trait à l’espace habitacle. La cinq portes offre une banquette arrière spacieuse pour une auto aussi petite, et même en format trois portes ou cabriolet, il n’est pas désagréable d’être assis à l’arrière. À l’avant, les grandes personnes aussi se sentiront à l’aise grâce à un dégagement ample pour la tête et les épaules.

Le seul réel bémol du cabriolet concerne la diminution du coffre, en raison du toit escamotable, et celui-ci peut se montrer bruyant à haute vitesse. En revanche, l’habitacle est jeune et unique, et l’interface multimédia, incorporée dans un emplacement circulaire, est autant conviviale qu’amusante à regarder.

En réalité, il faut voir la MINI un peu comme un Jeep Wrangler. Ce n’est pas une voiture, c’est une icône, un fashion statement sur roues qui nous colle le sourire au visage dès qu’on y prend le volant. Si vous en avez les moyens, il n’y a aucune raison de s’ennuyer en présence d’une MINI.

Feu vert

Feu rouge

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